Patriarcat britannique – charia victorienne : l’épouse, ornement de la maison de l’époux

Mariage officieux et pédophile

Jusqu’à l’adoption de la Loi sur le mariage en 1753, une cérémonie officielle devant un prêtre n’était pas une obligation légale en Angleterre, et les mariages n’étaient pas enregistrés. Tout ce que l’on exigeait était que les deux parties convinssent de leur union, dans la mesure où chacun avait atteint l’âge légal pour le consentement, c’est-à-dire douze ans pour les filles et quatorze pour les garçons.

La personnalité juridique de la femme mariée est suspendue

Après le mariage, les femmes étaient entièrement subordonnées à leurs maris et les deux époux devenaient une seule entité juridique, en vertu de la doctrine de la « coverture ». Au 18e siècle, à l’époque géorgienne, l’homme et la femme, par le mariage, ne sont plus qu’une seule et même personne : pendant le mariage, la personnalité juridique de la femme est réputée suspendue, et tout ce qu’elle fait l’est sous la protection de son mari (under his cover). Comme l’écrit en 1753 sir William Blackstone, le juge éminent à l’origine de ce principe : « l’être même, ou l’existence légale de la femme, est suspendu tout le temps du mariage, ou tout au moins il est incorporé et intégré à celui de son mari : c’est sous l’aile, la protection et la garantie de celui-ci qu’elle exécute tout ».

Ainsi un homme ne peut ni faire une donation à sa femme, ni signer un pacte avec elle, car cela supposerait qu’elle ait une existence légale autonome. Il peut en revanche lui transmettre des biens par une disposition testamentaire, puisque la couverture juridique de la femme (coverture) cesse avec la mort du mari. Une femme qui subit un préjudice touchant à sa personne ou à ses biens ne peut intenter une action en justice qu’avec l’agrément et l’action en justice de son mari. Inversement, on ne peut attaquer une femme en justice qu’en attaquant son mari. Les femmes mariées ne pouvaient posséder des bien en leur nom propre, et de fait elles étaient la propriété de leurs maris.

Vente d’épouse en Angleterre

La vente d’épouse est une coutume observée en Angleterre à la fin du xviie siècle qui permettait de mettre fin, par consentement mutuel, à un mariage insatisfaisant, lorsque le divorce n’était accessible qu’aux plus riches. Après un rituel durant lequel la femme était publiquement exhibée, un collier au cou, à la taille ou au bras, par le mari, celle-ci était vendue aux enchères au plus offrant. La vente d’épouses sous sa forme « rituelle » semble être une coutume « inventée », née vers la fin du xviie siècle, bien qu’on rapporte un cas de 1302 où quelqu’un « a accordé sa femme par acte écrit à un autre homme ». Le témoignage d’une femme devant un tribunal de Leeds en 1913 déclarant qu’elle avait été vendue à l’un des amis de son mari pour une livre sterling est le dernier cas connu de vente d’épouse en Angleterre.

La femme mariée n’a pas le droit de porter plainte

Au 19e siècle, à l’époque victorienne, les droits de la femme mariée sont similaires à ceux de l’enfant mineur : elle n’a ni le droit de vote, ni celui de porter plainte, ni même celui de posséder des biens propres. Qui plus est, la femme est en quelque sorte désincarnée : son corps, perçu comme un temple abritant une âme pure et innocente, ne doit pas être « souillé », que cela soit par des artifices tels que le maquillage ou par les plaisirs de la chair. Cantonnée dans un rôle de mère et de maîtresse de maison, la femme du début du xixe siècle au Royaume-Uni n’a ni le droit d’occuper un emploi (hormis dans l’enseignement), ni celui de posséder un compte bancaire de dépôt ou d’épargne. En résumé, si la femme victorienne doit être traitée comme une sainte, elle n’en est pas moins dépourvue de toute capacité juridique. Diverses réformes mises en œuvre au cours du siècle permettent toutefois de poser les premiers jalons de l’évolution vers une émancipation de la condition féminine.

Tous les biens de l’épouse appartiennent à l’époux

La loi considérait le couple comme étant une seule et même personne morale. L’époux est responsable de sa femme et a l’obligation légale de la protéger. En contrepartie, la loi attend de la femme qu’elle prête obéissance à son mari. Les biens apportés par une femme lors de son mariage deviennent la propriété de l’époux, même en cas de divorce. Le revenu de la femme revient de facto dans sa totalité à son époux, de même que la garde des enfants est automatiquement confiée au père, en cas de séparation du couple. En pareil cas, le père a le droit de refuser d’autoriser tout contact entre la mère et ses enfants. L’épouse n’est pas habilitée à conclure elle-même quelque contrat que ce soit : pour ce faire, elle doit obtenir l’accord de son mari.

Les femmes « impures » condamnées à la prostitution par leur père ou leur mari

La prostitution est un aléa dévolu aux femmes qui ont « perdu leur destinée en chemin ». Leur âme est devenue « impure » parce qu’elles ont enfreint le code de conduite seyant à la femme convenable. Toute femme contrevenant aux souhaits de son époux est exposée au risque de tomber dans la prostitution. Les hommes mettent leur femme à la porte si elle se révèlent avoir commis un quelconque acte la rendant impure. Le seul fait pour une femme d’être impure aux yeux de son mari constitue une raison suffisante pour que celui-ci soit autorisé à demander le divorce.

En pareil cas, la femme se retrouve à la rue, contrainte de se vendre pour subvenir à ses besoins. Cette mentalité est restée courante jusque dans le courant du xxe siècle. En revanche, il est socialement acceptable pour un homme de fréquenter des prostituées. On considère comme naturelle sa tendance à rechercher du plaisir avec des femmes autres que son épouse: celle-ci, qui ne jouit d’aucun droit l’autorisant à demander le divorce, n’a pas d’autre choix que celui d’accepter cette situation.

Jambe, un mot impudique

Le corps féminin est perçu comme pur et n’inspirant aucun dégoût, hormis dans ses périodes de menstruation. Il n’est pas de bon ton que la femme porte du maquillage ou quelque autre accessoire destiné à l’embellir, de même que des vêtements dévoilant la peau, des bas ou tout autre type de sous-vêtement. Ceci s’explique du fait que, la femme étant considérée comme la « propriété » de son époux, elle ne doit rien montrer de son corps aux autres hommes. Toutefois, il n’est pas mieux vu que les hommes fassent usage de maquillage, de vêtements suggestifs ou de sous-vêtements, cela entrant dans le cadre global des valeurs morales répressives de l’époque, qui placent femmes et hommes à la même enseigne. Les restrictions eu égard à ce qui est considéré comme contraire aux bonnes mœurs sont nombreuses : ainsi, il est moralement choquant de prononcer le mot « jambe » en présence de personnes du sexe opposé, ou encore il est obligatoire, si l’on souhaite se baigner à la plage sans contrevenir aux règles de pudeur, d’utiliser des cabines de bain. Ces restrictions s’appliquent de manière égale aux deux sexes.

La danse, une rare occasion de rencontrer l’autre sexe

Fichier:Quadrille-Ete-Lebas-ca1820.jpg

Dans une Angleterre où les convenances (propriety) sont essentielles, les occasions offertes aux jeunes gens des deux sexes de se rencontrer et de pouvoir parler en tête-à-tête sont rares. Ce sont les bals, avec l’attrait de la musique, rares eux aussi, et de l’exercice offert par la danse, qui favorisent les rapports sociaux. Même si les contacts physiques que permettent la contredanse ou plus tard le quadrille sont fort limités, la possibilité d’avoir un partenaire attitré, qui réserve plusieurs danses au cours du bal, est un prélude indispensable aux fiançailles.

Une fille ne doit pas danser avant ses aînées célibataires

Pour avoir le droit de participer à un bal, cependant, encore faut-il que les parents considèrent que la jeune fille est en âge de sortir. Ses débuts dans le monde marquent donc une étape de sa vie, celle à partir de laquelle elle peut prétendre aux fiançailles et au mariage. La question nécessite réflexion lorsqu’il y a plusieurs filles dans la même famille : en effet, laisser sortir les cadettes alors que l’aînée n’est pas encore mariée, c’est prendre le risque que ses sœurs plus jeunes attirent un prétendant qu’elle-même aurait pu souhaiter, la mettant en danger de rester vieille fille. Aussi est-il naturel de ne laisser sortir les plus jeunes sœurs qu’une fois leurs aînées mariées. Cela paraît d’autant plus important que la femme mariée a préséance sur ses sœurs encore célibataires.

Le père choisit l’époux

Depuis mars 1754, date d’entrée en application du Lord Hardwicke’s Marriage Act (la « loi sur le mariage de Lord Hardwicke »), voté l’année précédente par le Parlement, il était indispensable, lorsque l’un des futurs époux n’avait pas au minimum vingt-et-un ans, qu’il ou elle obtienne le consentement de ses parents, c’est-à-dire tout particulièrement à son père. Au-delà de leur indispensable consentement, les parents ont également un grand poids lorsqu’il s’agit de choisir un époux pour leurs enfants. C’est le thème de Lady Susan, où Lady Vernon met tout en œuvre pour contraindre sa fille Frederica à épouser l’homme qu’elle lui a choisi :

« Certaines mères auraient insisté pour que leur fille accepte une offre aussi considérable dès la première demande […] Au lieu d’adopter une mesure aussi dure, je me propose simplement de l’amener à en faire son choix en lui rendant systématiquement la vie difficile jusqu’à ce qu’elle accepte de l’épouser. »

L’Ecosse, terre d’amour libre

Si la loi anglaise exige donc le consentement des parents en dessous de 21 ans, la loi écossaise, elle, reste plus tolérante, puisque l’on peut s’y marier dès 14 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles, même sans consentement des parents. Aussi Gretna Green, première ville écossaise rencontrée en venant d’Angleterre, est-elle à l’époque de Jane Austen la destination la plus prisée pour les couples trop jeunes, mais désireux de se marier.

Les études universitaires, contre nature aux femmes, peuvent les rendre malades

Concernant l’éducation à dispenser aux femmes, on considère qu’il n’est pas nécessaire de leur donner accès à l’instruction de type classique, scientifique et commercial reçue par les hommes. L’accent étant mis sur l’apprentissage du rôle de mère et de maîtresse de maison, certaines matières — notamment l’histoire, la géographie et la littérature — sont couramment enseignées aux femmes, dans la mesure où l’on estime que des connaissances dans ces domaines leur sont utiles pour épauler la vie sociale de leurs enfants et de leur mari. En revanche, d’autres matières, tel le latin et le grec, sont réputées inutiles dans leur cursus. Les femmes désirant étudier le droit, la physique, l’ingénierie, les sciences ou les arts sont généralement l’objet de sarcasmes et de dédain. Les études universitaires sont tenues pour inutiles dans le parcours des femmes, et l’on dit même que le fait d’étudier n’est pas dans leur nature, voire peut les rendre malades. Elles doivent se cantonner plus ou moins à un rôle d’« ornement social » auprès de leur époux, à qui elles rendent obéissance, la soumission étant considérée comme une qualité primordiale de la femme.

Orner dignement la maison de l’époux

L’éducation des jeunes filles est essentiellement tournée vers la préparation au mariage et à l’acquisition des accomplishments, ces talents d’agrément (aquarelle, broderie, chant, connaissance du français…) destinés à leur permettre d’orner dignement la maison de leur époux. De ce fait, les métiers qu’une femme désireuse de gagner sa vie peuvent alors exercer — outre le métier d’écrivain — se limitent en pratique à l’enseignement, maîtresse d’école ou gouvernante.

Le rôle de subalterne dévolu par Dieu

Puis, au cours du XIXe siècle, trois professions médicales sont ouvertes aux femmes : le métier d’infirmière, celui de sage-femme, ainsi que, en théorie, celui de médecin. Toutefois, seules les femmes infirmières sont acceptées sans difficulté par la société, ce métier étant exercé sous la houlette et sous l’autorité de médecins de sexe masculin. À l’époque victorienne, on pense en effet que la médecine est le bastion des hommes, sur lequel les femmes ne doivent pas empiéter, et qu’elles ne devaient pas déroger au rôle de subalterne leur ayant été dévolu par Dieu. En réalité, les Britanniques ne veulent pas de chirurgiens ou de médecins de sexe féminin, et les femmes demeurent cantonnées dans leur rôle d’infirmière.

Préparer les femmes à être la digne épouse de leur mari

Les pensionnats pour jeunes filles (boarding schools for young ladiesdans l’Angleterre georgienne et victorienne sont un élément majeur de la condition féminine dans la société georgienne, puis victorienne, tant par les matières enseignées (les accomplishments, les talents d’agrément, tels que broderie, piano, chant ou aquarelle) que par les idées inculquées (préparer les femmes à être la digne épouse de leur mari). Ces pensionnats souffrent des mauvaises conditions sanitaires de l’Angleterre d’alors, encore accrues par la vie collective, favorisant l’apparition de maladies (nourriture insuffisante, de mauvaise qualité, voire avariée, typhus, tuberculose …).

Leur vie et leur aisance futures dépendent de leur mariage

Dans les pensionnats de jeunes filles de bonne famille, les élèves se voient très tôt instruites du fait que leur vie et leur aisance futures dépendent de leur mariage. C’est pourquoi l’enseignement ne propose pas aux jeunes filles le même contenu que pour les garçons, et se centre sur l’acquisition de quelques connaissances de base complétées par les accomplishments, les talents d’agrément qui leur permettront plus tard de faire honneur à leur mari. On enseigne tout d’abord « les trois R » (« teach the three Rs »), c’est-à-dire la lecture, l’écriture, et le calcul (reading, (w)riting and reckoning). Outre cela, l’enseignement, tout au moins à l’époque georgienne ou au début de l’époque victorienne, est très centré sur les talents d’agrément que l’on attend chez une jeune femme accomplie, tels que dentelle, broderie, point de croix, qu’on appelle work (« ouvrage »), la connaissance du français, du dessin, de l’aquarelle, du chant, de la danse, du piano, etc.

Comme le formule joliment Jane Austen au début d’Emma« Mrs Goddard était la maîtresse d’un vrai pensionnat, à l’ancienne, où l’on vendait une quantité raisonnable d’accomplishments pour un prix raisonnable, et où l’on pouvait envoyer des jeunes filles pour s’en débarrasser, car elles pourraient, par leurs efforts, y acquérir un peu d’éducation, sans le moindre risque qu’elles en reviennent en étant devenues de petits prodiges. »

Contrôler la moralité des jeunes filles

Une règle généralement suivie pour obtenir une haute tenue morale dans les écoles pour jeunes filles est la lecture systématique du courrier, entrant et sortant, par les maîtresses d’école. Cette surveillance permanente engendre des réactions de méfiance, de duplicité (en cherchant à tourner la règle avec l’aide des domestiques), et créé par-dessus tout une forte sensation de violation de l’intimité. Pour le corps enseignant, ceci présente un avantage en empêchant les jeunes filles de se plaindre à leurs parents, sauf lors des vacances. Ceci contribue puissamment à limiter la prise de conscience par les parents, non seulement des mauvais traitements, mais aussi des risques sanitaires qu’encourent leurs enfants.

La famille, une armée. La maison, une entreprise.

Fichier:Les plaisir du mènage by James Gillray.jpg

Le rôle de la maîtresse de maison de l’époque victorienne (Household General en anglais) peut être comparée au commandant d’une armée ou à un chef d’entreprise. Pour faire en sorte que sa maison soit respectable et assurer à sa famille, bonheur, confort et bien-être, elle doit accomplir ses devoirs avec intelligence et minutie. Ainsi, elle doit savoir organiser les tâches et les déléguer à ses domestiques, qu’elle doit être capable d’instruire, ce qui n’est pas une mission facile dans la mesure où nombre d’entre eux ne sont pas dignes de confiance (sic). On attend de la maîtresse de maison qu’elle organise des réceptions et des dîners pour épauler la bonne réputation sociale de son époux et lui permettre de rencontrer de nouvelles personnes afin d’établir des relations d’affaires prospères.

Une garde-malade, avenante, dotée d’empathie et de compassion

Parallèlement, la maîtresse de maison doit aussi veiller à consacrer du temps à ses enfants, ainsi qu’à l’enrichissement de sa culture personnelle et de sa connaissance générale du monde. Parmi les autres devoirs décrits par Mrs Beaton, celui de tenir le rôle de « garde-malade » auprès des membres de la famille qui en ont besoin, vient en bonne place. Ceci requiert de la part de la femme un caractère avenant, ainsi que de la compassion et de l’empathie envers ceux qui souffrent, des dons de dévouement et de tempérance, et une bonne aptitude à maintenir une hygiène et un ordre rigoureux : toutes qualités qu’une femme digne de ce nom se doit de posséder dans la société britannique du xixe siècle. La femme de l’époque victorienne s’occupe aussi de ses parents en cas de maladie, même si, par ce fait, elle se retrouve à porter moins d’attention à sa personne.

Des vestiges de matriarcat ?

Une relation toute particulière existe en outre entre les femmes et leurs frères. Une sœur doit traiter ses frères avec la même diligence dont elle use pour traiter son futur mari. Elle est dépendante de ses frères puisque ceux-ci lui procurent l’affection et l’aide nécessaires s’il advient que son mari la maltraite ou si elle ne se marie pas. Qui plus est, il est très facile de défaire une réputation, mais autrement plus difficile de la faire ou la refaire. Si un membre d’une famille agit de façon socialement inappropriée, ses actes engendrent des répercussions sur la famille tout entière.

Émancipation des femmes britanniques :

  • à partir de 1839, avec une loi sur la garde des jeunes enfants (Custody of Infants Act), grâce à laquelle les mères « de bonne réputation » (autrement dit, n’ayant pas commis l’adultère) peuvent réclamer la garde de leurs enfants en bas âge (jusqu’à 7 ans).
  • en 1857, avec la loi sur les effets matrimoniaux (Matrimonial Causes Act), qui permet aux femmes de demander le divorce dans certains cas bien précis. Ainsi, pour obtenir le divorce, il suffit que l’homme prouve l’infidélité de son épouse, tandis qu’une femme doit prouver que son mari a commis non seulement un adultère, mais aussi un acte d’inceste, de bigamie, de cruauté ou de désertion.
  • En 1873, la loi sur la garde des jeunes enfants (Custody of Infants Act) fut amendée pour permettre l’octroi à toutes les femmes (y compris adultères) de la garde de leurs enfants jusqu’à 16 ans.
  • À partir de 1878, un amendement de la loi sur les effets matrimoniaux (Matrimonial Causes Act) permet aux femmes de demander le divorce pour cause de maltraitance de la part de leur époux, et de réclamer la garde des enfants pour le même motif. Les magistrats sont en outre autorisés à mettre sous protection les femmes dont l’époux a été condamné pour voies de fait graves.
  • En 1884, la loi sur les droits de propriété des femmes mariées (Married Women’s Property Act) permet aux épouses d’acquérir des droits identiques à ceux des femmes non mariées et, ainsi, de conserver leurs droits sur les propriétés personnelles qu’elles ont acquises avant et au cours de leur mariage : la femme devient ainsi une entité légale distincte de son mari, financièrement parlant.
  • En 1886, la loi sur la tutelle des jeunes enfants (Guardianship of Infants Act) permet à la femme de devenir l’unique tuteur légal de ses enfants en cas de décès de son époux.
Publicités