Robert Graves – Les mythes grecs : guerre d’extermination du matriarcat pré-olympien

Les Mythes grecs (titre original : Greek Myths) est un essai anthropologique publié en 1955 par le poète et écrivain britannique Robert Graves sur les récits mythologiques de la Grèce ancienne. Plusieurs éléments de la mythologie traditionnelle et du folklore proto-européen ne peuvent se comprendre que comme les traces d’un matriarcat originaire, prédominant en Europe et en Asie à époque préhistorique. Ce matriarcat est lié au culte d’une déesse-mère chtonienne, comportant des rites de célébration de la fécondité bien spécifiques.

La seule interprétation  plausible

Robert Graves (1895-1985), essayiste et romancier britannique, confronte, dans cette somme, la mythologie aux découvertes archéologiques et anthropologiques. N’étant pas sorti du sérail universitaire, certains, surtout en France, lui reprochent son évhémérisme, c’est à dire, sa façon de concevoir les personnages de la mythologie comme des êtres humains divinisés après leur mort. Une divinisation des héros dont l’objectif est de légitimer le pouvoir des nouveaux maîtres. C’est pourtant la seule interprétation qui donne une cohérence à ces légendes, qui sinon, demeurent aussi incompréhensibles qu’abracadabrantes. De plus, les multiples références aux textes des époques archaïque et classique, font que tout un chacun peut vérifier par lui-même ces interprétations, qui en valent bien d’autres.

Avant les grecs, les royaumes matristiques

« Les royaumes gouvernés par des reines ont semble-t-il, précédé les royaumes gouvernés par les rois, dans tous les territoires de langue grecque…

« Toute l’Europe néolithique, à en juger par les mythes et les légendes qui ont survécu, possédait des conceptions religieuses remarquablement cohérentes fondées sur le culte de la déesse-Mère, aux noms divers que l’on connaissait aussi en Syrie et en Libye. » Robert Graves, Les mythes grecs.

« Il existe en Grèce comme ailleurs, un foisonnement de versions différentes d’un même mythe qui témoigne des modifications intervenues au fil du glissement idéologique, de plus en plus patriarcal  »

    « La mythologie grecque mettait en scène une époque historique précise : celle de la guerre de conquête contre l’antique culture du divin féminin : c’est la longue mise en place des dieux patriarcaux qui y est racontée. » Françoise Gange, op.cit.

Quand les fils ne connaissaient même pas leur propre père

La Grèce connut également sa période « gentilice » – évidemment archaïque – dont il semble qu’elle soit sortie au temps de Médée, Jocaste, Clytemnestre … quand les hommes eurent oublié le temps pas si lointain où « les fils ne connaissaient même pas leur propre père » et en vinrent à faire dire aux dieux – Apollon, notamment – que c’est le père et non la mère, qui fait l’enfant. « Si l’on demande à un Lycien de quelle famille il est, rapporte Hérodote, il fait la généalogie de sa mère » (I, § 175). Plutarque nous apprend que les Crétois se servaient du mot matrie au lieu de celui de patrie. Ulpien, le jurisconsulte du IIIº siècle, donne encore au mot matrix le sens de métropole qui lui-même préserve le souvenir du temps où l’homme ne connaissait que la famille, le clan et le pays de la mère.

L’invention du mariage et du père : un esclavage pour les femmes

A la période classique, il n’y en a plus rien, sinon la trace en quelques usages et dans les tragédies. Le mariage est devenu la règle, instaurant une partition stricte des rôles et des statuts. Dans la démocratie athénienne, n’existe ni la liberté, ni l’égalité, ni la fraternité; assujettie, l’épouse athénienne est enfermée au gynécée, interdite de relation autre que celle de son époux; mais le citoyen est libre. Il a donc des relations multiples; et la prostitution évidemment fleurit sur un tel terreau. Elle n’est cependant pas liée à la religion; les bordels sont des établissements publics dont la cité est la maquerelle et les pensionnaires des êtres exploités et méprisés; les hétaïres, prostituées indépendantes, sont libres, et riches.

Épouses, concubines et courtisanes au service du Père

À Athènes, seules les épouses légitimes peuvent donner naissance à des citoyens : garantir leur chasteté, et plus particulièrement prévenir toute relation extra-maritale pour ces femmes est donc une préoccupation essentielle, non seulement pour leur famille, mais pour la cité tout entière. Ainsi, séduire l’épouse d’un autre est un crime très grave, car cela peut induire le doute sur l’ascendance des enfants nés de cette femme. En dépit de cette interdiction formelle, il est moralement acceptable pour un homme de s’engager dans des relations sexuelles avec des concubines, des prostitués, des étrangers ou des esclaves, seule l’épouse est contrainte à la fidélité absolue.

Au IVe siècle av. J.-C. le pseudo-Démosthène proclamait devant les citoyens assemblés en tribunal :

«  Nous avons les courtisanes en vue du plaisir, les concubines pour nous fournir les soins journaliers, les épouses pour qu’elles donnent des enfants légitimes et soient les gardiennes fidèles de notre intérieur ».

Et Aristote : «  La nature a fait deux parties distinctes : l’une pour commander (l’homme), l’autre pour obéir (la femme, l’enfant, l’esclave) ; et leurs qualités sont bien diverses, l’une étant douée de raison, l’autre en étant privée ».

Seuls les hommes sont des êtres humains complets

L’on peut également trouver dans le Timée de Platon :

« Ce sont les mâles  seulement qui sont créés directement par les dieux et à qui l’âme est donnée. Ceux qui vivent avec droiture retournent vers les étoiles, mais ceux qui sont lâches, on peut supposer avec raison qu’ils ont acquis la nature des femmes à la seconde génération [Platon croit à la métempsycose]. Dans cette situation, ce sont évidemment seulement les hommes qui sont des êtres humains complets et qui peuvent espérer l’accomplissement ultime, ce qu’une femme peut espérer au mieux c’est de devenir homme ».

L’épouse éternelle mineure, mère-porteuse des fils légitimes

La femme athénienne est une éternelle mineure, qui ne possède ni droit juridique, ni droit politique. Toute sa vie, elle doit rester sous l’autorité d’un κύριος / kúrios (« tuteur ») : d’abord son père, puis son époux, voire son fils (si elle est veuve) ou son plus proche parent. Une stricte fidélité est requise de la part de l’épouse : son rôle est de donner naissance à des fils légitimes qui puissent hériter des biens paternels. Le mari surprenant sa femme en flagrant délit d’adultère est ainsi en droit de tuer le séducteur sur-le-champ. La femme adultère, elle, peut être renvoyée. Selon certains auteurs, l’époux bafoué serait même dans l’obligation de le faire sous peine de perdre ses droits civiques. En revanche, l’époux n’est pas soumis à ce type de restriction : il peut recourir aux services d’une hétaïre (prostituée) ou introduire dans le foyer conjugal une concubine (παλλακή / pallakế) — souvent une esclave, mais elle peut aussi être une fille de citoyen pauvre.

Les mythes grecs, ou la guerre d’extermination du matriarcat

En dehors de l’archéologie, la mythologie est considérée comme une seconde source importante dans la recherche sur le matriarcat. L’auteur anglais et spécialiste de l’antiquité, Robert Graves, effectua en l’occurrence au milieu du siècle dernier un travail de pionnier. Il prouva dans son livre ‘The Greek Myths’ qu’un grand nombre de mythes grecs reflètent des conflits réglés de manière guerrière entre les sociétés organisées patriarcalement et celles organisées matriarcalement. La mythologie grecque relate abondamment les conflits et tragédies qui déchirèrent la méditerranée lors de la marche lente mais inéluctable des envahisseurs aryens patriarcaux (ioniens, doriens, achéens, mycéniens…). Lire Agnès Echène –  »Jason & Médée ou le remaniement du droit ».

La véritable première guerre  mondiale

La lutte pour l’introduction du patriarcat sur la terre dut être longue, puisque la guerre des Titans, dit Hésiode (poète grec du VIIIe siècle av. J. C), dura dix ans, c’est-à-dire un temps indéterminé, comme le siège de Troie. Prométhée, les Titans, Zeus, les dieux et les déesses qui prirent part à la lutte étaient en réalité des esprits immortels des défunts, habitant l’Olympe, la demeure que les Hellènes sauvages avaient imaginée pour les loger. Eschyle accuse Zeus d’avoir révolutionné l’Olympe et d’y avoir introduit un ordre nouveau. Il chassa de l’Olympe les divinités féminines, personnifiant sous les noms de Gaïa, Rhéa et Déméter, la Mère et la Terre, qui procréent et nourrissent tout. Les hommes qui n’acceptèrent pas l’ordre nouveau continuèrent à les adorer, tandis qu’ils refusaient de reconnaître « le nouveau chef des bienheureux ». Zeus les extermina, dit Hésiode.

La langue grecque témoigne de cette révolution

La langue grecque enregistre cette transformation :

  • Πόσις, qui primitivement signifie le maître, prend la signification d’époux ;

  • δάμαρ, la domptée, la vaincue, devient le nom de 1’épouse,

  • au lieu de δέσποινσ, la maîtresse de maison, la souveraine,

    • dont continuaient à se servir les Spartiates chez qui survivaient des mœurs matriarcales

  • la jeune fille est la non encore domptée, άδμης ;

    • l’Odyssée (VI, v. 109) appelle Nausicaa (reine matriarcale des phéaciens), « la vierge non domptée, » Παρθενος άδμής, parce qu’elle n’est pas mariée.

Les 12 travaux d’Hercule, ou l’extermination des protecteurs de la Déesse

Héraclès va s’opposer à Héra, la grande déesse préhellénique. Dès le berceau, il tue les serpents, prétendument déposés par Héra, et en fait, symboles du pouvoir de la déesse. Puis il s’attaque aux douze travaux, c’est à dire à la destruction des protecteurs de la déesse : le lion de Némée, l’hydre de Lerne, les Amazones et autres taureaux et oiseaux sacrés.

De même, Zeus précipita au fond des enfers, Typhon, prétendu monstre, en réalité, défenseur de Héra-Gaïa. Le serpent était également le symbole de la sagesse, de l’Esprit-Mère. Il fut aussi le symbole de Thot, d’Hermès, d’Esculape avant d’être démonisé par les religions monothéistes. Le dragon est un animal sacré au Japon, en Inde et dans les mythologies germaniques et celtiques.

Zeus, un tyran stupide et sanguinaire

L’ordre nouveau est odieux. Zeus, patriarche de l’Olympe, ainsi que le Père de la famille terrestre, est « un maître dur, qui ne doit pas rendre de comptes » (ib., v. .328) : « personne n’est indépendant, hormis lui » (ib., v. 11). « Il impose toujours avec colère sa bonté inflexible et asservit la race céleste » (ib., v. 165) « Il règne sans miséricorde d’après ses propres lois et courbe sous un joug orgueilleux les dieux d’autrefois » (ib., v. 406-408). Quand le « Père » entre, ils doivent se lever et rester debout en sa présence (Iliade, I, v. 534). « Il n’a pour justice que sa volonté » (Prom., v. 100-101). « Son cœur est inexorable, car qui exerce le pouvoir depuis peu de temps est dur » (ib., v. 34-35). Zeus, qui reproduit les faits et gestes du patriarche terrestre, s’était emparé par la force du gouvernement de la famille céleste. Il chassa de l’Olympe les divinités matriarcales et les Titans, et pour le conserver il employa la force. Sa lourde et brutale tyrannie pesait sur tous les Olympiens, qui souvent se révoltent.

Mais, pour gouverner la famille terrestre ou céleste et administrer ses biens, la force et la brutalité ne suffisaient pas. Il fallait encore de l’intelligence et il paraît que le Père de l’Olympe, ainsi que les Pères de la terre, n’était pas désigné par ses facultés intellectuelles pour remplir ces fonctions. Zeus, à la force irrésistible, avait la faiblesse intellectuelle des Pères, qui sur terre supplantèrent la Mère dans la direction de la famille. Il n’était pas un donneur de « sages conseils », comme Thémis, la mère de Prométhée. Il est au contraire obligé de recourir constamment aux conseils des déesses matriarcales pour échapper aux dangers de sa situation…

Des totems aux demi-dieux : l’invention du sang paternel

On remarque que les héros de l’Iliade (Guerre de Troie), qui détaillent leur généalogie avant chaque duel, ne remontent pas au-delà de la 3ème génération sans rencontrer un dieu, c’est-à-dire un père inconnu ; ce qui semblerait indiquer qu’à cette époque la filiation par le père était très récente chez les grecs. D’où la race des demi-dieux, nés de l’union des olympiens avec les filles des hommes. Les Hellènes, après avoir reflété le patriarcat au ciel, utilisaient les habitants imaginaires de l’Olympe pour fabriquer les ancêtres des lignées patriarcales, qui étaient des fils de dieux. Jusque-là, sous l’ère matriarcale, les tribus et les clans avaient pris pour ancêtres divins par lignée maternelle, des totems : animaux (cheval, chouette, serpent, lion, ours, sanglier, aigle…), végétaux ou des astres. Avec l’imposition forcée du patriarcat, il a fallu se trouver d’autres ancêtres divins, mais par lignée paternelle. C’est alors qu’on décréta que les nouveaux dieux du ciel s’unirent aux filles mortelles pour donner naissance aux demi-dieux (exemple : Héraclès), héros mythologiques, et ancêtres des hommes. Exemple : les Taphiens disaient descendre de Persée, car leur fondateur éponyme Taphios était l’arrière-petit-fils de Persée par sa mère, et avait Poséidon pour père.

« Des guerriers placés dans des camps ennemis, pouvaient être membres d’un même clan ; ils avaient besoin de se connaître avant de s’attaquer, pour ne pas commettre le crime horrible de verser le sang de leur propre clan. Mac Lennan [un chercheur de l’époque], remarque que les héros de l’Iliade, qui détaillent leur généalogie, ne remontent pas au-delà de la troisième génération sans rencontrer un dieu, c’est à dire un père inconnu ; ce qui semblait indiquer qu’à cette époque la filiation par le père était très récente chez les Hellènes. » – Paul Lafargue

Le partage des femmes

Quand les envahisseurs grecs, venant du nord, avaient commencé à coloniser la région par la force, ils se heurtèrent à la résistance des civilisations féminines autochtones. La plupart du temps, les colons sont uniquement des hommes : ils comptent sur la population indigène pour leur fournir des épouses. C’est le procédé traditionnel du mariage par rapt. Hérodote rapporte ainsi que les colons athéniens fondateurs de Milet, en Carie, attaquent les autochtones, s’emparent des femmes et tuent les hommes. Pour se venger des agresseurs, les femmes cariennes jurent de ne jamais manger avec leurs « époux » et de ne jamais les appeler par leur nom. L’histoire de cette guerre des sexes trouve son expression dans des histoires qui parlent de kidnapping de femmes (l’enlèvement des sabines ?), de victimes féminines, de viol et de combats des Amazones.

Les dieux violeurs

La juridiction gréco-romaine ne fait aucune distinction entre la séduction et le viol. Ainsi, les nouveaux dieux et les héros  »séduisirent » les anciennes déesses et les mortelles. Zeus, le père grec des dieux, traverse la totalité de la région méditerranéenne en procréant et en déshonorant, toujours poursuivi par la jalousie de son épouse Héra qu’il a trompée. La fille à qui l’Europe doit son nom sera kidnappée et rendue enceinte par Zeus qui pour ce faire prit la forme d’un taureau. Son frère Hadès, le dieu des enfers, enlève Perséphone et la traîne aux enfers. Son deuxième frère Poséidon, le dieu des mers, viole Déméter la déesse de la terre cultivée. Apollon, son fils lucide, viole plusieurs nymphes et femmes terrestres et punit celles qui lui résistent. L’ancien panthéon matristique égéen (Gaïa, Cybèle, Héra, Déméter, Perséphone, les Érinyes, les Parques…), sera progressivement conquis et dominé par le nouveau panthéon olympien, patriarcal, où chacun de ses dieux (Zeus, Arès, Dionysos, Hadès…) épousera de force les anciennes déesses-mères, noces auxquelles se sont toujours opposés les centaures.

Résistances chez les immortels

Mi hommes, mi chevaux, il furent probablement un peuple matriarcal tribal autochtone de cavaliers, dont l’animal totémique était le cheval, totem que vénérait aussi la cité de Troie, alliée des Amazones… Les déesses ayant réussi à échapper au mariage et à garder leur puissance furent appelées  »reines » et  »vierges » par les gréco-romains : Aphrodite, Artémis, les nymphes… les rares personnalités féminines représentées nues, toutes les autres femmes étant voilées.

Les Océanides (nymphes des océans), restent fidèles à l’ordre matriarcal et jurent par les Moires (divinités matriarcales du destin), que « jamais elles ne deviendront les compagnes de la couche de Zeus et ne s’uniront à aucun des habitants du ciel » (ib., v. 885-887). Elles maudissent « Zeus, qui règne par des lois nouvelles et qui anéantit tout ce qui jusqu’alors avait été vénérable » (ib., v. 151-153). Elles nous apprennent que « les mortels qui habitent l’Asie sacrée…, et que les Amazones, les vierges de la terre de Colchide », et déplorent « les dignités antiques et magnifiques que lui et ses frères ont perdues. » (ib., v. 409-420).

Artémis, la rebelle au mariage

Artémis, Séléné, et Hécate, sont associées à la lune montante, pleine et descendante (symbole des cycles menstruels). La déesse-mère Artémis devint une vierge farouche (supposée et dite  »vierge » car non mariée), une chasseresse qui tue de ses flèches tous les hommes qui osent la séduire. Elle a demandé a son père Zeus de garder sa  »virginité » pour toujours à cause de l’aversion pour le mariage que lui a donné sa mère Léto dès la naissance. Au concile d’Ephèse de 431, Artémis fut transformée par les chrétiens en Sainte Vierge Marie Mère de Dieu.

Athéna, la vierge patricienne

Athéna, déesse de la sagesse et des animaux totémiques chouette et serpent, à l’origine née d’elle-même, fut d’un seul coup née de la tête de Zeus, et incarna désormais la guerre. Elle est en réalité la fille de Métis, déesse de la sagesse, avalée par Zeus pour s’en approprier les vertus. Le nom Athéna est l’inversion du nom de la déesse sumérienne Anatha, Reine du Ciel.

Elle est aussi la Déesse de la Lune (celle qui brille pendant la nuit). Elle était Neith, déesse de la Guerre et de l’amour des Libyens (berbères matriarcaux). Athéna, ou Neith, étant déesse tutélaire du grand peuple libyen dont une importante communauté s’établit en Grèce, il fut difficile aux prêtres de Zeus de minimiser, comme ils le firent pour de nombreuses divinités, l’importance d’Athéna. Ainsi, elle devint la fille aînée et préférée de Zeus, qui alla même, comme le dit la légende, jusqu’à l’enfanter. Les déesses-mères furent par la suite rabaissées au rang de divinités  »chthoniennes » (souterraines) lorsque qu’Athéna, traîtresse du côté des pères, les spolia : Méduse, Pallas, Arachné, Chimère

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L’avènement du panthéon patriarcal montre à travers les récits de Cécrops, Prométhée, Pandore, Arachné et Méduse la victoire du panthéon patriarcal des olympiens (Zeus et sa fille Athéna) sur l’ordre ancien des déesses-mères.

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