Patriotisme : la Mère Matrie, communauté de biens indivisible de la nation

Patrie : la terre. La propriété collective indivisible d’un peuple, d’une nation : son territoire, ses institutions, son patrimoine… Aujourd’hui, la patrie est la propriété exclusive de l’Etat.

Patrie = patrimoine du peuple = biens publics = propriété collective = territoire de la nation

La plus grande richesse du peuple

« La patrie ou la mort, nous vaincrons » – Che Guevara, révolutionnaire marxiste cubain

« A celui qui n’a plus rien, la patrie est son seul bien » – Jean Jaurès, pacifiste socialiste

« L’Etat n’est pas la patrie. C’est l’abstraction, la fiction métaphysique, mystique, politique, juridique de la patrie. Les masses populaires de tous les pays aiment profondément leur patrie; mais c’est un amour réel, naturel. Pas une idée : un fait… Et c’est pour cela que je me sens franchement et toujours le patriote de toutes les patries opprimées. »  Mikhaïl Bakounine (« Circulaire à mes amis d’Italie », 1871)

Défendre le bien commun, à tous les échelons

La patrie : les biens collectifs de la nationPoint d’unité de la nation, sans unité de la patrie : il ne peut y avoir de communauté sans communauté de biens. Défendre les biens communs de son peuple, c’est aussi défendre son intérêt individuel. Le Projet Prométhée défend les biens collectifs de la nation, c’est à dire les biens publics, mais aussi la propriété individuelle, et toutes les propriétés collectives intermédiaires entre l’individu et la nation : familles, clans, tribus…

L’héritage des mères

Patrie signifie en latin  »l’héritage des pères », mais il est plus logique de dire  »matrie », « l’héritage des mères », car on dit dans le langage courant  »mère patrie » et non « père patrie ».

Statue de la Mère-Patrie (Volgograd)

« La France c’est ma mère. On peut changer d’épouse mais on ne peut pas changer de mère. » de Frédéric Dard, écrivain

Matriotisme

Plutarque nous apprend que les Crétois se servaient du mot matrie au lieu de celui de patrie. Ulpien, le jurisconsulte du IIIº siècle, donne encore au mot matrix le sens de métropole qui lui-même préserve le souvenir du temps où l’homme ne connaissait que la famille, le clan et le pays de la mère. Les matriciens sont donc matriotes !

Les mères sources de la matrie

La religion Navajo considère la planète comme une mère spirituelle. La relation d’une personne à la ville natale et de la terre commence après la naissance, lorsque le cordon ombilical et le placenta sont enterrés sur cette terre. Les Navajo éprouvent un profond sentiment d’appartenance vis-à-vis de l’endroit où leurs cordons ombilicaux sont enterrés.

Article 44 de la constitution Iroquoise :  » La descendance se fait par le lien maternel. Les femmes sont la source de la Nation, elles possèdent le pays et sa terre. Les hommes et les femmes sont d’un rang inférieur à celui des mères « .

La matrice : une société décentralisée

Dans une Société Confédérale Segmentaire, chaque cellule (famille, clan, tribu…) est une micro-nation, et dispose d’une micro-patrie (propriété collective indivisible), et d’un micro-administration (appareil administratif local). Chaque cellule constitue à la fois non seulement une famille, une nation, une patrie, et une administration, mais aussi une banque, une caisse de retraite, une mutuelle, et une assurance etc.

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