Démographie : la surpopulation, une conséquence de la structure familiale du patriarcat

Au Niger (musulmans), la fécondité est de presque 8 enfants par femme, alors que chez sa minorité ethnique matriarcale des Peuls Wodaabés, la fécondité est de 4.

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Engrossées de force

SurpopulationLes nations les plus patriarcales (où la sexualité est la plus sévèrement réglementée et réprimée) sont aussi les plus densément peuplées : Chine, Inde, pays musulmans… Les femmes y passent leur vie à être enceintes (ex : la France du 19ème siècle). Sans compter que dans de nombreuses religions patriarcales (ex : l’islam), la procréation de masse est un devoir pour alimenter l’armée des croyants d’un empire religieux.

« [La crise démographique débute] avec l’âge de bronze, bien avant l’époque moderne et sa « bombe P » (la surpopulation), sitôt que la femme détrônée ne contrôle plus la procréation tombée au pouvoir du mâle qui surexploite le sol et surféconde les ventres au nom du « croissez et multipliez » de la première religion sans déesse. » – P 56, Les femmes avant le patriarcat, Françoise d’Eaubonne.

Le matriarcat : une démographie auto-régulée

Paradoxalement, les nations les plus matriarcales (où la sexualité est la plus libre) sont celles qui enregistrent les taux de croissance démographique les plus faibles du monde, et ce malgré l’absence de contraceptifs et d’avortement connus. Malgré les amants multiples et une sexualité très précoce, les femmes y sont rarement enceintes. Chez les Moso, le taux de croissance de la population y serait le plus bas au monde : 0.78 %. Certains supposent que la femme y développe une conscience accrue de son corps, et dirige librement sa sexualité et sa maternité : connaissance des cycles, ressenti de sa fertilité, refus de l’acte sexuel, absence de devoir conjugal…

La femme maîtresse de sa sexualité

Ceci s’explique par le respect du tabou. Les couples ne vivent pas ensemble. La femme vit dans son clan maternel, en présence d’hommes vis-à-vis desquels il y a interdit de l’inceste : ses frères, cousins, oncles… de lien maternel. Elle fréquente des hommes extérieurs à son clan, ses amants, qui se heurteraient au Mund (devoir de protection des frères) si ils voulaient la forcer à quoique soit. Or, chez les matriarcaux, après l’accouchement, en particulier lors de l’allaitement, la femme est tabou (ex : les bashilélés du Congo). Ses amants n’ont plus le droit de la toucher pendant un certain temps. Ceci permet déjà d’espacer les naissances.

Exemple : la légende celtique de la fée Présine, mère de Mélusine, « Donc, si vous me voulez prendre pour épouse, jurez que vous ne chercherez jamais à me voir au temps de mes couches ». Cette mesure sert aussi à empêcher le géniteur de s’attacher à sa progéniture, et de réclamer des droits sur eux.

La chasteté maternelle : un instinct naturel

On suppose aussi qu’après l’accouchement, la femme reste instinctivement chaste pendant quelques années, son instinct étant désormais accaparé par son enfant. La nature est bien faite. Elle a mis au point un cocktail hormonal libido-dépresseur (qui inhibe le désir sexuel) qui amène la mère à se consacrer entièrement à son enfant. L’endocrinologie est une science récente. Le couple moderne perturbe cette période puisque l’amant aimerait bien récupérer son épouse. Dès lors il est en concurrence avec le bébé (complexe d’œdipe pour l’enfant). Notre civilisation contre-nature fait tout pour détruire le lien mère-enfant: congé maternel trop court, sevrage précoce voir hyper-précoce (à un mois)…

Quand la nouvelle mère est tabou

Il y a des causes hormonales naturelles. A la naissance de son bébé, la femelle est programmée pour ne penser qu’à lui, se dévouer corps et âme, voir même se sacrifier pour lui, être ‘amoureuse’ de lui en somme… La décharge d’ocytocine, l’hormone du bonheur, lors de l’accouchement est 10 à 100 fois plus intense que dans l’orgasme. Alors évidement le ‘père’ se sent un peu abandonné. Dans les sociétés matriarcales (naturelles), c’est pour cela que la nouvelle mère est tabou (interdit d’avoir des rapports avec elle).

Les mystères de la contraception naturelle

Il semble aussi que les femmes matriarcales éjaculent toutes (phénomène établi par des médecins chez les femmes trobriandaises de Papouasie). Quel est donc la fonction biologique de l’éjaculation féminine (« femmes fontaine »), un contraceptif naturel ? Le mystère de la maîtrise de la fécondité chez les peuples matriarcaux reste entier. Mais ne dit-on pas des sorcières de nos pays qu’elles étaient des  »femmes aux herbes » ?

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