L’origine du mariage : garantir la reconnaissance de paternité, le droit du père, pilier du patriarcat

Le mariage est l’appropriation du ventre de l’épouse et de ses enfants par l’époux. Épouse = mère porteuse = prostituée sacrée

Le rôle du mariage

C’est en Irak actuelle que la civilisation Sumer semble avoir institué le mariage aux environs de 3 000 ans av. J.-C. Le mariage a été inventé pour garantir la reconnaissance de paternité. Le mariage est le contrat de fidélité sexuelle qui met à disposition de l’époux une mère porteuse fidèle, l’épouse, afin de lui garantir une descendance. Le mariage fut instauré quand on décida que l’enfant n’appartiendrait plus à la mère mais désormais au père. Dans toute société patriarcale traditionnelle, l’hétérosexualité hors mariage est strictement interdite. Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité. Se marier, c’est reconnaître d’avance les enfants d’une femme. La sexualité hors mariage permet au géniteur, où à la mère, de dénier la reconnaissance de paternité. Dans les sociétés patriarcales traditionnelles, un enfant conçu hors mariage n’a pas de père légal (exemple : l’islam), et parfois même, n’est pas reconnu par l’état (Chine). Téléchargez l’article complet traitant de l’instauration du mariage ===> La prostitution avant le monde.pdf

La présomption de paternité

La présomption de paternité est une présomption légale consistant en l’attribution à l’époux de la paternité des enfants mis au monde par sa conjointe en se dispensant d’examiner la question de la réalité biologique de cette filiation ; celle-ci restant présumée et contestable par une expertise biologique, hormis dans le cas d’une procréation médicalement assistée hétérologue (avec tiers donneur). Elle a été exprimée par le principe de droit romain Mater semper certa est ; pater is est quem nuptiæ demonstrant : « (L’identité de) la mère est toujours certaine ; le père est celui que le mariage désigne ».

« L’enfant conçu ou né pendant le mariage a pour père le mari.» — Article 312 du Code civil

Expliquant la place de la filiation dans le mariage, le doyen Jean Carbonnier a déclaré en 1991 : « Le cœur du mariage, ce n’est pas le couple mais la présomption de paternité ».

Commentant cette affirmation en 2012, la sociologue Irène Théry remarque : « Le mariage n’est plus le socle de la famille. Depuis que l’on a aboli toute distinction entre la filiation légitime et la filiation naturelle, la présomption de paternité n’est plus le cœur du lien matrimonial. Le mariage, c’est désormais l’union d’un couple ».

L’enfant conçu hors mariage en islam

Les enfants qui sont le fruit du zinâ (la fornication) ne s’affilient pas à leur géniteur. Légalement, il n’est pas leur père et ce ne sont pas ses enfants. Aucun des deux n’a de droit successoral sur l’autre. L’enfant naturel est affilié à sa mère en vertu de la grossesse et de l’allaitement.

Abdullah Ibn ‘Amrû rapporte qu’un jour, un homme se leva et prit la parole en disant : « Ô Messager d’Allah, untel est mon fils, j’ai forniqué avec sa mère dans la jâhiliyya (période anté-islamique)». Mahomet déclara alors : « Nulle prétention [de paternité] en islam, ce qui avait cours dans la jâhiliyya est révolu. L’enfant appartient au lit et le fornicateur (al ‘âhir) reçoit la pierre ». Cela signifie que l’enfant [naturel] est affilié à sa mère compte tenu de la grossesse et de l’allaitement. Quant à l’enfant d’une femme mariée, il appartient au mari qui partage son lit. Mahomet a donc décrété qu’un enfant mis au monde par une femme [esclave] laquelle n’appartient à aucun homme ou par une femme libre qui a forniqué, n’est pas affilié à son géniteur et n’hérite pas de lui, car c’est un enfant du zinâ, un bâtard.

L’idéal monogamique du ver solitaire

Et si la stricte monogamie est le comble de toute vertu, la palme revient au ver solitaire qui possède, dans chacun de ses cinquante à deux cents anneaux ou articles, un appareil sexuel masculin et féminin complet et passe toute son existence à s’accoupler avec lui-même dans chacun de ses segments. Friedrich Engels

Pour légaliser le rapt et le viol

La première forme de mariage apparaît sous l’Empire Romain, elle légalise par le droit une mauvaise habitude qui consistait à enlever la femme désirée, enrobée de termes juridiques, elle devient un mariage de fait ou mariage per usum, après un an de cohabitation, cette union est considérée comme valide à moins que l’épouse ne découche trois nuits d’affilée. Puis les Romains adopteront trois formes de mariages dans lesquels l’enlèvement de la femme n’est plus nécessaire. Cette dernière doit, néanmoins obéir aux désirs de son père :

  • mariage cum manu (avec la main), le père de famille transmet son autorité filiale au futur mari qui devient alors le tuteur de sa femme.
  • mariage coemptio, le père, dans cette union, opère une transaction commerciale avec son gendre.
  • mariage confarreatio, celui-ci est réservé à l’aristocratie, et se pratique sine manu, c’est-à-dire sans passage de l’autorité du père au fils, ainsi, l’épouse peut conserver ses droits et ses biens.

Dans tous les cas la femme n’a pas le droit à choisir.

Étymologie du mariage

Le sens premier des mots  « maris » et « femmes » dans les différentes langues.

Dans le dictionnaire actuel, depuis Mai 68, avènement de la femme moderne :

  • Mari : homme uni à une femme par le mariage.
  • Femme : femme unie à un homme par le mariage.

Dans l’ancien dictionnaire de Furetière, à l’époque de Molière :

MARI. subst. masc. Celui qui est joint à une femme par un contrat civil pour la procréation des enfants légitimes. Les femmes en France sont sous la tutelle perpétuelle du mari, ne peuvent faire aucun acte non autorisé par leur mari. Le mari est maître de la communauté. Le mari est obligé de donner un douaire à sa femme.

Quand la fille devient femme par le mariage

La femme est, elle, définie comme l’évolution de fille, et passe de la tutelle de son père à la tutelle de son mari. Cette définition tient à peu de choses près jusqu’au début du XXème siècle. A ceci près que l’amour vient progressivement devancer le mariage alors qu’il le suivait auparavant. On distingue le mari de l’époux, le premier étant le maître et le second l’être aimé.

En russe, on trouve une définition différente du verbe se marier pour l’homme et la femme.

  • L’homme (muj) « jenitsa » = prend femme.
  • La femme (jena) « zamujat » = se place derrière un homme.

En anglais :

  • Husband = House Bondi = le maître de la maison.
  • Wife viendrait du danois ou du suédois, d’origine inconnue dans les dictionnaires anglais.

En arabe, il y a égalité dans les termes et chacun reste au travers du mariage maître de ses biens.

  • Zaouaja est le verbe se marier
  • Zaouj = le mari
  • Zaouja = la femme

L’épouse, la mère des enfants de l’époux

« Ainsi le mariage c’est littéralement un homme qui passe contrat avec une femme pour qu’elle devienne la mère de ses enfants. A l’origine, cela n’a jamais été une question d’amour. Le mariage n’a pas été inventé pour institutionnaliser des formes d’amour particulières, mais pour assurer la structuration sociale qui repose sur la filiation. » – Mgr Jordy, évêque de Saint Claude

La religion impose à l’homme de fournir le maximum pour sa femme, de lui assurer sa liberté, il doit assumer le foyer. La femme bénéficie de la protection du mari pour assurer sa réussite et peut ne pas mettre ses biens en communauté. En pratique, le pouvoir régalien du mari est souvent exploité sans respect de ces principes moraux. La tradition l’emporte sur la religion et la femme est soumise.

Les couleurs de la mariée

  • Le blanc symbolise la virginité,
  • Le jaune symbolise la non-virginité : la fornication (sexe avant  le mariage), ou l’adultère (sexe hors mariage),
  • Le rouge signifie que l’épouse a déjà eut des enfants (mariage en faute si elle a déjà eut des enfants de son futur époux),
  • Le bleu symbolise la fidélité,
  • Le gris symbolise les voyages lointains,
  • Le vert symbolise la pudeur,
  • Le noir symbolise le refus du mariage.

Le père donne la main de sa fille au mari

La femme est une éternelle mineur. Elle passe de la tutelle de son père à la tutelle de son mari qui ont droit de vie ou de mort sur elle (puissance paternelle / patria potestas, en droit romain). L’épouse promise (fiançailles) est cédée par le père au mari moyennant une dot négociée.

Quand le marié découvre le visage de l’épouse

Même s’il est vrai que le mot « voile » est plus souvent employé pour parler d’une femme en deuil, et que cette tradition se perd peu à peu, certaines mariées arrivent encore « voilée » jusqu’à devant l’autel de l’église. Cette tradition du voile pourrait provenir de l’époque ancienne où l’homme passait un drap sur la tête de la femme de son choix pour la kidnapper, « coutume » qui se serait ensuite transformée à l’époque des mariages arrangés, pour devenir une habitude de masquer le visage de la mariée jusqu’au moment où les époux était officiellement engagés. Ainsi, les critères physiques ne devaient pas entrer en ligne de compte pour le mariage. De nos jours, à la fin des cérémonies, la mariée qui porte un voile en tulle, le découpe en rubans assez longs et les distribue aux femmes célibataires présentes, en gage de leur mariage prochain.

A droite de son épouse, pour mieux la kidnapper

Il est encore d’usage, de nos jours, que la mariée se tienne à la gauche de son futur époux pendant les différentes étapes de la journée. Cette tradition très ancienne découle de l’époque où l’homme passait un drap sur la tête de la femme de son choix pour la kidnapper, et où il devait parfois croiser le fer avec les hommes de sa famille ou d’autres prétendants : En tenant la mariée avec sa main gauche (et sachant que les droitiers sont majoritaires), il laissait ainsi sa main droite disponible pour se servir de son épée

Vol et viol des femmes

Le mariage par enlèvement est une forme de mariage forcé dans lequel la future conjointe est enlevée de force à sa famille. Cette coutume a lieu dans certains pays d’Asie centrale, dans la région du Caucase ainsi que dans certaines parties de l’Afrique. Au Kirghizistan, cette pratique porte le nom de Ala Kachuu. Bien qu’interdite et passible d’une peine de trois à cinq ans d’emprisonnement, elle est pratiquée dans certaines tribus, le nombre de jeunes filles mariées de force étant estimé à 15 000 par an.

Le viol du devoir conjugal

Le viol conjugal est un viol exercé par un conjoint sur un autre. Certains États ne considèrent pas que le viol puisse exister entre époux. Alors que certaines civilisations ou religions considèrent que la femme doit être soumise sexuellement à son époux, la législation ou la jurisprudence de certains pays admettent l’accusation de viol d’une femme par son mari, voire de l’inverse. En 2006, l’ONU a estimé que le viol entre époux pourrait être poursuivi dans au moins 104 États (dans 4 de ces pays, le viol conjugal peut être poursuivi seulement si les époux étaient séparés). En France, le viol entre conjoints est condamnable depuis 1992.

Une pratique toujours d’actualité

Ala Kachuu (litt. « se sauver en emportant quelque chose qui ne vous appartient pas ») désigne la pratique de mariage forcé par enlèvement encore en cours au Kirghizistan. Son ampleur réelle reste sujette à controverse. Selon certaines études, entre 35 % et 45 % des femmes kirghizes épousent un homme contre leur volonté.

L’expression « kyz ala kachuu » signifie « enlever une jeune femme et s’enfuir ». Dans les faits, cela se traduit par de jeunes hommes qui capturent une femme soit par la force, soit par la ruse, généralement épaulés dans cette tâche par des amis ou des parents. Ils amènent de force la jeune femme dans la future belle-famille. Là, elle est gardée en captivité jusqu’à ce que les parents de son potentiel mari parviennent à la convaincre de se marier avec lui, ce qui se conclut par l’action de revêtir un voile de mariée.

Parfois, alors que la jeune femme est parvenue à résister et a retrouvé le chemin de sa famille, sa propre famille tente de la persuader d’accepter le mariage. Cette pratique fut abolie durant l’ère soviétique mais avec la fin de celle-ci, on assiste à un retour en force de cette pratique.

Toutefois l’expression peut signifier également des modes moins radicaux d’union, allant de l’enlèvement symbolique, où les deux familles ainsi que les futurs conjoints sont complices (ici, l’Ala Kachuu n’est plus qu’une coutume) à un moyen de se soustraire à sa famille pour la jeune femme, ou encore un moyen pour l’homme d’éviter de payer la dot, lorsqu’il est désargenté.

Une marchandisation des femmes

Le mariage est le transfert d’une personne d’une famille à une autre. Chaque membre d’une famille est une richesse. C’est pourquoi, le père donne sa fille à son gendre moyennant dédommagement financier : c’est la dot. Sur le marché du mariage, la valeur commerciale d’une épouse dépend de son âge, de sa beauté, de sa fertilité, mais surtout, de sa virginité. La virginité est le scellé qui certifie la paternité de l’enfant à venir. Le mariage est donc un commerce des femmes, de leur ventre, de leur sexe, donc de la prostitution. La sexualité étant rare, une contrebande de la sexualité s’organise afin de canaliser l’infidélité naturelle des époux, éviter les enfants illégitimes, afin de préserver l’institution du mariage. Des femmes sont dédommagées d’un éventuel enfant sans père : la prostitution est née !

Mariage = prostitution sacrée, ou l'ascenseur social cendrillonesque

Origine du mariage forcé

Le mariage lui-même étant une alliance politico-financière entre deux familles (dot, spéculation conjugale : captation & dilapidation des héritages), les unions sont donc arrangées ou forcées. Pour préserver le  »patrimoine familial », les mariages incestueux entre cousins sont privilégiés. Exemples : aristocraties, Maghreb… Le mariage est donc un contrat de vente, une prostitution sacralisée. Le mariage d’amour, consentant, est rare dans les sociétés patriarcales traditionnelles. Dans la littérature traditionnelle, la séduction et l’amour ont toujours été hors et contre le mariage : Roméo & Juliette, Tristan & Iseult, Lancelot & Guenièvre, les tragédies grecques, le cinéma bollywoodien…

Vidéo :  « Le cortège de noces », chanson traditionnelle sur le malheur du mariage par le groupe folklorique Malicorne

Contrairement aux contes Disney, les chants anciens témoignent que le mariage n’a jamais été un bonheur.

L’idéalisation du mariage

Et le mariage d’amour alors ? Le mariage d’amour étendue à la masse est une invention de l’époque moderne. Sans doute promu par ces histoires romantiques défiant toutes conventions sociales comme celle de La Dame aux Camélias (1848) d’Alexandre Dumas fils (1824-1895), ensuite exalté par un cinéma américain qui stimule le passage à l’acte pour des générations d’amoureux en rupture avec les traditions religieuses, le mariage devient progressivement la grande affaire de deux personnes qui s’aiment profondément et non plus la vile tractation entre deux familles ambitieuses. Mais attention, cette libéralisation de l’institution maritale s’applique à l’Occident, essentiellement.

Mariage et idéalisation : Cendrillon et le Prince Charmant

Pour des milliers de petites filles, le mariage signifie encore ce grand jour merveilleux, ce rêve de la robe de princesse, dans un sanctuaire rempli de fleurs et de parfums exquis, réunissant des dizaines de témoins heureux vêtus de leurs plus beaux habits… Mais pour les plus sceptiques, les plus cyniques et autres lucides, le mariage est une institution poussiéreuse, débordant d’hypocrisie et de symboles dépassés qui mène, dans presque la moitié des cas, à quelque divorce cinglant.

Vidéo : Zemmour l’affirme, le mariage d’amour est une utopie moderne qui détruit le mariage

Le mariage pour la postérité légitime

Le système qui s’installe dans le monde réel est un mariage pour l’insertion sociale et la postérité légitime, la vie affective et sexuelle se vivant hors du couple conjugal, avec amants, maîtresses ou prostitué(e)s, ou entre hommes, entre amies.

L’amour déstabilise la famille

Les médecins pensent toujours que la passion est une maladie de l’esprit, et ne peut être une base solide pour fonder une famille. Mais peu importent les oppositions, l’élan est donné, l’évolution est irrésistible : hommes et femmes veulent des enfants et s’intégrer dans la société avec la personne qu’ils aiment et qu’ils désirent sexuellement, et ne plus vivre écartelés.

Pas d’amour dans le mariage gréco-romain

Dans l’Antiquité, la question ne se posait même pas. Grecs et Romains distinguaient l’amour sexuel, la passion érotique, de l’amitié. Ils n’imaginaient pas que les deux puissent être réunis dans la relation d’un homme avec une femme, à plus forte raison d’un mari avec son épouse : « Si j’ai envie d’avoir un rapport, je ne vais pas déranger ma femme au gynécée pour une chose aussi futile », écrivait Plutarque, qui avait sous la main les esclaves, hommes ou femmes, qui lui permettaient d’assouvir ses besoins.

Les épouses ne sont que du bétail

Le même renchérissait : « J’affirme que ce que vous ressentez quand vous vous attachez à des femmes ou à des jeunes filles, ce n’est pas de l’amour. De même les nourrisseurs et les cuisiniers n’ont pas d’affection pour les veaux et pour les volailles qu’ils engraissent « .

L’amour entre homme, le seul véritable ?

Pour Cicéron, l’amitié ne peut exister qu’entre hommes, et la sexualité avec l’épouse ne sert qu’à avoir des enfants légitimes. Pétri par cette culture antique, saint Augustin, vers 400, n’arrive pas à imaginer ce que Dieu veut dire quand la Genèse lui fait créer la femme « pour être une aide qui soit accordée (à l’homme) » : physiquement, la femme est moins robuste qu’un autre homme, et pour le réconfort affectif « combien plus agréable est la cohabitation de deux amis comparée à celle d’un homme et d’une femme ! »

Lire Pédérastie / pédophilie : quand les femmes sont inaccessibles hors mariage (patriarcat)

La décadence du mariage moderne

 » La raison du mariage – elle résidait dans la responsabilité juridique exclusive de l’homme : de cette façon le mariage avait un élément prépondérant, tandis qu’aujourd’hui il boite sur deux jambes. La raison du mariage – elle résidait dans le principe de son indissolution : cela lui donnait un accent qui, en face du hasard des sentiments et des passions, des impulsions du moment, savait se faire écouter. Elle résidait de même dans la responsabilité des familles quant au choix des époux. Avec cette indulgence croissante pour le mariage d’amour on a éliminé les bases mêmes du mariage, tout ce qui en faisait une institution. Jamais, au grand jamais, on ne fonde une institution sur une idiosyncrasie ; je le répète, on ne fonde pas le mariage sur l’amour, – on le fonde sur l’instinct de l’espèce, sur l’instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l’instinct de la domination qui sans cesse s’organise dans la famille en petite souveraineté, qui a besoin des enfants et des héritiers pour maintenir, physiologiquement aussi, en mesure acquise de puissance, d’influence, de richesse, pour préparer de longues tâches, une solidarité d’instinct entre les siècles. Le mariage, en tant qu’institution, comprend déjà l’affirmation de la forme d’organisation la plus grande et la plus durable : si la société prise comme un tout ne peut porter caution d’elle-même jusque dans les générations les plus éloignées, le mariage est complètement dépourvu de sens. – Le mariage moderne a perdu sa signification – par conséquent on le supprime. «  – Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, p 39

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