Les Mystères d’Isis, source de Vie : religion matricienne et inversion judéo-chrétienne ?

Le judaïsme et le christianisme sont un dévoiement des mystères d’Isis et d’Osiris, où le pouvoir de Vie de la Déesse-Mère Isis est désormais détenu par le Dieu-Père Yahvé, la Sainte Esprit devient le Saint Esprit. Le christianisme n’est pas seulement un syncrétisme de cultes plus anciens, mais surtout l’inversion du culte d’Isis : la résurrection par le mystère de la croix de vie éternelle, ce n’est plus la Déesse-Mère mais désormais le Dieu-Père, Yahvé remplace et vole les attributs d’Isis. La religion est une mythologie symbolique, une allégorie du système de pensée de ses adeptes : le père et non plus la mère est source de la vie, et donc propriétaire de l’enfant. La loi des dieux légitime la loi des hommes : on passe du droit maternel au droit paternel, du matriarcat au patriarcat.

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Le Grand Architecte spolie Isis

À Vienne, dans la Loge maçonnique Zur wahren Eintracht s’élabore une nouvelle interprétation de l’Isis-Nature. En 1787, le philosophe Karl Leonhard Reinhold (1757-1823) disserte sur les mystères hébraïques (Kabbale) et prend la suite de John Spencer et William Warburton en voulant démontrer que la Révélation de Dieu à Moïse n’est qu’un emprunt à l’antique sagesse des Égyptiens. D’une manière forcée, il assimile les paroles d’Isis « Je suis tout ce qui a été, qui est et qui sera » à celles que Yahvé prononça devant Moïse lors de l’épisode du Buisson ardent « Je suis qui je suis (YHWH) » (Exode 3:13-14).

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Isis contre Moïse

Des secrets de la déesse du bonheur à la vengeance du dieu jaloux de Jean-Paul de Lagrave.

Isis, cette déesse éminemment solaire qui régna pendant trois millénaires, qui « a triomphé de la mort par l’amour », malheureusement réduite à son aspect lunaire par les Grecs, fut célébrée en Egypte, en Grèce et dans tout l’Empire Romain. Elle survécut au christianisme.

L’amour d’Isis triomphe de la mort

L’auteur a divisé son essai en trois parties. La première, L’amour d’Isis, traite « de la nature de cette divinité, la conception qu’en avaient les plus anciens adorateurs, son culte, ses mystères et son rayonnement ».

Le judaïsme, une hérésie venue d’Egypte

La deuxième partie « envisage les forces maléfiques qui s’opposent au règne de la déesse, sous la figure de Seth, le dieu jaloux et vengeur, le Yahvé de Moïse, prêtre renégat d’Héliopolis ». NDLR, d’après Manéthon, un prêtre égyptien cité par Flavius Josèphe (Contre Apion I: 237-266), écrit (vers -280).

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Extermination du culte d’Isis

La troisième met en scène Isis « face aux persécuteurs du christianisme et de l’islamisme. De l’attaque du temple de Philae à la suppression des hiéroglyphes, du Moyen Âge des bûchers à la mutilation du Sphinx, les adorateurs de la déesse sont pourchassés, emprisonnés ou tués. »

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Jean-Paul de Lagrave, par une succession de tableaux brefs basés sur les textes anciens, l’art égyptien antique, les inévitables Plutarque et Apulée, dresse peu à peu le portrait complexe de la déesse à la joie et au rayonnement infinis.

Dans la deuxième partie, il met en évidence les mécanismes religieux, sociaux et politiques de l’opposition du séthien Moïse au modèle pharaonique. Selon l’auteur, Yahvé présente toutes les caractéristiques de Seth, féroce, colérique, rigoriste, menaçant.

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Religion d’amour et non de crainte

« Les antiques religions solaires, nous dit-il, présentaient dans l’ensemble un visage plus ouvert et plus accueillant que la religion dite monothéiste des Hébreux. Celle-ci culpabilisait ses fidèles d’une façon traumatisante et bien susceptible d’assombrir leur vie. Saint Paul (Saul de Tarse) devait être pour les chrétiens le théoricien implacable du « péché originel », et la hantise du péché sous toutes ses formes marquerait profondément le christianisme, issu du judaïsme. Or, l’âme du véritable croyant d’Isis était habitée par l’amour non par la crainte. »

La résistance isiaque

Dans la dernière partie, Jean-Paul de Lagrave montre comment se mit en place peu à peu une véritable politique inquisitoriale hostile au culte d’Isis. Des foyers étonnants de résistance apparurent toutefois comme ces Blemmyes, derniers adorateurs de la déesse, Bédouins du désert de Nubie, qui résistèrent sept décennies à la Byzance chrétienne, maintenant une « religion joyeuse et douce » dont Isis était le cœur.

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Une atteinte contre la liberté sexuelle

Et à travers Isis, c’est aussi la femme qui est atteinte et l’érotique joyeuse et réconciliatrice dont elle est l’initiatrice.

« Autant l’idéal égyptien d’une vie sensuelle manifestait une mystique de la beauté, autant les bûchers chrétiens, que la haine théologique du corps alluma en Occident, témoignent d’une véritable métaphysique de la torture. (…) De par son concept mystique du péché, l’Eglise chrétienne confiait aux bûchers, sans faire aucune distinction, tous les rebelles intellectuels, sexuels ou religieux. »

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Ce livre, nécessaire introduction à une contre-histoire religieuse, invite à renouer avec l’enseignement de la Vallée du Nil, non dogmatique, non dualiste et lumineux.

Les hébreux, des renégats égyptiens

Flavius Joseph, historien juif sous l’empire romain, reconnaissait que Moïse (Mosis) était un ancien prêtre égyptien, renégat de la religion d’Osiris (le Jésus matricien). Il est donc normal qu’il en ai inversé toutes les valeurs. Tout comme le christianisme est l’inversion théologique du culte isiaque gallo-romain : le pouvoir de résurrection d’Isis (Méri) est spolié par Yahvé, et celle-ci est reléguée au rang de mortelle soumise sous les traits de Marie.

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La bénédiction des dieux

La déesse Nout est la déesse du ciel, considérée comme la mère de tous les astres. Nout fut également représentée comme sortant d’un arbre de sycomore, qui son arbre symbolique, pour donner à boire aux défunts, symbolisant ainsi le mère qui redonne vie aux morts. Elle donna naissance à Seth, Isis, Osiris, et Nephtys.

Dans la Bible, Sion désigne à la fois des lieux géographiques et tout ce qui personnifie la présence et la bénédiction de Dieu. Dans le langage figuratif, Sion est l’emblème de la présence et de la bénédiction de Dieu. Sion peut désigner à la fois tout lieu qui bénéficie de la présence divine et le peuple de Dieu.

El remplace Osiris

Israel Isis Ra ElĒl est un mot des langues sémitiques du groupe nord-ouest, signifiant « dieu ».

L’arche de la loi de Maât

Maât est, dans la mythologie égyptienne, la déesse de l’ordre, de la solidarité, de l’équilibre du monde, de l’équité, de la paix, de la vérité et de la justice. Elle est l’antithèse de l’isfet (le chaos, l’injustice, le désordre social, …). Maât est une entité symbolisant la norme universelle : l’équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d’agir selon le droit, l’ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance. La loi de Maât peut être retrouvée dans le chapitre 125 du livre des morts des Anciens Égyptiens, aussi appelée les « 42 lois de Maât », la « déclaration d’innocence » ou les « confessions négatives ».

Arche d'Alliance - Egypte - déesse MaâtElle est la mère de Rê dont elle est aussi la fille et l’épouse, elle est aussi la sœur mystique de pharaon, elle assure l’équilibre cosmique et c’est donc grâce à elle que le monde fonctionne de façon harmonieuse. Elle est également la lumière que Rê apporte au monde. De ce fait, elle est fondamentalement liée à l’institution pharaonique, le premier devoir de pharaon étant de faire respecter la loi de Maât dans toute l’Égypte.

L’Arche d’alliance, en hébreu אֲרוֹן הָעֵדוּת, Aron ha’Edout, « Arche du témoignage », est le coffre qui, selon la Bible, contient les tables de la Loi (Dix Commandements) données à Moïse sur le mont Sinaï. C’est un coffre oblong de bois recouvert d’or. Le propitiatoire surmonté de deux chérubins, qui en forme le couvercle, est considéré comme le trône, la résidence terrestre de YHWH (Exode 25:22). Lorsque le tabernacle fut terminé, l’arche fut mise dans le saint des saints, la partie la plus centrale du Temple de Salomon. (1 Rois 8:1–8).

La sagesse du couple divin primordial

Pour certains, les gravures sur l’Arche d’Alliance représenteraient Yahvé et une divinité féminine, probablement Asherah. « La Sagesse », en grec « Sophia» et en hébreu « Chokmah », la Sainte Esprit du Ménorah, est représentée par une femme, dont il est dit qu’elle coexista avec Yahvé avant le commencement. Cette allégorie de la Sagesse Divine influence l’Homme en quête de sa propre sagesse, telle qu’elle était au commencement.

L’arbre-chandelier de la Déesse

Les vieilles gravures du Néguev montrent que, à l’époque où ils étaient encore polythéistes, les Hébreux adoraient le dieu YAH (YAHWE) et sa parèdre la déesse ASHERAT ou ASHERAH. Sur ces gravures, le nom de YAH est souvent associé à un bélier ou un taureau alors que celui d’ASHERAH est associé à une MENORAH. Le chandelier sacré des hébreux n’est pas sans rappeler l’arbre sacré de la déesse Hathor qui allaite le pharaon, le sycomore de vie tant évoqué dans la Bible.

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La civilisation égyptienne était matriarcale

Matriarcat ne signifie pas « suprématie des femmes sur les hommes », mais « loi fondée sur le droit maternel », et non pas sur le droit paternel (patriarcat). A moins de croire que les mariages étaient incestueux, et que les frères faisaient des enfants à leur sœur, la filiation en Egypte était matrilinéaire. Le pharaon élevait les enfants de sa sœur sans en être le géniteur. Le trône était transmis d’oncle à neveu maternel, et non pas de père en fils. Ainsi vivait l’Egypte antique, du moins dans ses plus grandes périodes, et ce, jusqu’à la reine Cléopâtre.

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Le pouvoir, exercé par les hommes, détenu par les femmes

Le trône était transmis de mère en fille, par la lignée des reines, qui portaient le titre d’Isis, la déesse suprême des égyptiens. La reine, incarnation d’Isis choisissait son pharaon dans sa lignée maternelle : son frère, son oncle, ou son fils… ce qui a été mal interprété comme un mariage incestueux.

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Souverain par et pour les déesses

Ce sont les reines-déesses Isis et Hathor qui choisissent et intronisent le nouveau roi. Ce sont les déesses serpent et vautour, Ouadjet et Nekhbet, qui protègent le pharaon. Le souverain doit maintenir l’harmonie de la Maât, la déesse de l’ordre cosmique.

Vers un monothéisme féminin

Neith (ou Neit) est, dans la mythologie égyptienne, une très ancienne déesse de la ville de Saïs dans le delta du Nil (Basse-Égypte). Elle est une déesse primordiale et créatrice asexuée ou androgyne faisant ainsi partie du cercle très restreint des démiurges du panthéon égyptien. Dans ce rôle, elle est fécondée par le Verbe et engendre le Soleil. Elle tisse le monde et en fixe les limites avec sept tissus, puis elle crée les sept paroles justes qui la font maîtresse de l’univers.

Son nom et son culte sont attestés dès les débuts de l’histoire du pays grâce à des témoignages des rois des premières dynasties qui effectuèrent des visites régulières à son sanctuaire de Saïs, pèlerinages qui semblent avoir une signification particulière dans les rites liés au couronnement du souverain ou encore à son jubilé.

Les Égyptiens reconnaissaient l’origine libyenne de Neith, venu selon leur mythologie depuis la Libye pour s’établir dans le delta du Nil. Certains portraits de dieux égyptiens, comme Ament, les montrent pourvus d’attributs et bijoux typiquement berbères

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« Neit […] celle qui fait dire très justement à Ifor Evans, dans The earlier religion of Greece (1931), que « nous sommes en présence d’un culte qui tend au monothéisme et qui donne la première place à une religion féminine ». Ce qui, du reste, dément totalement le préjugé courant que le monothéisme apparaît avec le patriarcat des Hébreux ».

 l’époque gréco-romaine elle sera assimilée à Isis et par ce biais transmettra une partie de son caractère de démiurge à la divinité égyptienne dont le culte se répandra dans tout l’Empire se confondant avec celui de la grande déesse Cybèle.

Les mystères d’Isis

« Je suis la Nature, mère des choses, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, divinité suprême, reine des Mânes, première entre les habitants du ciel, type uniforme des dieux et des déesses. C’est moi dont la volonté gouverne les voûtes lumineuses du Ciel, les souffles salubres de l’Océan, le silence lugubre des Enfers.

Puissance unique, je suis par l’univers entier adorée sous plusieurs formes, avec des cérémonies diverses, avec mille noms différents. Les Phrygiens, premiers nés sur la terre, m’appellent la Déesse Mére de Pessinonte ; les Athéniens autochtones me nomment Minerve la Cécropienne ; chez les habitants de l’île de Chypre, je suis Vénus de Paphos ; chez les Crétois armés de l’arc, je suis Diane Dictynna ; chez les Siciliens qui parlent trois langues, Proserpine la stygienne ; chez les habitants d’Eleusis, l’antique Cérès. Les uns m’appellent Junon, d’autres Bellone ; ceux-ci Hécate, ceux-là la Déesse de Rhamnonte.

Mais ceux qui les premiers, sont éclairés par les rayons du Soleil naissant, les peuples de l’Ethiopie, de l’Asie et les Egyptiens, puissants par leur antique savoir, ceux-là seuls me rendent mon véritable culte et m’appellent de mon vrai nom : la reine Isis. » – Apulée, les Métamorphoses ou l’Ane d’Or, XI, 4

La rencontre des cultures grecques et égyptiennes durant la période ptolémaïque a donné naissance aux Mystères d’Isis, un culte de la déesse basé sur des événements festifs publics et sur des cérémoniels plus confidentiels. Ces derniers ne sont accessibles qu’aux individus ayant entrepris un enseignement spirituel inauguré par une initiation aux mythes et symboles de la croyance en Isis durant des épreuves, nocturnes et secrètes, tenues dans l’enceinte des temples isiaques.

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Le zodiaque des 12 apôtres du Christ solaire

Le cosmos est une immense horloge astronomique qui permet de se repérer dans le temps, en rythmant les saisons, par des allégories mythologiques, dont les fêtes égayent la vie quotidienne. Ainsi, la mythologie égyptienne survit dans la mythologie christique, par l’allégorie des apôtres du Christ, qui représentent les 12 signes du zodiaque.

Mosaïque datée du règne de Constantin V (813-820) et conservée au Vatican. Au centre, le dieu solaire Hélios dans son char, identifié à Jésus par la Croix (rajoutée ultérieurement ?). Les 12 femmes nues représentent les 12 heures. Les 12 hommes habillés représentent les 12 mois.

Le christ Osiris juge astrologique des âmes sous la loi de Maât

La légende d’Osiris est multiforme. Ce dieu défunt est le souverain-juge qui préside le tribunal au jugement dernier (scène de la pesée de l’âme ou psychostase) comme l’est Jésus sur le tympan astrologique des cathédrales et de certaines basiliques ; Thot sert de médiateur au Tribunal de Dieu comme Jésus. En bien des points, la religion égyptienne a inspiré les religions juive et chrétienne, de la Genèse à l’Apocalypse. On y trouve des concepts analogues, la même morale, la confession, le rituel de purification par ablutions et celui du pain et du vin consacrés… Issu du courant ésotérique osirien, le christianisme vulgarisé et figé en dogmes a perdu de sa vitalité. – Livre des morts des anciens égyptiens, Kolpaktchy, éd. Omnium Littéraire -.

L’origine de la psychostasie est très ancienne puisqu’on la trouve dans le « livre des morts » de l’ancienne Égypte. En présence d’Osiris, souverain du royaume de la mort, entouré de quarante-deux divinités, le cœur du défunt était mis sur le plateau d’une balance. Sur l’autre plateau, une plume, la déesse Mâat, symbolisant la justice, l’équité, la Règle… Le cœur du défunt devait être aussi léger que la plume, le cas contraire signifiant que sa vie ne s’était pas confortée aux enseignements de Mâat. Le jugement était validé par Horus et Anubis, et noté par Thot. Il se faisait en présence d’Isis.

Le tétramorphe d’Isis

tétramorphe de Maat IsisLES 4 ÉVANGÉLISTES PROTECTEURS DE MAÂT (temple d’Edfou, Egypte). Ils protègent une déesse ailée, qui est Maât, la déesse de l’ordre cosmique. Les 4 symboles des évangélistes :

– Le lion est Marc
– Le taureau est Luc
– L’aigle est Jean
– L’homme est Matthieu. Mais ici c’est une femme avec des épis de blé (la fresque est abîmée), Isis la déesse de la vie et de la résurrection.

TÉTRAMORPHE : les 4 gardiens d’Osiris, maître du Livre des Morts.

En Égypte, il existait « quatre gardiens du créateur » –– à l’apparence, et à la mission bien différentes — représentés dans quelques temples, dont celui d’Edfou. À Babylone, ils représentaient quatre divinités secondaires. Ils figuraient les quatre points cardinaux et en astrologie, science inventée par les civilisations mésopotamiennes, ils symbolisent les quatre signes fixes du zodiaque. Voici ce qu’en dit Nadine Guilhou, égyptologue à l’université de Montpellier :

« De son côté, pressentant lui aussi des combats, le créateur résolut de créer à partir de lui-même quatre gardiens. L’un avait les apparences d’un rapace. Le visage encadré d’ailes, il portait un harpon. On le nomma Seigneur du harpon. Le deuxième était un lion puissant ; il portait un couteau. C’était le Seigneur du couteau. Le troisième, un serpent, brandissait un poignard. On le dénomma « celui dont la terreur est grande ». Le quatrième, enfin, portait aussi un couteau, c’était un taureau et son nom fut : celui dont le mugissement est puissant. Ces quatre gardiens se subdivisèrent en quatre compagnies, les lions au nord, les serpents à l’est, les faucons au sud, les taureaux à l’ouest. Munis de leurs armes, ces génies gardiens constituaient à Edfou, le rempart vivant du créateur. Ils se figèrent autour de lui, constituant la mer d’enceinte de son temple. Et c’est ainsi que fut créée la demeure de Rê, semblable à l’horizon du ciel, immense, où il pouvait séjourner pendant des millions de millions d’années. »

Le démembrement d’Osiris ou les 14 phases de la lune

Extraits du livre : Les secrets de la Bible de Roger Sabbah

Osiris (du grec ancien : Ὄσιρις) est un dieu du panthéon égyptien et un roi mythique de l’Égypte antique. Inventeur de l’agriculture et de la religion, son règne est bienfaisant et civilisateur. Il meurt noyé dans le Nil, assassiné dans un complot organisé par Seth, son frère cadet, par une nuit de pleine lune. Malgré le démembrement de son corps en 14 morceaux, il retrouve la vie par la puissance magique de ses sœurs Isis et Nephtys. Par la Sainte Esprit, Isis concevra Horus avec son frère Osiris. Le martyre d’Osiris lui vaut de gagner le monde de l’au-delà dont il devient le souverain et le juge suprême des lois de Maât. Le chiffre 14 se retrouve partout dans la symbolique des mystères d’Osiris et de la mort du Christ. N’oublions pas que c’est un poisson qui avale les morceaux d’Osiris (la lune), cela se passe donc bien dans le ciel zodiacale qui est l’eau sur lequel vogue les astres.

La légende d’Osiris n’est pas seulement un mythe. C’est avant tout l’interprétation d’un phénomène cosmique de première importance pour les anciens Égyptiens : les phases de la lune. Selon Plutarque, la lune est l’image céleste du corps d’Osiris.

Le mois lunaire s’amorce avec la disparition totale du croissant lunaire, ou nouvelle lune. Sur un mois de trente jours il fallait retrancher un jour pour la nouvelle lune et un autre pour la pleine lune. Les vingt-huit jours restants se divisaient en deux fois quatorze jours. Chaque phase s’interprète ainsi, toujours selon Plutarque :

Lune descendante : Seth démembre Osiris

Les quatorze premiers jours, la pleine lune se rapproche du soleil pour disparaître. C’est le démembrement d’Osiris en quatorze morceaux, le nombre de jours pendant lesquels la lune décroît depuis la pleine lune jusqu’à la lune nouvelle. Ce phénomène correspond au travail de Seth qui dépèce le corps d’Osiris en quatorze parties.

Lune montante : Isis remembre Osiris

Les quatorze jours suivants coïncident avec le passage de la nuit lunaire à la pleine lune. Pendant ces deux semaines, elle se reconstitue entièrement et rayonne sur le monde. Les quatorze jours en question représentent en revanche les quatorze parties du remembrement du corps d’Osiris, reconstitué par le travail de la déesse Isis.

Le chemin de croix d’Osiris

Les évangiles nous racontent que la crucifixion de Jésus se déroula en plusieurs étapes, les 14 stations du chemin de croix, pendant lesquelles le Christ fut torturé, flagellé, crucifié, puis mis au tombeau. Comme Isis et Nephtys pour Osiris, Marie et Marie-Madeleine pleureront le Christ, l’embaumeront, le mettront au tombeau, et assisteront à sa résurrection. D’inspiration égyptienne, le chemin de croix correspond au démembrement d’Osiris, et donc aux phases descendantes de la lune, jusqu’à la lune noire.

Lamentation d'Isis et NepthysLes lamentations d’Isis/Marie et Nephtys/Marie-Madeleine sur la dépouille du Christ-Osiris.

Les déesses devenues servantes

La lune Isis-Marie va mettre 14 jours pour récupérer les morceaux d’Osiris coupés en 14 parties. Il s’agit des 14 stations de croix avant que le Christ Osiris ne ressuscite à Pâques. Ce ne sont plus Isis et Nephtys qui redonneront vie au Sauveur, mais désormais le Dieu-Père, celles-ci étant reléguées au statut de simples servantes, sous les traits de Marie et Marie-Madeleine.

Les divinités changent d’astres

La déesse solaire devient lunaire, et le dieu lunaire devient solaire :

  • Horus est la lumière d’Isis (soleil) à travers Osiris (lune).
  • Le Christ est la lumière de Dieu (soleil) à travers Marie (lune).

Union virginale avec la Sainte Esprit

Horus sera ensuite conçu par Isis avec son frère Osiris. Elle façonnera en argile le phallus manquant mangé par un poisson. Dans l’optique matriarcale, Isis n’était pas réellement l’épouse d’Osiris, et son union posthume avec son frère pour concevoir Horus n’était que symbolique et astrologique : un phallus d’argile pour transmettre le Saint Esprit, Isis est dite Vierge du Ciel. Mais à l’inverse de la Bible, l’oiseau du Saint Esprit n’est pas ici le Dieu-Père qui féconde la femme mortelle, mais la Déesse-Mère qui se fait féconder par l’homme mortel. Dans une version antérieure, Isis est fécondée par le soleil Râ.

La trinité isiaque

Jésus est donc à la fois le Père Osiris, le Fils Horus, et la Sainte Esprit Isis-Iesus. Et dans un ordre matriarcal : au nom de la Mère, de son Fils, et de sa Sainte Esprit.

Nefer, le sacré-cœur d’Isis

nefer Merytamun

Le Sacré-Cœur est-il l’amour par lequel Isis ressuscite Osiris ?

Néfer est un prénom masculin de l’Égypte antique, signifiant littéralement « le beau ». L’équivalent féminin, « la belle », est Néferet (Nfr.t). On trouve cette racine dans des noms connus : Néfertiti (Nfr.t-jty), « la belle est venue » ; Néfertari, « la plus belle de toutes ».

Nefer amulette talisman EgypteLe Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l’amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes.

Mangasarian, 77.

La judaïsation des Lamentations d’Isis

Vierge Noire Tindari Sicile (2)« Nigra sum, sed formosa » : « Je suis noire mais belle. » – Cantique des cantiques (1 :5)

Le Cantique des Cantiques, dit aussi Cantique de Salomonou Chant de Salomon, est un livre de la Bible. Son titre en hébreu est שיר השירים, Chir ha-chirim.

Oswald Neuschotz. Le Cantique des Cantiques et le mythe d’Osiris-­Hettep [sic]. Paris, Schleicher, 1914. In-8, 92 p.

« Personne ne se doutait qu’il y eût, dans les Ecritures, un livre des plus caractéristiques, contenant l’idée fondamentale, l’essence même du mythe osirien. Ce livre, c’est le Cantique des Cantiques » (p. 9).

Dans le mythe égyptien, les lamentations d’Isis, vrais chants d’amour, et ses courses à la recherche de son frère et époux ont une raison tirée du mythe lui-même :

« Mais pourquoi les complaintes incessantes de cette étrange fille de Sion, pourquoi ses courses nocturnes à la recherche de son bien-aimé ? » (p. 15).

La Sulamite, c’est Isis ; Salomon, c’est Osiris.

« Que le Salomon du Livre des Rois soit un personnage historique ou non —­ il ne l’est pas selon nous — celui du Cantique des Cantiques est indiscutable­ment le Hor-hetep des Égyptiens et la Sulamite représente la grande déesse Isis-hetepith, son épouse » (p. 25).

Lorsque la fille de Sion dépeint les viscères de son bien-aimé, c’est qu’elle parle d’une momie, non d’un homme vivant (p. 47). Je ne puis résumer ici tous les arguments de l’auteur ; comme il arrive toujours en pareil cas, bon nombre des rapprochements qu’il institue sont sans portée et les observations dignes d’être retenues (1) sont noyées dans un déluge d’hypothèses. Mais M. Neuschotz est un convaincu et la conviction d’un amateur instruit n’est pas négligeable.

L’illumination d’Isis

Columbia Pictures est une entreprise américaine et l’une des plus grandes sociétés de production cinématographique. Elle a été créée en 1919 par Jack Cohn (1889-1956) et son frère Harry (1891-1958) sous le nom de CBC Film Corporation, avant de devenir dans les années 1980 une filiale de Coca-Cola puis de Sony Pictures Entertainment.

La gnose d’Isis, un secret maçonnique

Tristar peut symboliser ou bien le trio divin égyptien (Isis, Osiris, Horus), ou bien la trinité isiaque (Mère, Fils, Sainte Esprit). Columbia tenant la torche de la Connaissance, est ici perchée sur les 13 marches pyramidales de l’Illumination. Dans les les manuscrits « proto-chrétiens » de Nag Hammadi (Egypte), Isis semble personnifier l’Esprit Parfait de la Foudre. Ce qui n’est pas sans rappeler la descente du Saint Esprit sur les apôtres lors de la Pentecôte…

Pentecôte isiaque, l’illumination de la Déesse

La Pentecôte est une fête qui célèbre la venue du Saint-Esprit, cinquante jours après Pâques (résurrection du sauveur et renaissance printanière de la nature), sur les apôtres du Christ et les personnes présentes avec eux, rapportée dans les Actes des Apôtres.

Une communion avec la Mère et l’ère matriarcale

Source : Ouroboros, la Tradition Secrète (partie 8)

Dans Le Livre des morts égyptien, le candidat passe devant ces gardiens du seuil en affirmant : « Je suis le Gnostique, je suis celui qui sait. »

Après sa mort, il pourra à nouveau utiliser cette formule magique.

Une fois la formule prononcée, il voyait une lumière aveuglante passer à travers les fissures du portail. Il devait alors s’écrier :

« Laissez-moi entrer ! Laissez-moi devenir un être spirituel, un pur esprit ! Je me suis préparé grâce aux écritures de Thot ! »

Enfin, dans les vagues de lumière ondulante, émergeait la vision de la déesse Mère allaitant son enfant.

C’était une vision apaisante, car elle le ramenait à l’époque paradisiaque, antérieure à la séparation du Soleil et de la Terre, quand celle-ci était illuminée de l’intérieur par le dieu Soleil ; une époque sans frustration, sans maladie et sans mort.

Le sexe dévoilé de la vierge Isis

Le secret de la procréation sans père reconnu

La nature est sexiste. La femme peut procréer sans père reconnu, mais l’homme ne peut pas procréer sans mère reconnue. Autrefois, vierge signifiait « non mariée », et non pas « non pénétrée ». Une vierge pouvait donc avoir des enfants, mais sans père reconnu, puisque seul le mariage légitime la paternité.

« À Saïs, la statue assise d’Athéna, qu’ils identifient à Isis, porte cette inscription: « Je suis tout ce qui a été, qui est et qui sera, et mon voile (peplos), aucun mortel ne l’a encore soulevé. » – Plutarque, Sur Isis et Osiris, 9. Traduction de Pierre Hadot

L’inscription de Saïs est évoquée, une seconde fois, au ve siècle, par le grec Proclus dans son Commentaire du Timée de Platon mais sous une forme différente et plus développée:

« Ce qui est, ce qui sera, ce qui a été, je le suis. Ma tunique (chitôn), personne ne l’a soulevée. Le fruit que j’ai engendré, c’est le soleil. » – Proclus, Commentaire du Timée de Platon, 21e. Traduction de Pierre Hadot

Procréer sans mère, le fantasme du patriarcat

La Grèce patriarcale répliquera à cette insolente assertion. Jupiter, le père des dieux, enfantera Minerve sans le secours de la mère, et Minerve, la déesse « qui n’a pas été conçue dans les ténèbres du sein maternel », sera l’ennemie de la suprématie familiale de la mère.

«Pourquoi Zeus nous oblige à passer par les femmes pour avoir des fils? […] Quel besoin a-t-on des femmes, quand l’esclave est là pour les travaux ménagers, et l’adolescent désirable pour les ébats amoureux ?» – Eschyle, poète antique grec

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Le sang du Père ou la lignée du sperme

Dans les religions patriarcales, le sang féminin est impure car il symbolise le pouvoir exclusif de procréation des femmes, et la filiation maternelle. En période de règles, la femme qui saigne est exclue. Les femmes juives devront prendre un bain rituel de purification, le mikvé, pour retrouver une vie sociale. A l’inverse, c’est le sang paternel, fictif, qui est sanctifié, par la circoncision chez les juifs, car symbole du pouvoir de procréation du père, et de sa patrilignée spermatique. Le rabbin ira même jusqu’à sucer le sang du pénis du bébé de 8 jours circoncis. C’est un rituel de reconnaissance de paternité, et donc du droit paternel sur l’enfant, où la mère est exclue.

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La circoncision égyptienne, la pratique d’une caste ?

La circoncision a été pratiquée en Egypte. Cependant, tous les Égyptiens n’étaient pas circoncis. Les radiographies de la momie du Pharaon Ahomse de la dix-huitième dynastie (16e siècle avant notre ère) prouvent qu’il n’était pas circoncis. Il est possible que son successeur, Amenhotep I, n’était pas non plus circoncis (Harris Weeks, pages 126-130). Il a également été suggéré que, bien que la circoncision soit courante chez les classes supérieures, et peut être reconnue comme un rite de puberté, ce n’était pas une exigence. Le commun des pauvres gens n’a pas nécessairement subi la circoncision.

Les menstrues d’Isis

Le nœud-Tyet symbolise le sang menstruel d’Isis. Le Tyt a aussi été associé à d’autres déesses comme Nephtys, sa sœur, et Nout, sa mère, particulièrement lorsqu’il était question de renaissance. Le pouvoir du Nœud d’Isis, le Tyt, est le pouvoir d’Isis elle-même ; fécondité, création, régénération, protection, pouvoir et magie. Les pharaons s’élevaient au rang divin en ingérant « le sang d’Isis », l’ambroisie sacrée nommée Sa, dans une coupe sacrée…

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D’après le chapitre 156 du Livre des Morts, ce symbole doit être confectionné en jaspe rouge. Les exemplaires retrouvés au cours des fouilles archéologiques montrent cependant, que le plus souvent, le matériau fut moins noble, en bois, en pierre ou en faïence mais peint en rouge (ou brun-rouge) pour rappeler la symbolique du sang d’Isis :

« Tu disposes de ton sang, Isis, tu disposes de tes charmes, Isis, tu disposes de ta magie, Isis. L’amulette est la protection de ce grand dieu, qui réprime celui qui lui cause du tort. » — Extrait du chap.156 du Livre des Morts. Traduction de Paul Barguet

Le cycle menstruel d’Isis

Dans les croyances anciennes, le cycle lunaire était associé au cycle menstruel féminin, qui durent tous les deux 28 jours. La pleine lune était considérée comme le meilleur moment pour la fécondation. Osiris est démembré en 14 jours (phase descendante de la lune) par Seth, et remembré en 14 jours (phase ascendante de la lune) par Isis. A l’issu de ce cycle, donc à la pleine lune, la déesse se fait féconder virginalement sous la forme de l’oiseau du Saint Esprit par le phallus d’argile d’Osiris, son frère-époux symbolique démembré 28 jours plus tôt. Les mystères d’Isis et d’Osiris sont donc un culte des cycles menstruels, une religion matriarcale de la vie et de la résurrection.

Vin d’Isis, pain d’Osiris

L’Evangile selon Matthieu (26, 26-28) : Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ». Puis il prit une coupe et, après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. »

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La croix de vie de la Déesse-Mère

Ânkh est un des symboles d’Isis chez les égyptiens ou de Marie dans la symbolique chrétienne. Un symbole similaire était utilisée pour représenter la déesse romaine Vénus. Connu sous le nom de miroir de Vénus, il est plus souvent associé à l’utérus.

Un symbole universel de fertilité féminine

est un symbole pour le sexe féminin ou femelle. Il est, au XXIe siècle, souvent associé à un schéma de l’utérus. Il peut représenter le miroir de la déesse romaine Vénus. La forme de ce symbole se retrouve dans d’autres cultures. Dans de nombreux cas, il représente également un symbole de féminité, de fertilité, ou plus généralement de la vie :

Un christianisme maternel

Croix Copte d'IsisLa religion christique originelle, c’est le culte d’Isis, la Déesse-Mère primordiale : Au nom de la Mère, de son Fils, et de son Souffle de Vie. Dans le matriarcat, Jésus n’est pas ressuscité par le Dieu-Père, mais par Marie et sa prêtresse Marie-Madeleine. Au dessus de la Sainte Vierge, il n’y a personne, car c’est elle la matrone du ciel. Les templiers, les sorcières, et les hérétiques sont ses disciples. Les églises romanes médiévales sont des temples gallo-romains d’Isis antiques, qui ont ensuite été volés par le pouvoir judéo-chrétien : le moyen-âge n’a pas existé. La décadence de la Rome patricienne fut un retour aux mœurs matriciennes de la plèbe, comme celles de l’Egypte pharaonique, le matriarcat primordial, une société sans père ni mari, où Dieu est une femme.

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