Les soutiens-gorges, un business patriarcal pour cacher les tétons tentateurs ?

Toute sexualité hors mariage peut engendrer des enfants sans père, et doit donc être combattue par tous les moyens.

Certaines femmes refusent l’usage du soutien-gorge, le jugeant inconfortable et inutile à empêcher la chute des seins. Certains courants féministes le refusent également, jugeant le soutien-gorge instrument d’oppression et de souffrance infligée au corps des femmes. Certains groupes religieux et politiques interdisent le port du soutien-gorge. En 2009, en Somalie, les Shebab islamistes ont fouetté en public plusieurs femmes qui portaient ce sous-vêtement.

Pour gommer la féminité

Sous le traditionnel chiton, la femme de la Grèce hellénistique (-400 à -100) porte une tunique en lin recouvrant plusieurs systèmes composés de bandelettes pour contrôler la morphologie féminine. Pour gommer la féminité en aplatissant la poitrine et les hanches, elle porte l’apodesme, un bandage formant une ceinture sous la poitrine pour la maintenir. Il se porte indifféremment sur le chiton ou directement au contact de la peau. Pour dissimuler les hanches et le ventre, elle utilise le zona, une bande abdominale. Les jeunes filles portent le mastodeton, un mince ruban ceignant la poitrine pour empêcher le développement du sein. La silhouette de la femme grecque est volontairement androgyne et témoigne du goût des Grecs anciens pour les femmes aux seins peu développés. Certains médecins iront jusqu’à proposer des traitements pour empêcher le développement du buste.

Cachez ces formes que je ne doit pas voir !

La femme romaine porte habituellement une tunique ou une stola et, en dessous, les mêmes dispositifs que la femme grecque. Les hanches sont effacées par un zona, la poitrine des jeunes filles bandée à l’aide d’un taenia ou d’un fascia, équivalent romain du mastodeton. Les bustes plus volumineux sont écrasés par un mamilliare en cuir. Le dispositif le plus répandu est le strophium, un bandage similaire à l’apodesme grec. Certains dessous de l’époque, dont la représentation la plus connue est celle de la villa romaine du Casale à Piazza Armerina en Sicile, ressemblent étrangement au bikini ou aux culottes et soutien-gorges actuels.

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Les seins se porteraient mieux sans soutien-gorge

Publié le 10 avril 2013 à 15:54 sur France Info

C’est l’un des résultats préliminaires d’une expérience menée pendant une quinzaine d’années au CHU de Besançon par le professeur Jean-Denis Rouillon : Les seins se porteraient mieux sans soutien gorge !

En effet , « Nos premiers résultats valident l’hypothèse que le soutien-gorge est un faux besoin. Médicalement, physiologiquement, anatomiquement, le sein ne tire pas bénéfice d’être privé de la pesanteur. Au contraire, il s’étiole avec le soutien-gorge ».

Son étude se penche particulièrement sur un groupe d’une cinquantaine de femmes âgées de 18 à 35 ans. D’après l’observation de ce groupe restreint, sans cet accessoire,« le mamelon remonte en moyenne de 7 millimètres en un an par rapport à l’épaule ». Le médecin a également relevé que, globalement, « les seins se raffermissent et que les vergetures s’estompent ». Le médecin rapporte par ailleurs que les participantes à cette étude « ont constaté une amélioration en termes de respiration et de confort, la plupart ne supportent plus le soutien-gorge ».

Il émet ainsi l’hypothèse que « si la femme met un soutien-gorge dès l’apparition de ses seins, l’appareil suspenseur [situé sur le haut du corps] ne travaille pas correctement et ses tissus de suspension se distendent ». M. Rouillon met en avant une forme de dépendance de la femme face à un dispositif dont elle « n’a pas vraiment besoin ».

Sur un échantillon de 130 femmes, jean dénis roupillon a mesuré les poitrines avec une règle. Une d’entre elle, Capucine témoigne : « L’intérêt est multiple : on respire mieux, on se tient plus droite, on a moins de douleurs au niveau du dos. » Compris Mesdames ? on sort les seins à l’air, on fait respirer les poires et en plus on a des plus beaux seins !