Mères castratrices : mariage malheureux, frustration, solitude et propriété individuelle. Des monstres en réaction au patriarcat

Vipère au poing est un roman autobiographique d’Hervé Bazin, publié en 1948.  Le livre décrit l’enfance et l’adolescence du narrateur, Jean Rezeau. Ce dernier décrit ses rapports avec sa mère Paule Pluvignec, dite Folcoche, une véritable marâtre. Ce roman est un huis clos entre la mère indigne, les trois enfants martyrisés, le père démissionnaire et un précepteur changeant (Abbé). Paule Pluvignec, mariée à Jacques Rezeau. Surnommée « Folcoche », abrégé de « folle » et de « cochonne », elle désire une autorité sans limite sur ses fils qui par conséquent la détestent. Paule est la fille d’un sénateur parisien qui lui a imposé un mariage avec une famille bourgeoise ancienne et respectée : les Rezeau. En plus de sa cruauté, elle est décrite comme plutôt sale et terriblement avare.

Maniaco-hystériques et frigides, en revanche contre les hommes

Dans les sociétés patriarcales, il est fréquent d’observer des mères castratrices. Souvent hystériques et maniaques du contrôle absolu, piquant des crises de démence, emplies de haine et de revanche, elles dirigent la maison d’une main de fer et terrorisent ses habitants. Ce ne sont pas des matriarches. Ce comportement n’a rien à voir avec le matriarcat.

Vidéo : Mis à la rue par sa mère, une mère humiliant son fils

  • Ces femmes sont généralement seules, aigries et frustrées sexuellement. Dans le matriarcat, les femmes choisissent librement leurs amants, et ont donc une vie sexuelle riche et épanouie.
  • Quand elles sont mariées, elles sont enfermées dans un mariage malheureux (syndrome de la Bigouden bretonne). Les maris sombrent alors dans la dépression et l’alcool (« matriarcat » breton).
  • Elles sont souvent nées dans des familles écrasées par de lourds interdits sexuels (patriarcat traditionnel). Elles ne connaissent pas leur corps, sont frigides et se refusent toute jouissance. De même elles éduquent leur fille à la frigidité en leur interdisant tout plaisir dans la sexualité.
  • Elles identifient le fils à l’ex-mari et se vengent sur lui.
  • Il n’y a pas d’oncle maternel (matriarcat) pour remplacer le père (patriarcat) et contrebalancer de pouvoir de la mère.
  • Quand la propriété est individuelle, le propriétaire a tous les droits. Il peut donc se comporter en tyran dans une maison à son nom, quand bien même elle abrite une famille entière. Dans un clan (famille élargie), la propriété est collective et indivisible, et les chefs sont élus démocratiquement : il ne peut y avoir de despotes.
  • Dans une société sans état, il n’y a pas de caisses de retraite. La mère est donc dépendante de ses enfants pour assurer ses vieux jours. Elle est donc obligée de se concilier leurs bonnes grâces pour survivre.
  • Dans  une société de familles nucléaires rigides, régies par le sang et le mariage, l’exclusion de la famille signifie généralement l’exclusion de toute famille. Dans une société clanique, quand bien même un membre est expulsé de la famille, il peut facilement se faire adopter par une autre famille clanique.

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La Famille Choisie Associative
Le projet Prométhée consiste à créer des familles sous forme d’associations, afin de créer de la solidarité, et transmettre des biens collectifs sans héritage. Il s’agit pour chacun d’échanger de la solidarité contre la mutualisation d’une partie de ses biens.
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