Monnaie-travail contre monnaie-or. Produire et échanger, sans s’enrichir, sans taux d’intérêt

Lire  »L’île des naufragés », de Louis Evens, la fable qui fait comprendre le mystère de l’argent.

Un intermédiaire au troc

La monnaie ne sert pas à s’en enrichir, mais uniquement à échanger des produits. Elle n’est qu’un instrument de comptabilité intermédiaire au troc. Elle doit seulement permettre de pratiquer un troc différé dans le temps et l’espace. Elle n’a aucune valeur en soi.

MONNAIE-OR = MENSONGE

L’or est le grigri-placébo dont on croit qu’il garanti la valeur de la monnaie. L’étalon-or est un dogme idolâtre mensonger. Sans les produits, la monnaie ne vaut rien. Seuls les produits échangés valorisent la monnaie :

  • Plus il y a de produits, plus la monnaie prend de la valeur.
  • Plus il y a de monnaie, plus celle-ci perd de la valeur.

Une monnaie non falsifiable

Que signifie garantir la valeur de la monnaie avec de l’or ? Que cette monnaie est échangeable contre de l’or ? A quoi bon ? L’or ne nourrit pas, ne réchauffe pas et ne protège pas. L’objectif de la monnaie n’est pas d’acheter des stocks d’or, mais d’échanger des produits. C’est ce qui lui donne sa valeur : être acceptée comme instrument comptable d’échange sur un marché. La valeur d’une monnaie est garantie par les produits que cette monnaie permet d’échanger. Ce constat est l’unique base de la confiance en une monnaie.

Des montagnes d’or qui sommeillent

Où est le bon sens quand plus de 90% de l’or produit sert uniquement à être stocké, afin de sois-disant donner de la valeur à des billets ? Plus l’économie se développe, plus il y a de produits sur le marché, et plus il faut une quantité monétaire équivalente en circulation, ce qui voudrait dire qu’il faut toujours plus d’or. Si le marché se développe infiniment, il faudrait que les quantités d’or augmentent infiniment. Or l’or est une denrée rare, et ses stocks sont très limités. C’est pourquoi les espagnols sont partis en chercher au XVIe siècle en Amérique.

La vraie garantie de la monnaie : le travail

Marché : association de producteurs/consommateurs, qui échangent leurs produits via une monnaie locale, gérée (création/destruction) exclusivement par son autorité centrale = Système d’Échange Local, relancé lors de la crise financière de 1929, mais réprimée par l’état, à cause de son efficacité.

Ce qui garantit la valeur d’une monnaie :

  • Les produits échangés.
  • La régulation (création & destruction) exclusive par une autorité centrale du marché, de la quantité (donc limitée) de monnaie en circulation, etdoncsoninfalsifiabilité. C’est la vraie raison pour laquelle on avait choisi l’or. Cependant, on trichait : les pièces d’or étaient rabotées, pour récupérer de la matière et faire de nouvelles pièces d’or. Se baser sur une monnaie-or au poids est une solution techniquement inapplicable. A quand les balances portatives dans nos portes-monnaies ?
    • Cette autorité financière (banque centrale), pour servir l’intérêt de la collectivité, doit être démocratique, non lucrative, et ne doit donc pas pratiquer l’usure (taux d’intérêt).

La monnaie permet de représenter les produits, les vraies richesses. Dans un marché donné, plus il y a de produits à échanger, et plus il faut de monnaie en circulation pour pouvoir les échanger (et vice versa).

Quantité totale de monnaie = Quantité totale de produits à échanger

Inflation et déflation

C’est le rapport de la quantité de monnaie en circulation par rapport aux produits échangés qui donne sa valeur. Sa valeur fluctue d’elle-même, automatiquement, en fonction de ces 2 paramètres. Quand cet équilibre est rompu, l’équilibre économique est aussi rompu. La monnaie a trop, ou trop peu de valeur :

  • S’il n’y a pas assez de monnaie par rapport aux produits, celle-ci aura trop de valeur.
  • S’il y a trop de monnaie par rapport aux produits, celle-ci aura trop peu de valeur.

Exemple : si dans un marché donné,

  • il n’y a que 10 bananes et 10 €, 10 bananes = 10 €, 1 banane = 1 €,

  • il n’y a que 10 bananes et désormais 20 €, 10 bananes = 20 €, 1 banane = 2 €, la monnaie perd de la valeur.

  • il n’y a que 20 bananes pour seulement 10 €, 20 bananes = 10 €, 1 banane = 50 cts, la monnaie prend de la valeur.

Le pouvoir régalien

L’autorité du marché doit avoir le pouvoir exclusif de réguler (produire & détruire) cette monnaie, afin d’équilibrer sa quantité, avec celle des produits.

  • Si la monnaie est jugée trop faible, l’autorité doit récupérer l’excédent de monnaie par des impôts.
  • Si la monnaie est jugée trop forte, l’autorité doit distribuer gratuitement la monnaie manquante.

Depuis 1973, avec la loi Giscard-Pompidou-Rothschild, l’Etat a perdu le droit de battre sa propre monnaie, et ce, sans taux d’intérêt. Ce sont désormais les banques privées qui accroissent la masse monétaire, sous forme de dette, avec taux d’intérêts.

Une création gratuite car publique

L’autorité doit créer cette monnaie gratuitement, sans taux d’intérêt, sous forme de crédits productifs (auprès des producteurs), afin de créer les produits, qui seront alors échangés grâce à cet accroissement de la quantité monétaire. C’est uniquement cette production qui donnera de la valeur à la monnaie créé.

Monnaie de singe

Monnaie réelle d’un marché : monnaie crée par l’autorité centrale du marché, sous forme de crédits productifs, sans taux d’intérêt, et valorisée par la production engendrée.

Remettre les comptes à zéro

Cette autorité doit avoir le pouvoir exclusif de détruire cette monnaie crée, par le remboursement du crédit, pour équilibrer la consommation (destruction) des produits. Le producteur pourra de nouveau souscrire un crédit (sans taux d’intérêt), pour pouvoir produire à nouveau.

La mort naturelle du capitalisme

Lire Système financier sans banque : le mutualisme tribal gratuit et sans risques

L’économie ne sert pas à s’enrichir, mais à échanger des produits. On ne doit s’enrichir qu’en produisant, et non pas en échangeant (spéculation). L’accumulation de monnaie (capitalisme) n’est pas intrinsèque à la monnaie et à la nature humaine.

Le sang de l’économie

Comparons l’économie à un organisme vivant. La monnaie est le sang de l’économie, et la banque, son cœur. Le cœur pompe autant de sang qu’il en injecte. Dans un système monétaire sain, la banque devrait en faire de même : pomper autant de monnaie qu’elle en a injecté, ni plus ni moins, donc sans taux d’intérêt. Lorsque la banque, en tant qu’autorité financière exclusive, absorbe plus d’argent qu’elle n’en créé (intérêts), c’est la crise !

Prêteuse de vent

Non seulement elle prélève un taux d’intérêt destructeur, mais en plus, bien souvent et secrètement, la banque ne possède pas l’argent qu’elle prête, elle crée de l’argent-dette fictif. Elle demande un intérêt qui doit forcement provenir d’une autre dette. La banque, c’est la appropriation de toutes les richesses de l’humanité, avec la protection et la contribution de l’État.

Produire et échanger, non accumuler

Dans un système monétaire sain, il n’est pas possible d’accumuler de l’argent, puisqu’il faut le rendre à l’autorité financière. L’argent sert uniquement à produire et à échanger les produits. Une fois accompli, l’argent doit être détruit en même temps que la consommation des produits.

Le premier crime

Aujourd’hui, par la dette à taux d’intérêt, la banque est le premier accumulateur d’argent. Et c’est à cause de cette accumulation initiale que les entreprises sont elles aussi obligées d’accumuler, pour compenser ce déséquilibre, afin de payer les intérêts de la dette, et s’agrandir, en évitant de souscrire un nouveau prêt onéreux.

Produire sans bénéfices

Sans taux d’intérêt, l’entreprise n’a pas besoin de faire de bénéfices, elle a juste besoin de récupérer ses dépenses. Si une entreprise veut croître, inutile qu’elle fasse des bénéfices, il suffit qu’elle souscrive un crédit productif plus important, et toujours sans taux d’intérêt.

Les vraies causes de la deuxième guerre mondiale

Extrait de la première page d’un journal de 1933

« Extrait de la revue flamande « Periodiek Contact » sous la signature de Frans de Hoon :

« Comme il n’est encore jamais arrivé qu’un vainqueur avoue publiquement sa culpabilité au déclenchement d’une guerre, nous devons bien consulter l’Histoire pour découvrir la cause réelle du conflit. Nous constatons d’abord que dans le « Daily Express » du 24 mars 1933 le Congrès juif mondial a déclaré la guerre économique à l’Allemagne. Ensuite le 7 août 1933 Samuel Untermayer, président de la « World Jewish Economic Federation » déclarait dans le « New-York Times »: « La guerre que nous avons décidé de mener contre l’Allemagne est pour nous une guerre sainte. »

« Par la suite les milieux financiers de Wall Street agissaient de telle sorte que le rapport entre le dollar et le Reichmark était dévalué de 57% au préjudice de cette dernière monnaie. Il devint désormais impossible à l’Allemagne d’acheter des matières premières, des denrées alimentaires et d’autres marchandises sur le marché international dominé par le dollar. Adolf Hitler réagit immédiatement et résolument : il détacha le Reichmark de l’étalon-or et introduisit la « Valeur-Travail ». Son principe partait de la constatation que ce n’était pas la valeur-or, ou une autre valeur, qui était déterminante pour la plus-value d’un produit, mais seulement et uniquement le travail qui avait été presté pour le fournir. Par les conséquences du Diktat de Versailles l’Allemagne était tombée dans la misère et ne disposait plus de devises, ce qui était aussi le cas de nombreux pays pauvres, par exemple en Europe Orientale et en Amérique du Sud.

« Hitler remplaça le commerce extérieur basé sur la monnaie par un commerce de troc : marchandises contre marchandises, de sorte que les devises tombaient en désuétude. Associées aux nécessaires investissements publics ces mesures eurent pour conséquences une fulgurante diminution du chômage et une forte augmentation du commerce avec les pays concernés.

Cela amena plus de stabilité et d’aisance dans le Reich, ce qui fut très désagréablement ressenti par les puissances de l’Ouest, d’autant plus qu’elles redoutaient que le nouveau système économique allemand basé sur la « Valeur-Travail » puisse un jour avoir un très grand succès dans le monde et supplanter l’empire du dollar couplé à l’étalon-or. Les puissances de l’Ouest ne le voulaient à aucun prix et elles commencèrent à préparer la guerre contre l’Allemagne.

« En Amérique la campagne d’excitation contre l’Allemagne (dont la résurrection économique était attribuée au réarmement) se renforça, mais les USA eux-mêmes commençaient la construction d’une flotte aérienne de bombardement à grande distance : les « forteresses volantes » dont le programme prévu devait être réalisé pour… 1939. Le 4 mai 1935 le diplomate polonais, le comte Szembeck, informait Varsovie que la campagne excitant à la guerre contre l’Allemagne trouvait encore et toujours son point de départ dans les milieux financiers israélites et franc-maçons.

« Curieuse est la constatation que le général britannique Fuller exprime dans un livre paru en 1937 disant que : « Le système de financement régnant ne repose plus sur la capacité de production, et que l’argent en tant que moyen de nouvelle répartition est devenu une marchandise que l’on peut, comme toute autre marchandise, acheter et vendre. Ou, autrement dit : la maladie qui causera la ruine du monde s’appelle l’usure. La France et l’Angleterre sont alliées l’une à l’autre parce que toutes les deux sont construites sur la puissance de l’argent et se trouvent sous la domination du système banquaire international. L’Allemagne s’est libérée de cette puissance internationale et devient ainsi l’objet de suspicion. Elle opère déjà avec le concept « valeur-travail » et c’est ce que l’on voudra éviter à tout prix. Déjà l’on s’active fébrilement à l’anéantissement de ce pays. Les financiers n’ont rien à y perdre, mais tout à y gagner ».

Et le gouverneur de la banque d’Angleterre déclara lui-même en 1939, un peu avant sa mort : « Notre société, telle qu’elle existe maintenant, repose sur la base d’une ploutocratie décadente. La confiance en elle diminue de plus en plus. Comment pouvons-nous, face à l’Allemagne, parler d’une société meilleure avec plus de justice aussi longtemps que nous souffrons nous-mêmes de ce mal de l’argent ? Le système monétaire est fatal à l’état : il crée la pauvreté et il apparaîtra être la cause principale de la guerre. »

« Kristjan Rakowski, qui avait été ambassadeur de l’URSS à Londres et à Paris, fut impliqué en 1938 dans les procès staliniens d’épuration. A cette occasion il déclara, entre autres :

« Une des raisons pour laquelle Hitler doit être anéanti est que, intuitivement et en dépit de l’opposition technique de Hjalmar Schacht, il a mis au point un système social dangereux. Obéissant uniquement à une nécessité il a écarté le système international aussi bien que le système privé des capitaux. En effet il ne possédait pas d’or et ne pouvait donc pas prendre pour base le système reposant sur le dollar dans son plan économique de gouvernement. Les seuls atouts qu’il possédait étaient la compétence technique et la capacité de travail de sa Nation. De la technique et du travail il a fait son capital et il y avait dans ce principe quelque chose de si formidablement contre-révolutionnaire qu’il parvint, comme par magie, à surmonter dans les plus brefs délais le chômage de sept millions de techniciens et d’ouvriers. »

Rakowski releva aussi que le système hitlerien de la Valeur-Travail ne possédait pas la base d’une théorie scientifique, mais reposait uniquement sur la pratique. Si d’autres nations devaient adopter ce système, il ne faudrait pas longtemps avant que des scientifiques ne trouvent à l’étayer par la théorie. Dans ce cas plus rien n’arrêterait ce système. Pour prévenir ce danger il n’y avait qu’une solution : faire la guerre.

« Sébastien Affner, un Allemand émigré en Angleterre a admis après la guerre dans son livre intitulé : « Anmerkungen zu Hitler », que le miracle économique de 1933 avait été bien plus considérable que celui de 1948. Il dit aussi qu’il n’avait aucun rapport avec le réarmement et que la majorité du peuple allemand, aux référendums, soutenait fermement Hitler. Qu’en était-il d’ailleurs de ce réarmement si abondamment cité ? Il ressort de recherches faites après la guerre à l’université de Harvard et au Pentagone que jusqu’au début de septembre 1939 pas une seule nouvelle fabrique d’armement n’avait été construite. L’Allemagne était alors tout au plus en état de soutenir une guerre que durant deux mois. A la lumière de ces constatations nous devons admettre qu’il n’existait aucun plan du côté allemand pour conduire une guerre d’agression ou de conquête de longue durée. Pourquoi une guerre d’ailleurs ? Pourquoi la nouvelle Allemagne aurait-elle voulu anéantir ses réalisations économiques, politiques et sociales par une guerre ?

« (…) D’un discours prononcé en 1947 par le capitaine J. Creagh-Scott nous apprenons ce qui suit : « Lors des échanges de télégrammes de la période 39-40 les Britanniques se déclarèrent prêts à négocier la paix si l’Allemagne revenait à l’étalon-or. ». Churchill aussi déclara pendant les pourparlers relatifs à la Charte de l’Atlantique, qu’il réintroduirait l’étalon-or dès qu’Hitler aurait été vaincu.

Ceci et rien d’autre que l’abandon de l’étalon-or par l’Allemagne a été la réelle raison de la guerre. Le sort des petits pays comme la Pologne n’a joué aucun rôle. Chamberlain, à cette époque encore premier ministre, écrivit le 10 septembre 1939 à sa sœur : « …C’est l’Amérique et le monde israélite international qui nous ont précipités dans la guerre. »

Lire Le National Socialisme Allemand aurait-il pu évoluer vers le matriarcat ?