Le complot jésuite ? La réécriture de l’Histoire de l’Humanité pour un Nouvel Empire Romain Chrétien

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Jésuites voyageurs du temps ?

Et si Denys le Petit, qui selon la version conventionnelle de l’histoire, a vécu au VIe siècle, et a le premier estimé le nombre d’années écoulées depuis la naissance du Christ, et Denis Pétau, lui aussi chronologiste mais du XVIIe siècle, qui avec Scaliger, a créé la chronologie qu’on utilise aujourd’hui, ne faisaient qu’un ? Mêmes activités dans la vie, des noms très similaires… aussi similaires que la triade Pléthon-Plotin-Platon!

L’âge d’or médiéval chrétien, une vaste invention

L’Histoire médiévale ne serait qu’une vaste invention des Jésuites aux xviie et xviiie siècles. Des textes auraient été mal interprétés par les historiens : certains textes sont considérés comme se rapportant à des périodes différentes, alors qu’ils parleraient du même sujet, mais rédigés par des auteurs différents et dans des langues différentes, avec toutes les modifications que cela entraîne (comme le nom des villes), et c’est ce qui aurait contribué à étendre l’Histoire.

Des faux par milliers

Par Laurent Morelle dans mensuel n°372 de l’Histoire, daté février 2012 à la page 60

Ce spécialiste étudie les chartes médiévales et en explique les spécificités : qu’est-ce un acte original, le diplôme royal, la pièce exceptionnelle, la main du roi, de l’original à la copie, les faux, le cas des archives épiscopales. Etude de cas spécifiques : grégorien, mariage et diplomatique, actes précaires.

Le Moyen Age est peut-être l’époque qui a produit le plus de faux. Fausses reliques, mais aussi fausses chartes ou lettres. Pourquoi une telle profusion ? Le suaire de Turin, dès le XIVe siècle, fait l’objet d’une enquête de la part des évêques. Et leur conclusion est sans appel : le suaire est un faux. Objets, reliques, chartes, lettres : au Moyen Age, l’activité des faussaires est débordante. Leur ingéniosité s’exerce particulièrement sur le terrain des actes écrits objets d’étude de la diplomatique, c’est-à-dire tous les documents consignant des actions juridiques de manière à faire foi. A travers ces falsifications, ce sont les rapports des hommes de l’époque au vrai et à l’authentique qu’on peut tenter de cerner.

La valse des calendriers

Valse des calendriersChaque civilisation utilise un calendrier différent, avec des dates et des noms différents, pour les événements, les personnages, et les lieux. Les correspondances entre chroniques de civilisations différentes n’est donc qu’une affaire d’interprétation. Rien ne ressemble plus à un fait historique qu’un autre fait historique. Ce sont les jésuites qui au XVIe siècle ont tout recompilé et interprété selon l’an zéro de la chronologie vaticane.

Comment cela est-il possible ? Le calendrier moderne (Grégorien) ne date que du XVIe siècle (1586). Les calendriers anciens sont essentiellement basés sur des ères de règne (ex : an 10 du règne de l’empereur chinois Huáng Dì), non reliées entre elles. Il a existé de très nombreux calendriers, et de durées de cycles variables. Même le calendrier lunaire islamique n’a jamais été réellement utilisé par les musulmans en dehors du cadre religieux, à cause de son irrégularité. Et il n’existe pas deux calendriers islamiques identiques entre deux pays musulmans, qui eux-même se sont toujours référé aux calendriers romains, eux-même douteux. Quand aux croisades, les « chroniques arabes » semblent avoir été miraculeusement retrouvées au XXe siècle… Compiler tous ces calendriers en un seul et unique calendrier a été un travail titanesque très récent, non sans risques d’erreurs et de falsifications. C’est ce travail qu’a accompli l’ordre catholique de la Compagnie de Jésus à partir du XVIe siècle.

Anno Domini = Ab Urbe Condita

Selon l’historienne récentiste Sandrine Viollet, les datations Anno Domini (AD) et Ab Urbe Condita (AUC) des documents anciens ne font qu’un. Anno Domini n’indiquerait pas Notre Seigneur Jésus Christ (Anno Domini Iesu Christi n’apparaît qu’au XVe siècle), mais Notre Seigneur Romulus, fondateur divinisé de Rome. Donc les 753 ans qui séparent la fondation de Rome de la naissance supposée du Christ sont fictifs. Ou plutôt, il y a exactement 753 ans de trop dans notre chronologie depuis la fondation de Rome, ce qui correspond aux 753 années qui séparent exactement la fin de l’empire romain réel (Théodose II en 450, le Ve siècle) et l’avènement du gothique (naissance du Moyen Âge réel, au XIIe siècle), soit ce qui sépare le Romain du Roman. Ce qui veut dire que le roman est en réalité du romain tardif, antique et gallo-romain. Et que toute la période intermédiaire du haut moyen-âge est fictive. Puisque les documents datés Anno Domini sont en réalité antiques et non médiévaux, le papier existait-il donc déjà sous l’empire romain ?

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Du dernier empereur à l’inquisition catholique, la peste noire

Ainsi, l’empereur Constantin se convertit en 312 ap-JC selon la chronologie officielle, ce qui correspond à 1065 AUC, en réalité 1065 ap-JC, soit 11 ans après le schisme orthodoxe de 1054 ap-JC.

Théodose II, le dernier empereur qui semble archéologiquement réel, et qui meurt en 450 ap-JC, soit 1203 AUC selon la chronologie officielle, meurt en réalité en 1203 ap-JC en pleine période gothique, 5 ans avant le début de la Croisade contre les Albigeois (extermination de l’hérésie Cathare, de 1208 à 1229 ap-JC), juste après qu’il ait condamné les églises Nestoriennes et Monophysites entre 431 et 449 ap-JC (chronologie officielle), soit 1184- 1202 AUC. Le moyen-âge réel commence donc avec l’avènement du gothique et la naissance de l’Inquisition catholique (1199 ap-JC) au XIIe siècle.

L’empereur Justinien, restaurateur de l’empire, naît, en 483 ap-JC, soit 1236 AUC, soit 10 ans après le règne de Saint Louis (1226 ap-JC), qui lui aussi apporta d’importantes réformes. Le code Justinien a mystérieusement été redécouvert au XIIe siècle lors de l’incendie d’un couvent, et a été alors appliqué pour la première fois dans la chrétienté.

  • Il règne à partir de 527 ap-JC, soit 1280 AUC, soit 5 ans avant le début du règne de Philippe IV le Bel (1285 ap-JC).
  • Il meurt en 565 ap-JC soit 1318 AUC, soit 4 ans après la mort de Philippe IV le Bel (1318 ap-JC).

La peste de Justinien atteint son paroxysme en 592 ap-JC, soit 1345 AUC, soit 2 ans avant la peste noire médiévale de 1347 ap-JC.

Les Jésuites et la réécriture de l’Histoire de l’Humanité

« Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé » – 1984 de George Orwell

A partir du XVIème siècle, l’historien Joseph Scaliger réévalue et compile toutes les chronologies antiques gréco-romaines. On le regarde comme le véritable créateur de la science chronologique. Par la suite, les missionnaires de l’ordre religieux des jésuites sont les premiers à mettre la main sur toutes les chroniques historiques du monde entier (Perses, Arabes, Ottomanes…), pour les traduire, et les compiler sur la chronologie officielle vaticane, elle même écrite sans carbone 14.

Casse-tête mathématique des correspondances calendaires

Joseph Juste Scaliger.jpgJoseph Juste Scaliger, un protestant, fils de Jules César Scaliger, né en 1540 à Agen et mort en 1609 à Leyde, est l’un des plus grands érudits français du xvie siècle. Il est considéré comme le créateur de la science chronologique et notamment de la période julienne (en hommage à son père), utilisée en astronomie, qui permet une datation indépendante du calendrier en vigueur.

C’est grâce à son édition des Astronomica de Manilius (1579), et à son De emendatione temporum (1583), qu’il allait passer à la postérité en révolutionnant les idées reçues sur la chronologie. Il y montrait que l’histoire ancienne ne pouvait se confiner à celle des Grecs et des Romains, mais devait aussi inclure celle des Perses, des Babyloniens et des Égyptiens, jusque-là négligés, et celle du peuple juif, traitée alors comme une branche des études bibliques ; il invitait à faire une critique comparative des récits historiques et des fragments de l’histoire de ces peuples, avec leurs systèmes de chronologie propres.

Son commentaire sur Manilius est à lui seul un traité d’astronomie ancienne, et il sert d’introduction au De emendatione temporum. Dans cet ouvrage, Scaliger s’intéresse aux anciens systèmes de datation par époques, aux calendriers et aux calculs de dates. S’appuyant sur le système de Nicolas Copernic (une curiosité pour l’époque) et sur d’autres auteurs, il tâche de tirer au clair les principes utilisés par les Anciens.

De même, en tant que pionnier de la chronologie scientifique, il lui est arrivé de s’en remettre à des hypothèses incorrectes ou mêmes ridicules, souvent par suite d’inductions abusives ; de se méprendre sur le savoir astronomique des Anciens, de ne pas saisir exactement les propos de Copernic ou de Tycho Brahe : car en vérité, il n’était pas géomètre, ce qu’un François Viète lui fit bien comprendre.

Le réseau romain pour le contrôle du monde

Quand le fondateur de la Compagnie de Jésus – Ignace de Loyola – meurt en 1556, ses fils sont à l’oeuvre chez les païens, aux Indes, en Chine, au Japon, dans le Nouveau Monde, et leur histoire, abondante en vicissitudes, sera celle du réseau « romain » qu’ils s’efforceront de tendre sur le monde, avec ses mailles incessamment déchirées et reprises. Une fois installé à Rome et ses premiers disciples lancés à la conquêtes de l’Asie, Ignace de Loyola déclara à un diplomate français que « sans avoir besoin de quitter son bureau, il contrôlait le monde ».

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Seth remplace Osiris

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Le monogramme IHS (parfois JHS) serait une abréviation et une tranloyolaslittération imparfaite du nom de « Jésus » en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES. = Jesus/Ιησους, IHΣOYΣ = nom complet en grec). En général sous les trois lettres IHS se trouve un symbole marial. Sous le monogramme sont placés des signes symboliques, une demi-lune flanquée de deux étoiles, la lune étant un symbole de Notre-Dame (Isis ?) et les étoiles des représentations des Saints (Horus et Osiris ?). Seth est le meurtrier d’Osiris, on lui pratiquait des sacrifices humains, on l’assimila plus tard à Satan.
isis-horus-seth-IHS Jésuites

ISiS Sauveuse des Hommes

Pour certains, le sigle correspondrait à IHSV, le « IN HOC SIGNO VINCES » de l’empereur Constantin : « Par ce signe tu vaincras », mots que Constantin affirme avoir entendus avant la bataille du pont Milvius, en 312, lorsqu’il vit une croix dans le ciel (météorite?), ce qui aurait provoqué sa conversion au christianisme. On trouve ce sigle IHSV sur des tombes du « haut Moyen Âge ». Pour d’autres, IHS signifierai IeSuS Hominum Salvator (« Jésus, Sauveur des Hommes »). Et pourquoi pas « ISiS Sauveuse des Hommes » ?

Un jésuite récentiste

Jean Hardouin (né le 23 décembre 1646 à Quimper et mort le 3 septembre 1729 à Paris) est un jésuite et érudit français. C’est surtout en tant que premier érudit à avoir soutenu toute une série de théories paradoxales qu’on se souvient de lui. La plus remarquable, que l’on trouve dans ses Chronologiae ex nummis antiquis restitutae (1696) et ses Prolegomena ad censuram veterum scriptorum (publiés à Londres en 1766), est qu’il voulait prouver qu’à l’exception des œuvres d’Homère, d’Hérodote et de Cicéron, de l’Histoire naturelle de Pline, des Géorgiques de Virgile, et des Satires et des Épîtres d’Horace, tous les écrits classiques de la Grèce antique et de Rome étaient des faux, fabriqués par des moines du xiiie siècle, sous la direction d’un certain Severus Archontius. Il niait l’authenticité de la plupart des œuvres d’art, des pièces de monnaie et des inscriptions anciennes, et assurait que les versions grecques de l’Ancien Testament (la Septante) et du Nouveau Testament étaient des fabrications tardives.

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