Le secret des 10000 noms d’Isis, ou la généalogie matriarcale des reines de l’Egypte totémique

Le secret d'IsisQuel est le lien secret entre le Vatican, la Franc-Maçonnerie, les Templiers, la chasse aux sorcières, la Vierge Noire, la Joconde, le récentisme, et la négation du matriarcat primordial? Le bon peuple hébreu a-t-il réellement été opprimé par une terrible civilisation égyptienne esclavagiste et patriarcale? Le Veau d’Or est-il réellement un symbole satanique du culte de l’argent?

L’âge d’or de la civilisation égyptienne

L’Ancien Empire égyptien est une période de l’histoire de l’Égypte antique qui couvre une large partie du iiie millénaire, d’environ 2700 à 2200 av. notre ère. Succédant à la période Thinite qui a vu l’apparition de l’État en Égypte, elle comprend les IIIe, IVe, Ve et VIe dynasties, puis s’achève par une période de fragmentation politique, la Ire période intermédiaire.

Dès l’Antiquité, cette période était considérée par les Égyptiens antiques eux-mêmes comme l’âge d’or de leur civilisation. Il s’agit en effet de la plus longue période de stabilité politique que l’Égypte ancienne ait connue, durant laquelle aucune menace extérieure ne venait perturber l’ordre intérieur.

Selon l’égyptologie officielle, cette période est surtout connue pour être celle qui voit l’apparition et l’apogée des pyramides, dans la région de Memphis : tout d’abord la pyramide à degrés de Saqqarah, sous le règne du roi Djéser, puis plus tard les trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celles de Khéops, Khéphren et Mykérinos).

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La reine d’Egypte, une femme soumise ?

Source : Art History Resources par Christopher L. C. E. Witcombe

La statue du pharaon Mykérinos (Menkaure) et de sa reine, dans le Musée des Beaux-Arts de Boston, taillée dans l’ardoise et datant de 2548 à 2530 avant notre ère chrétienne, est un exemple célèbre de la sculpture royale de la IVe dynastie de l’Ancien Empire. Une hypothèse courante est que la reine est la femme de Mykérinos, et que la position qu’elle occupe dans la sculpture montre qu’elle est subordonnée au pharaon. Sa pose naturelle plus détendue, le fait que son pied gauche ne s’étende pas aussi loin que celui de Mykérinos, la position moins rigide de ses bras, ses mains ouvertes par rapport à ses poings serrés, on croit reconnaître son rang inférieur selon la rigueur hiérarchique de l’organisation sociale de l’Egypte. Sa pose a donc été interprétée comme celle passive, d’une épouse soumise, debout en soutien, à côté de son puissant mari. Récemment, cette interprétation de la reine a été contestée [voir l’article de Nancy Luomala « Réinterprétation matrilinéaire de quelques vaches sacrées égyptiennes », dans « Féminisme et Histoire de l’art »: Questionner les litanies. Edité par Norma Broude et Mary D. Garrard, New York: Harper & Row, 1982, 19-31].

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Une société égalitaire entre les sexes

coiffure-egyptienne3Le statut de la reine, ainsi que de toutes les femmes égyptiennes, mais surtout de celles de la famille royale, a été un sujet de débat. Les femmes en Egypte jouissaient des mêmes droits juridiques et économiques que les hommes, une situation que les grecs, qui écrivaient sur les égyptiens, trouvaient très étrange, et une source de décadence des mœurs selon les romains.

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La théorie de l’héritière

Ces notions ont contribué à la « théorie de l’héritière », qui soutient que le droit au trône dans l’Egypte ancienne, était transmis par les femmes. Un homme, quel que soit son statut, qu’il soit le fils aîné du pharaon précédent, ou un roturier, devient pharaon grâce à sa relation avec la reine. Le royauté était donc légitimé par le « mariage » avec « l’héritière », qui était souvent la sœur du pharaon ou sa demi-sœur. On a fait valoir, par conséquent, que l’Egypte antique était une société matrilinéaire, où le pouvoir résidait dans la lignée féminine.

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Cérémonie d’intronisation du roi par sa sœur-épouse

La reine représentée dans la statue n’était donc pas une simple épouse. Sa position et ses gestes devraient être interprétés non pas comme un indice d’infériorité et de soumission, mais signalisant sa légitimation de Mykérinos comme pharaon. Elle est montrée dans l’acte de le présenter, indiquant au monde qu’il est l’homme qu’elle identifie et établit en tant que pharaon. Sa pose, en fait, imite délibérément celui de la déesse Hathor dans les statues de triade, et avec qui elle est clairement destinée à être identifié. La statue elle-même est une représentation de cet acte de confirmation, et peut-être même une immortalisation d’une partie de la cérémonie réelle de confirmation.

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Où sont les listes matrilinéaires des reines ?

Bien que les anthropologues aient eu quelques problèmes avec la « théorie de l’héritière », les égyptologues ont été troublés par ce qu’ils considèrent comme un manque de preuves à l’appui. Les arguments contre la matrilinéarité et l’existence d’une « héritière », sont l’absence apparente d’un titre pour ces femmes, et le fait qu’il n’y ai pas de «liste des héritières », une lignée ininterrompue de descendance féminine royale, semblable à la «liste des rois» pour les pharaons. Aucun des titres enregistrés, comme «épouse principale », « épouse du roi », « fille du roi », « la sœur du roi, » «mère du roi », « femme de Dieu,» ou «mère de Dieu», «fille du dieu», n’apparaît pour définir précisément la position. Cependant, il est à noter que les listes de rois qui nous sont parvenues, comme le célèbre Papyrus de Turin, ont été établies dans des périodes beaucoup plus tardives, après l’avènement du patriarcat. Certains chercheurs ont rejeté la théorie purement et simplement.

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Une égyptologie officielle patriarcale ?

La question est devenue politisée ces dernières années par certaines féministes, qui estiment que le refus de la « théorie de l’héritière », et la thèse que l’Egypte antique fut une société matrilinéaire, sont écartées par la pensée patriarcale, qui ne serait pas disposée à admettre la possibilité que les femmes puissent avoir joué un rôle important dans une grande civilisation bien connue, très structurée, longue et durable.

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L’Egypte néolithique matriarcale

Certaines féministes utilisent également la thèse de la matrilinéarité égyptienne comme argument,  pour soutenir que le patriarcat est un phénomène relativement récent, et que les femmes jouissaient d’un statut beaucoup plus élevé, et ont joué un rôle beaucoup plus important dans les sociétés préhistoriques.

La culture de Nagada ou Amratien (-3800 / -3150) en Haute-Égypte, est la dernière période de la civilisation prédynastique égyptienne. Son nom provient du site archéologique chalcolithique de Nagada (Ombos en grec, Noubt en égyptien ancien), une ville de l’Égypte antique. Le site a livré de nombreuses tombes et un riche mobilier funéraire de cette période.

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Mariage incestueux, ou foyer matrilinéaire ?

La théorie de « l’héritière » a été développée en partie pour expliquer le phénomène, relevé par Diodore de Sicile, des mariages frère-sœur des familles royales égyptiennes. C’est une question délicate, car elle semble impliquer une relation incestueuse. Certains chercheurs pensent que c’était effectivement le cas, et que les mariages royaux entre frères et sœurs étaient consommés, et que des enfants consanguins naissaient de ces unions. D’autres, cependant, ont fait valoir que le «mariage» n’était que cérémoniel, et qu’il n’y a aucune preuve de relations sexuelles entre la reine et le pharaon son frère.

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Une société sans père ni mari ?

Probablement, une partie du problème est de notre point de vue, la bonne compréhension de ce qui constituait le «mariage» dans l’Egypte ancienne, et ce que l’on entend par les termes «femme» ou «mari». Dans les textes et documents officiels qui nous sont parvenus, il n’y a aucune mention d’une cérémonie religieuse ou civile, par laquelle la relation d’un homme avec une femme était formalisée par le mariage, dans le sens moderne de la cohabitation et de relations sexuelles. En fait, «se marier» semble avoir voulu dire « entrer dans un ménage ».

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Les enfants du pharaons, fils ou neveux ?

Les archives montrent que les pharaons pouvaient avoir des «épouses» de différents rangs au sein de leur propre lignée royale. Il semble aussi être le cas, qu’une reine-héritière pouvait à la fois être « mariée » au pharaon, et aussi s’unir et avoir des enfants avec un autre homme, un roi-amant, extérieur à la lignée royale. Les enfants de la reine-héritière et de son roi-amant, devaient tous se référer au pharaon en tant que «père». La preuve de cela, c’est la façon dont le pharaon est toujours désigné comme le «fils» de son prédécesseur, même s’il ne peut y avoir aucun lien génétique. Seule la maternité légitime le pharaon, d’oncle à neveu maternel.

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Une explication logique des mœurs égyptiennes

Je crois que les preuves de la théorie de « l’héritière » l’emportent sur celles contre elle. Une fois adoptée, elle peut être utilisée pour clarifier une grande partie de la confusion actuelle entourant les relations royales, l’héritage et la succession pharaonique, surtout pendant la période de l’Ancien Empire, lorsque les grandes pyramides de Gizeh ont été construites, et quand la statue de Mykérinos et de sa reine a été sculptée.

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La manifestation du pouvoir féminin

Le pouvoir de l’Égypte pharaonique est transmis dans la famille royale par la mère. La pharaonne était la manifestation mortelle du pouvoir femelle et de l’archétype féminin, tandis que le pharaon représentait le pouvoir mâle et l’archétype masculin. Les rôles mâle du pharaon et femelle de la reine ont été interprétés comme les éléments d’un système de dualités complémentaires.

Le pharaon exerce le pouvoir détenu par sa reine-sœur

Beaucoup d’histoires et de contes égyptiens s’articulent autour de la nécessité de concilier les contraires. Il était considéré comme nécessaire de maintenir un équilibre entre les principes mâle et femelle. Les hommes sont plus visibles dans les archives historiques, parce qu’ils étaient la manifestation publique du pouvoir du trône (féminin), en tant que chef de l’administration du royaume.

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Seules les mères ont des enfants

Une reine-héritière peut ou non, être mariée à un pharaon. Si elle lui était étroitement liée par le sang, son «mariage» avec le pharaon était seulement cérémoniel. Parfois cependant, elle pouvait se «marier» et établir comme nouveau pharaon, un homme extérieur à la famille royale, un roturier, ce qui entraîne la création d’une nouvelle dynastie. Les hommes de la famille royale avaient cependant certaines prétentions au trône, par droit de naissance et de parenté maternelle avec l’héritière-reine, qui peut être leur mère, sœur, demi-sœur ou nièce… Mais aucun des enfants du pharaon ne devenait son «héritier». La succession au trône réside uniquement dans la descendance femelle de la reine : sa fille-héritière désignera son pharaon, de préférence parmi sa famille maternelle (frères, oncles, cousins…).

Selon des soldats américains, l’Egypte était un matriarcat

Des reines humaines réelles mal interprétées en déesses fictives

Source : Above Top Secret

Un professeur de sociologie dans la marine

À l’époque où j’étais au collège, il y avait un professeur nommé Padilla. Il avait son diplôme de maîtrise, et lui restait moins d’un an avant d’obtenir son doctorat en sociologie. Il était dans la marine américaine USS, mais je ne sais pas où il enseigne maintenant. L’Arizona a un important volume de troupes formées au désert.

Padilla était un soldat américain qui avait été en poste en Egypte pendant un certain temps autour de la première guerre du Golfe. Il enseignait des cours de sociologie. Après la classe, des groupes de soldats s’asseyaient autour de lui, parlaient de toutes les choses qu’ils avaient rencontré au Moyen-Orient. Il y avait des soldats qui avaient stationné en Egypte, qui siégeaient après la classe et discutaient. Alors parfois je m’asseyais aussi après la classe, et les écoutais juste parler, pour voir ce qu’ils avaient à dire.

Black-out gouvernemental

Une fois, ils étaient tous à parler de l’Egypte antique, et les soldats disaient : « l’Egypte était un matriarcat ». Et tous ces soldats américains stationnés en Egypte, et d’autres régions du Moyen-Orient, ne cessaient de parler de la façon dont le gouvernement égyptien actuel, essaie de cacher et dissimuler le matriarcat que l’Egypte fut par le passé.

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Le grand secret de l’Egypte pharaonique

Et je me suis dit … hmmm … ce sont des hommes qui disent que l’Egypte était matriarcale. Ce sont des soldats qui étaient stationnés en Egypte, disant que le gouvernement égyptien tente de cacher leur ancien matriarcat, et mentent sur leur passé. S’ils sont des soldats américains stationnés en Egypte, ils savent donc ce que le gouvernement égyptien et l’armée égyptienne dissimulent. Et j’ai écouté ce qu’ils dirent à propos de l’Egypte, et l’ai gardé pour moi pendant un certain temps.

Les soi-disant mariages frère-sœur

Quelques mois plus tard, je faisais un peu de recherche sur l’Egypte, lisant sur les soi-disant «mariages frère-sœur». Quelque chose m’a frappé comme un non-sens. Comme un sentiment bizarre, que quelque chose n’était pas juste à propos de cette hypothèse. Et tout ce que je pouvais penser, c’était ce que ce soldat Padilla enseignant la sociologie disait. Il avait dit quelque chose à propos de l’armée égyptienne couvrant le matriarcat du passé, en mentant sur les mariages d’inceste.

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Les coutumes amérindiennes

Puis, j’ai pensé à cette thèse… Quelques années plus tard, je faisais des recherches sur les différentes coutumes amérindiennes: sexe, structure, pratiques d’accouchement, couches sociales, et ce qu’étaient les tribus avant que les mœurs européennes ne leur furent imposées. Je suis allé dans une bibliothèque amérindienne, à l’Hôpital Indien, pour que je puisse lire ce que les tribus disent d’eux-mêmes, plutôt que de lire ce que les autres disent à leur sujet. J’ai découvert que les Amérindiens rassemblaient tous les journaux et revues, de toute personne, tout missionnaire, qui avait été en premier en contact avec ces tribus. Et ils le font, parce que ces gens décrivent les coutumes originelles de chaque tribu, avant que les coutumes européennes ne leur furent imposées. Chaque journal de chaque personne, qui avait d’abord en contact avec les différentes tribus, est un patrimoine à préserver. Il faut s’asseoir dans leur bibliothèque pour lire, et vous ne pouvez pas emporter les journaux.

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Le même matriarcat qu’en Egypte

Et j’ai remarqué que les Amérindiens étaient différents d’aujourd’hui. Certaines tribus étaient matriarcales. Certaines tribus étaient vivaient en oligarchies. Certaines tribus étaient patriarcales. En me concentrant sur les tribus matriarcales, j’ai découvert quatre types de matriarcat différents. Et l’un de ces types de matriarcat était identique à celui de l’Egypte.

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Quatre types de matriarcat

Matriarcat type n°1: le plus courant. Toute la propriété est détenue par les femmes. La terre, le hogan/maison, l’élevage et les cultures sont la propriété des femmes. La propriété est transmise de mère en fille, ou grand-mère à petite-fille. Les hommes sont généralement tisserands, tuteurs des enfants, ils gèrent les cultures appartenant aux femmes, et ils gèrent le bétail appartenant aux femmes (comme des moutons). Il n’y a pas d’enfant illégitime. Tous les enfants nés de n’importe quelle femme, par n’importe quel homme, sont légitimes. Ils n’ont pas vraiment de « mariages » traditionnels, même si certains anthropologues étiquettent mal comme «mariage». Essentiellement, si un homme aime une femme, il va faire des corvées pour elle et sa famille, jusqu’à ce qu’il soit approuvé à vivre avec elle et sa famille. Il n’y a vraiment pas de cérémonie de mariage, c’est juste vivre ensemble. Exemple: tribus Navajo (matriarcat jusqu’à Loi du Lotissement de Roosevelt) et Choctaws.

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Matriarcat type n°2: Ils ont soit un système de clans, ou un système de castes. Toute la propriété est détenue par des femmes: les cultures, la terre, la maison, et le bétail. Les hommes sont des citoyens de troisième classe. Les femmes sont des citoyens de première classe, mais les enfants des femmes sont des citoyens de seconde classe. Dans certaines situations, un homme ne peut pas garder son propre nom. Quand un enfant naît, la mère nomme l’enfant, le géniteur perd son nom qui lui a été donné par sa propre mère, et est désormais connu sous le nom de l’enfant, le nom que la mère (qu’il a rendu enceinte) donne à l’enfant. Exemple: tribus Chitimacha et Tonkawa.

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Matriarcat type n° 3: (les matriciens contestent l’existence de ce type gynarchique – NDLR). Toute propriété est détenue par des femmes: bateaux, maisons, terres, cultures, bétail. Seules les femmes sont autorisées à voter, et les hommes sont tenus de s’asseoir à l’arrière des réunions, et de se taire quand les femmes discutent des questions à voter pour la communauté. Les hommes sont tisserands, tuteurs des enfants, gardiens des cultures appartenant aux femmes, gardiens du bétail appartenant aux femmes, les hommes sont représentés dans l’art dansant pour divertir les femmes, ou en tant que porteurs de cadeaux aux femmes. Seules les femmes détiennent les armes. Hommes ne sont pas autorisés à porter des armes. Les armes utilisées par les femmes comprennent des poignards, des couteaux, des arcs et des flèches et des doubles haches. Exemple: la Crète minoenne.

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Matriarcat type n°4: le type de matriarcat de l’Egypte et d’autres civilisations. Toute propriété est détenue par les femmes, et transmis de mère en fille, ou de grand-mère à petite-fille. Toute lignée est tracée à travers les femmes. La position sociale des hommes dans la société est déterminée par les femmes, généralement en fonction de leurs lignée maternelle. Cela comprend la position du Pharaon, qui est désigné par la matrilignée de la reine. Dans les tribus amérindiennes d’une structure similaire, on nomme les chefs de sexe masculin en se basant sur leur lignée maternelle. Les reines ont plus de pouvoir que le pharaon, car sa position n’est qu’une délégation. Les femmes et les hommes ne contractent pas de « mariages » traditionnels. Les femmes sont autorisées à avoir des partenaires multiples, ou plus d’un père pour leur enfant, tant qu’il est du clan approprié. Les hommes sont également autorisés à avoir des partenaires multiples. Mais les hommes n’élèvent pas leur propre progéniture biologique. Au lieu de cela, lorsque la femme tombe enceinte, elle nomme un parent de sexe masculin, pour devenir le « parrain » ou le tuteur de son enfant. Ce parrain nommé est généralement un frère ou un oncle, dans la lignée maternelle de sa famille. Le « parrain » nommé n’a pas de relations sexuelles avec sa sœur ou sa nièce, il n’y a donc pas d’inceste impliqué. Habituellement, il y a une cérémonie associée à la nomination d’un frère ou d’un oncle comme parrain de l’enfant. Cette cérémonie n’est pas un mariage entre frère et sœur.

Le droit du parrain remplace le droit du père

Du point de vue de l’homme: Sa lignée est tracée par sa mère et sa grand-mère. Un homme peut avoir des relations sexuelles avec des femmes différentes, mais n’élève jamais sa propre progéniture biologique. S’il rend une femme enceinte, alors la femme nomme un frère ou un oncle en tant que «parrain» de l’enfant, et le frère ou l’oncle de la femme s’occupe de son enfant. Un homme prend en charge les soins des enfants de sa sœur, ou les enfants de sa nièce, si une de ses sœurs ou nièces le nomme parrain. Il n’y a pas de sexe avec sa sœur ou sa nièce pour la féconder. Sa sœur ou nièce est fécondée par un autre homme de son libre choix. Vous n’avez aucun droits biologiques sur votre propre progéniture. Ils appartiennent à la femme que vous fécondez et à sa famille maternelle. Cependant, vous avez des droits biologiques, sur les enfants vos sœurs/nièces, si vous êtes nommé parrain pour eux.

Du point de vue de la femme: Vous pouvez avoir des relations sexuelles avec qui vous voulez, tant qu’il est du clan approprié. Tous vos enfants sont légitimes, parce qu’ils appartiennent à la femme, et peu importe qui est le père, c’est hors de propos. L’homme qui vous féconde prend soin des enfants de sa sœur, ou des enfants de sa nièce. Et vous, en tant que femme, nommez un frère ou un oncle, pour prendre soin de vos enfants, un «parrain». Vous n’avez pas de sexe avec le frère ou l’oncle que vous nommez «parrain». Et la cérémonie pour nommer le frère/oncle comme parrain n’est pas un mariage. Tous les enfants vous appartiennent, et le père biologique n’a aucun droit dessus. Vos enfants appartiennent à vous, et votre famille maternelle, vos frères/oncles sont les tuteurs.

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Reines humaines d’Egypte mal interprétées comme déesses fictives

Falsification de l’ADN et des généalogies

Une fois que j’avais compris quel type de matriarcat l’Egypte fut autrefois, tout le reste a commencé à faire sens, sur le secret dont tous les soldats américains avaient parlé. Tous ces soldats n’arrêtaient pas de dire que l’Egypte actuelle mentait à propos de la lignée des pharaons et des reines. Ces soldats disaient que l’Egypte moderne mentait sur l’ADN et les généalogies, qui nécessitaient de passer par la lignée féminine, et ils ont entretenu le mensonge en le traçant par la lignée masculine.

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Reine-mère à Reine-fille

Donc je me suis assis avec une « liste des rois » d’Egypte, et y jetai un bon coup d’oeil. Et j’ai essayé de comprendre, cette fois-ci selon une généalogie en lignée féminine. Après tout, si le pharaon est nommé selon la lignée maternelle, la lignée devrait être traçable par les reines. Il n’existe hélas pas de liste des reines, une généalogie matrilinéaire ininterrompue de mère en fille.

La reine Cléopâtre est Isis Elle-même

Et j’ai remarqué quelque chose. Toutes ces reines du « roi-yaume » d’Egypte, des 19ème et 18ème dynasties, jusqu’à l’Empire romain, la plupart des œuvres les dépeints sous les traits d’«Isis» ou «Hathor». Par exemple, dans le temple de Dendérah, il y avait une inscription concernant la reine Cléopâtre, traduite par «La reine Cléopâtre est Isis Elle-même ».

Le temple de Cléopâtre Isis-Hathor

Une pièce artistique supplémentaire est une sculpture peinte en relief, de Cléopâtre sous les traits d’Isis, d’environ 35 avant-JC, dans le temple de Dendérah. Le Temple, de « Den-Cléopâtre Isis-derah », a été construit en Egypte comme lieu de culte vers 125 avant-JC. Il a été dédié à Hathor, la déesse de l’amour et de joie.

Des inscriptions similaires avec la reine Néfertari, appelant Nefertari « Isis », ou appelant Nefertari « Hathor. » Cela semblait étrange, et peut-être était-ce une erreur de traduction. Pourquoi ces reines humaines auraient-elles été des déesses fictives? Cela n’avait pas de sens. Et puis j’ai noté la remarque.

Toutes les reines humaines en Egypte ont le titre d’Aset/Isis et Het-Her/Hathor

Au XVIe siècle, les attributs d’Isis-Cléopâtre se retrouvent dans certaines toiles représentant Elisabeth Ire d’Angleterre (1533 – 1603). Celle que l’on nommait la « Reine Vierge » car elle ne se maria jamais, ni ne conçut d’enfants, mais eu une vie amoureuse, semble-t-il, des plus actives, régna sur l’Angleterre avec autorité et énergie pendant 45 ans, de 1558 à sa mort en 1603. Cette période de l’histoire est marquée par l’essor culturel, artistique, économique et financier de l’Angleterre.

On peut comparer avec la reine Victoria ou la reine Elizabeth. Les reines ont des titres alternatifs comme «Sa Majesté» ou «Son Altesse», très appropriés pour une souveraine. Donc, à chaque fois que vous voyez des œuvres, rouleaux, sculptures, stèles, ou toute autre forme d’artefact égyptien, qui se réfèrent à une reine sous les termes «Aset/Isis» ou «Het-Sa/Hathor», c’est tout simplement un autre titre pour cette reine. Si vous voyez une œuvre, un rouleau ou une sculpture, avec une reine et une autre femme, avec le titre « Aset/Isis » ou « Het-Sa/Hathor », alors la deuxième femme représentée dans la sculpture, stèle ou rouleau, est la reine mère.

Isis aux 10000 noms

N’avez-vous jamais entendu parler d »Isis aux dix mille noms »? Cela ne se réfère pas à une déesse fictive, flottant dans le ciel, avec 10000 noms. Mais plutôt aux 10000 noms des reines égyptiennes Aset. Donc, si une personne veut retracer la lignée maternelle de la royauté égyptienne, comme elle est censée être, alors vous trouvez les 10000 noms des reines Isis/Aset. Ces listes des noms d’Isis sont les listes des noms des reines égyptiennes humaines.

Déesses vaches et déesses lionnes

Reines humaines et clans totémiques

Les animaux totémiques de chaque clan

Lorsque l’on regarde en particulier l’Ancien Empire, ou plutôt l’Ancien « Reine-aume » d’Egypte, le matriarcat égyptien s’organisait clairement sur un système de clans animaux. Chaque clan maternel avait un animal de clan, qui indiquait son statut dans la société. Il y avait le clan du scorpion, qui était plutôt instruit, et qui occupait habituellement les emplois de médecins, infirmières, scribes, ou d’autres postes qualifiés. Il y avait le clan de l’hippopotame, qui était également instruit, et accédait à des emplois comme les infirmières ou les sages-femmes. Il y avait le clan de l’alligator, le clan du chien, le clan du guépard (étranger), et divers autres clans matrilinéaires.

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Les clans dirigeants

Mais les deux principaux clans dirigeants de l’Egypte, les lignées royales, étaient soit le clan du lion, ou soit le clan de la vache. Vous pouvez savoir de quel clan elles étaient, par la couronne de la reine. La déesse-reine ne portait-elle pas un masque animal de lion sur les statues? Si oui, elle était une reine du clan du lion. Est-ce que la déesse-reine portait des cornes de vache sur sa couronne? Si oui, elle était une reine du clan de la vache.

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Les reines du clan des lions

Chaque « Déesse Lionne » en fait, s’avère être une reine humaine de l’Ancien « reine-aume ». Dans certaines statues, stèles et parchemins, elles seront représentées avec leur coiffe de lionne. Dans d’autres statues, stèles et des parchemins, elles seront représentés dans leur forme humaine.

Donc, la « Déesse Bastet » était en fait la reine humaine Bastet, à une certaine époque, dans l’Ancien « reine-aume ». Mahé était son fils, et sa fille était Sekhmet/Shemszetet. La « Déesse Sekhmet ou Sekhmet/Shemszetet » était une reine humaine, et son pharaon délégué était Ptah. La déesse Pakhet/Pakhit ou Pahikhet était une reine humaine du clan du lion, et son pharaon délégué était son frère Nefertum. La déesse Tefnout était la reine Tefnout du clan du lion, et son frère était le pharaon délégué Shu. La déesse Meshet/Mekhit/Mekjit/Mehet (ou Shemet si vous lisez le hiéroglyphe gauche à droite) était une reine du clan du lion, et en quelque sorte également du clan de la vache. Sa sœur était la princesse Oueret/Uret. Elle est l’une des rares reines qui est représentée à la fois comme clan du lion et clan de la vache. Habituellement, vous la verrez dépeinte comme clan de la vache ou clan du lion avec sa sœur Mehet-Uret/Meshet-Oueret.

Si Bastet était une reine humaine (et elle l’était), qui était sa mère? Pour cela, nous allons à Gizeh, où une stèle a été emportée, et exposée désormais dans le musée Fitzwilliam de Cambridge (Angleterre).

Hathor, la reine humaine de Saïs

Selon la traduction de la stèle, Bastet est la fille aînée de Het-Her/Hathor/Son Altesse la reine Qinet de Saïs. Beaucoup de gens traduisent mal son nom, sous le vocable de Inet de Kawes ou Inet de Ka’es. Le «K» est en fait un symbole de l’Ancien Empire pour «S», et il y a un hiéroglyphe sonnant «Q», en face du hiéroglyphe «I».

Quand Bastet était une reine humaine

La fille aînée de la reine Qinet de Saïs (Inet des Kawes ou Hathor) est Bastet (sous sa forme humaine). Bastet étant sa fille aînée, elle lui succéderait sur le trône comme prochaine reine. La seconde fille aînée de Qinet est la princesse Hénoutsen. Hénoutsen est donc la sœur de Bastet. Ceci est très important, parce Hénoutsen est la pyramide satellite (G1-C) de Gizeh 1, près de la Grande Pyramide. Et la stèle provient de quelque part à Gizeh. En tant que sœur de Bastet, Hénoutsen est très humaine et réelle (une princesse). Ainsi, Bastet est-elle aussi très humaine cette fois-ci. C’est l’une des rares stèles de l’Ancien « Reine-aume », montrant Bastet comme un être humain, plutôt qu’affublée d’une tête de lion. Au Nouvel Empire, Bastet fut, d’une reine à tête de lionne, réduite à un simple chat. On aurait trouvé de nombreux objets de Bastet autour de Gizeh 1, et autour de la pyramide Hénoutsen. Je me demande parfois si les pyramides satellites G1-A, G1-B et G1-D, pourraient également avoir été les sœurs de Bastet, ou d’autres filles de la reine Qinet-Hathor. Mais ce n’est juste qu’une théorie.

Plus vers la pyramide de Meidum (2575 av-JC), il y a un tombeau qui est le gardien des autres tombes/pyramides, qui elles appartiennent aux reines Bastet, Shemszetet et Pakhit/Pahikhet. Son nom était « Nefer-Maat » ou Mastaba 16. Je vais donc retraduire son nom comme « Nefer-Meshet », ou « Nefer-Shemet », parce que le symbole de la longue barre est le son « sh », et que le hiéroglyphe ne représente pas vraiment « Ma’at » (déesse-mère de l’ordre cosmique, sœur-épouse du dieu-roi soleil), qui serait plutôt deux demi-barres. Mais pour le besoins des touristes, on l’appelle le mastaba de Nefer-Maat. Ses stèles sont exposées au musée du Louvre à Paris.

Ce qui n’est pas clair, c’est si les trois reines avaient déjà été transformées en divinités à cette époque. Techniquement, par le culte des ancêtres, ces reines humaines auraient été divinisée à un moment donné. Au cours de la vie de Nefer-Maat (de Nefer-Shemet), elles pouvaient avoir encore été considérées comme des reines humaines, qui sont passées dans l’au-delà, plutôt que des divinités fictives éthérées.

Les reines du clan des vaches

Alors que la reine Shemet (Meshet, Mekhet, Mekhit, Mekhjt), et sa sœur la princesse Uret/Oueret, sont représentées à la fois comme reines du clan de la vache et du clan du lion, la plupart des reines humaines du clan de la vache ont été assimilées à la déesse Hathor, dite fictive, même si chaque reine individuelle a son propre nom. L’erreur est commise par les archéologues et égyptologues modernes, ce n’est pas une erreur du passé. Lorsque ces archéologues/égyptologues voient une femme portant une couronne à cornes de vache, ils l’étiquettent automatiquement comme déesse «Hathor», et n’ont même pas pris la peine de lire le nom gravé sur la statue, le nom sur la stèle, le nom sur le rouleau, ou tout autre artefact où le nom de la reine humaine est indiqué. Par conséquent, de nombreuses reines du clan de la vache ne sont pas nommées dans les livres, même si leurs noms sont directement gravés sur des statues, stèles, et parchemins. Permettez-moi de vous montrer un exemple.

Déesse, épouse du roi, ou reine matriarche ?

La pyramide 3 de Gizeh, appelée pyramide de Menkarê, a quatre statues qui lui sont associées. Trois de ces statues sont au musée Boston (pas sûr qu’elles y soient toujours). Dans trois des statues, il y a une femme assise sur le trône, coiffée d’une couronne, et Mykérinos est debout à côté d’elle. Et pour une raison stupide, les égyptologues affirment que cette femme est la déesse fictive Hathor, aux côtés d’un pharaon humain, le roi Mykérinos. C’est juste idiot au possible. Quelqu’un trouve-t-il un sens logique à ce qu’un pharaon humain ai quatre statues de lui, avec la même femme dans chacune d’elles, et que trois d’entre elles soient censées être une déesse fictive, mais que la même femme, dans la 4e statue, soit cette fois-ci « l’épouse » de Mykérinos? C’est un non-sens, n’est-ce pas? Non, la femme humaine dans chacune de ces quatre statues est la bien reine, et pas du tout nécessairement « l’épouse » de Mykérinos. Comme reine-matriarche, Mykérinos pourrait être un frère ou un oncle, qu’elle a nommé pharaon. Et la nomination d’un frère ou d’un oncle comme pharaon n’est pas un «mariage». La femme, dans toutes ces statues, n’est pas du tout une déesse fictive éthérée. En fait, le nom de la reine humaine assise sur le trône, est gravé aux pieds de trois sur quatre de ses statues.

Les reines cachées

Il y a aussi un autre nom associé à « Mykérinos », le pharaon Nenez-Khet, à la base de trois des statues. Ce nom est « Reine Aset, Son Altesse Tesenihet ». Elle ne figure pas sur la plupart des livres d’égyptologie, même si ces livres reconnaissent la présence de son nom, et le fait qu’elle soit reine, à la base de trois des quatre statues. Son nom est reine Tesenihet.

Du matriarcat à l’islam

C’est triste et terrible que le gouvernement militaire égyptien ignore le nom de leur propre reine, même si le nom de la chère femme est clairement gravé en hiéroglyphes à la base de trois de ces quatre statues. C’est encore plus révoltant quand le gouvernement militaire égyptien agit de même pour beaucoup de leurs anciennes reines historiques. Celle-ci est juste l’une des nombreuses reines ignorées, avec leurs noms pourtant indiqués sur leurs propres statues.

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Louis XIV, roi soleil, ou dieu fictif?

Je suppose que c’est pourquoi les soldats américains, qui étaient stationnés en Egypte, soutiennent que l’armée égyptienne et le gouvernement égyptien, mentent sur leur passé matriarcal, et mentent éhontément au sujet de leurs propres reines, refusant de reconnaître les noms de leurs anciennes dirigeantes, même si ces noms sont bien lisibles sur les statues. Ce serait comme si les britanniques, deux mille ans dans le futur, refusaient de reconnaître la reine Victoria ou la reine Elizabeth. Au lieu de cela, s’ils voyaient une statue de la reine Victoria ou Elizabeth, ils diraient :

« Oh, c’était juste une déesse Victoria fictive ou une déesse Elizabeth fictive, mais l’homme à côté d’elle dans la statue (ou la photo), c’était le roi bien réel lui. »

C’est donc un manque de respect pour ses ancêtres. Mais les hommes en Egypte islamique ne respectent pas leurs ancêtres féminins. C’est tout simplement dégoûtant.

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