Eglises romanes chrétiennes ou temples gallo-romains isiaques ? Le secret des Vierges Noires

Baptistère chrétien ou païen isiaque ? Roman ou romain ? Mérovingien ou gallo-romain ?

À l’origine le baptistère était une maison romaine, sa partie centrale ne fut aménagée qu’autour des années 360, dans le futur quartier épiscopal de la ville de Poitiers. De nombreux travaux l’ont transformé au cours des âges : une cuve baptismale lui fut ajoutée au ive siècle, car à cette époque le baptême se faisait par immersion totale.

Les mérovingiens n’ont presque rien bâti

Intérieur du Baptistère. Vue sur l’abside mérovingienne polygonale, décorée de fresques romanes.

Le baptistère Saint-Jean est un monument chrétien situé à Poitiers. Il est réputé être le plus ancien monument chrétien d’Occident. On peut y observer de rares témoins de l’architecture mérovingienne (6-7e siècle). Le baptistère possède des fresques murales des xiie et xiiie siècles et une importante collection de couvercles de sarcophages mérovingiens.

Un temple païen christianisé ?

Au cours du xxe siècle, des fouilles ont permis de retrouver la cuve baptismale et, surtout, de préciser la datation. Celle-ci exclut totalement la dénomination de temple Saint-Jean qui lui fut donnée un temps, sous prétexte que le bâtiment aurait d’abord servi de temple païen, comme de nombreuses églises. Il s’agit bien d’un bâtiment construit dans le but d’administrer le baptême aux convertis, sacrement qui se donnait auparavant dans le Clain, éloigné d’une centaine de mètres.

NDRL : Sauf que le baptême vient d’Egypte, il existe donc dans le culte isiaque gallo-romain…

Source : wikipédia

Église monolithe de Saint-Émilion bâtie selon un calendrier périmé

L’église monolithe de Saint-Émilion est une ancienne église du xie siècle entièrement creusée dans la roche, située dans la ville de Saint-Émilion en France. La date de construction de l’église n’est pas connue avec précision. Une inscription sur le 3e pilier sud de la nef indique que l’église fut dédicacée à saint Émilion le septième jour des ides de décembre. Cette date correspondrait peut être à la consécration du lieu comme lieu de culte, ou à la période de creusement de l’édifice, officiellement mené sous le contrôle de moines bénédictins. On peut rapprocher l’église monolithe de Saint-Émilion des églises « paléochrétiennes » du Moyen-Orient. L’église monolithe d’Aubeterre-sur-Dronne en Charente est peut-être creusée à la même période et par le même commanditaire.

Les ides sont, dans le calendrier romain, un jour de référence se produisant le 13 ou le 15 de chaque mois. L’expression « calendrier romain » désigne l’ensemble des calendriers utilisés par les Romains jusqu’à la création du calendrier julien en 45 av. J.-C.. Les années sont exprimées en années AUC (ab Urbe condita), comptées à partir de la fondation mythique de Rome en 753 av. J.-C..

Cette église est soit plus vielle que 800 à 1100 ans, soit c’est notre calendrier qui est trop long ! Car enfin, peut-on imaginer que 1100 à 1200 ans après la mise en place du calendrier julien, les commanditaires, capables de faire réaliser de telles constructions en France et au Moyen-Orient, utilisent encore un calendrier obsolète depuis 11 ou 12 siècles ? Tout laisse à penser que c’est notre calendrier qui est trop long, comme d’autres éléments tendent à le montrer…

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Eglises romanes ou temples du culte impérial ?

De nombreuses églises romanes, en Poitou Charente, Alpes de Provence etc., portent au-dessus de leurs porches, par où les foules circulaient, d’imposantes statues équestres appelées des « Constantin ». À Châteauneuf-sur-Charente, il semblerait que ce soit l’empereur Constantin ayant vaincu le paganisme en présence de l’Église triomphante. Constantin serait donc honoré par l’Eglise chrétienne pendant près de 800 ans ! Ne semble-t-il pas plutôt évident que les églises romanes ont été dédiées à Constantin car elles ont été construites à son époque ? En effet, c’est le bon sens même.

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L’empire romain il y a 800 ans ?

Le cavalier de Bamberg, une statue équestre grandeur nature sise dans la cathédrale de Bamberg, en Allemagne. Cette statue anonyme est considérée comme la première statue équestre depuis l’antiquité classique. Cette statue pourrait représenter le roi Étienne Ier de Hongrie et daterait de l’an 1200 environ.

La religion gallo-romane

Église Sainte-Marie de Madiran (Hautes-Pyrénées) : temple gallo-romain d’Isis ? Dans sa crypte se trouvent des piliers romains antiques intactes…

La religion gallo-romaine était une fusion des formes religieuses romaine et égyptiennes, ainsi que des culte aux divinités gauloises du polythéisme celtique. Il s’agissait d’une acculturation sélective. Les hasards des découvertes archéologiques n’ont pas encore permis de découvrir les vestiges d’un sanctuaire d’Isis sur le territoire français. La présence de son culte est toutefois attesté par de nombreuses sources épigraphiques (inscriptions sur des stèles ou sur des statues).

Dieu gaulois Sucellos derrière l’autel de l’église de Rozier-Côtes-d’Aurec, dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

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Les initiés de la Renaissance

La Renaissance est une époque où nombre de savants croient pouvoir affirmer la présence, un peu partout, d’anciens temples d’Isis ; à Paris, à Augsbourg, à Soissons, à Tournai, etc : de nombreuses églises et cathédrales auraient été bâties sur, ou dans d’anciens temples païens gallo-romains.

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Vierge romane ou déesse gallo-romaine ? Quid des églises ?

L’église Saint-Vivien et sa façade du 12e siècle témoignent du style saintongeais. Elle abrite « Notre-Dame de Recouvrance », déesse mère gallo-romaine de culte païen qui fut découverte lors de la construction du couvent des Cordeliers. Elle est la sainte patronne de Pons et de la Saintonge (Charente Maritime près de Saintes).

Eglise romane de Tournus, décodage de son message secret

Saint-Philibert de Tournus est un ancien monastère situé à Tournus, dans le département français de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. Son église abbatiale est l’un des plus grands monuments romans de France. En 175, les Romains ont implanté un camp fortifié sur le site. Il sert de relais pour les légions et les courriers de l’Empire. Ancienne garnison romaine bâtie au bord de la Saône, Tournus devint un centre religieux important grâce à l’influence de l’abbaye Saint-Philibert, chef-d’œuvre de l’art roman.

Des mosaïques romaines ou romanes ?

Le sol du déambulatoire supérieur était recouvert d’une splendide mosaïque représentant les signes du zodiaque et les mois de l’année en alternance, symbolisés dans des médaillons circulaires. Les églises sont-elles des temples solaires astronomiques ? Ce somptueux revêtement du sol a été usé par la circumambulation des pèlerins autour des reliques. Il suit le parcours du soleil, les médaillons du printemps étant à l’est, ceux de l’été au sud, et indique donc le sens de circulation. Style et technique relèvent d’une influence antique, peut-être relayée par des modèles italiens.

Une vierge noire repeinte en blanc ?

Notre-Dame la Brune de Tournus semble avoir été une Vierge Noire repeinte en blanc. Reines du Ciel et Mère de Dieu avant la Création, leur popularité occulte la religion du Christ et du Dieu Père. Les moines de Saint Germain-des-prés affirment qu’elles furent ramenées des Croisades et qu’elles représentent la déesse de l’Egypte antique. On dit aussi que leurs églises sont bâties sur d’anciens temples isiaques, qui tous auraient disparus…

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ESSAI DE TRADUCTION D’UNE MYSTÉRIEUSE INSCRIPTION DE L’ÉGLISE SAINT-PHILIBERT DE TOURNUS

Source : Emile Mourey, historien médiéviste révisionniste

Une datation hypothétique

Puits dans l’autel de la crypte, un culte chrétien ?

Sur le site du Centre International d’Études Romanes, Patricia Chadan attire l’attention sur l’importance des travaux de restauration en cours :  « L’église abbatiale Saint-Philibert de Tournus est un monument majeur de la Bourgogne romane. La présence des célèbres reliques (des martyrs Valérien et Philibert) justifia un programme de construction ambitieux, dès les premières années du Xlème siècle.

Nombre d’hypothèses furent soulevées depuis la fin du XIX° siècle, concernant la datation de l’édifice. L’on s’attache aujourd’hui à considérer l’église actuelle comme postérieure à l’incendie de 1007-1008 relaté par la chronique du moine Falcon à la fin du XI°siècle. »

L’église Saint-Philibert, tous les Bourguignons la connaissent. Joyau de notre patrimoine, elle est le monument touristique par excellence qui invite les touristes du monde entier à faire étape à Tournus.

L’arcade de Gerlannus

Cette église recèle encore quelques mystères, notamment celui-ci. Sur l’une de ses arcades, dite « arcade de Gerlannus », figure un mystérieux texte gravé dans la pierre qui n’a pu être déchiffré à ce jour; cela fait donc depuis environ mille ans.

Déchiffrer un message ésotérique

Constatons tout d’abord qu’il ne s’agit pas là d’un simple graffiti. Les lettres, en majuscules romaines, bien formées, sont l’œuvre d’un sculpteur de métier. En outre, cette façon d’inverser le S, de lier des lettres entre elles dans un jambage commun – les deux N, le deuxième N et le V de Gerlannus (le V latin se lit U) – est tout à fait dans l’esprit volontairement énigmatique d’autres inscriptions que l’on trouve dans les églises romanes parmi les plus anciennes. Tout cela pour dire que ce n’est, ni par manque de place, ni par paresse, que le sculpteur a gravé les mots sans laisser d’espace entre eux, mais pour nous obliger à un effort ésotérique de déchiffrement.

Constatons ensuite que même en essayant, par tâtonnement, de rétablir des espaces, il est impossible de retrouver quelque chose qui ressemblerait à une phrase ou à des mots intelligibles.

Des lettres supprimées

A moins que…

A la quatrième ligne, nous lisons ILE. Orthographié ainsi, le mot n’existe pas dans la langue latine. Mais si nous ajoutons un L, nous obtenons le pronom démonstratif ILLE bien connu des latinistes qui se traduit par CELA, de même que ISTE. Mais contrairement à ISTE qui a un sens péjoratif, le sens de ILLE est emphatique ou laudatif. Conclusion : le sculpteur a supprimé des lettres de son texte pour compliquer l’énigme.

Dès lors que nous avons trouvé la clef du cryptage, nous extrayons de la troisième ligne les trois lettres EPI en faisant l’hypothèse qu’il s’agit du mot EPI(SCOPUS) qui signifie ÉVÊQUE. Il nous reste en fin de ligne VME, mot qui ne correspond à rien sauf… s’il s’agit d’une abréviation : V. ME.. Or, il est courant dans les antiques dédicaces d’offrandes que le donateur termine son texte par les abréviations V(OTUM) ME(RITO), ce que l’on pourrait traduire littéralement par VŒU, RECONNAISSANCE.

Une forme latine archaïque

Toujours sur la troisième ligne, nous extrayons sans problème avant EPI, la conjonction de coordination ET que notre langue française a conservée telle quelle. Reste le N en début de ligne. Nous le rattachons à la ligne précédente d’où nous tirons le mot OMON – qui ne veut rien dire – sauf si on le précède de la lettre H, ce qui nous donne HOMO, homme, le N de fin de mot pouvant s’expliquer par l’existence d’une forme archaïque du mot courant (homonis).

Kabbale isiaque

Le pilier Isis inscrit en grec copte selon Auguste Coudray. La chapelle Sainte-Catherine et sa fontaine sont situées sur la commune de Lizio dans le Morbihan. La chapelle Sainte-Catherine, remonterait au temps des templiers, vers 1200.

Reste maintenant le plus ardu : XRATEISI. Manifestement le X est un signe symbolique, voire cabalistique. Tel qu’on peut le voir dans l’église de Mont-Saint-Vincent, il figure dans le chrisme de l’empereur Constantin, encadré de l’Alpha et de l’Oméga et traversé par le P de la Pax (la paix toujours espérée et pas toujours au rendez-vous). De RATEISI, nous tirons RAT(ION)E  ISIS. Nous traduisons l’expression RATIONE ISIS HOMO, par homme ou disciple de la philosophie, ou doctrine, d’Isis.

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La déesse hérétique de la résurrection

La déesse Isis est l’antique déesse qui, dans la mythologie égyptienne, a apporté au monde, pour la première fois semble-t-il, le formidable espoir de la résurrection. La doctrine a perduré pendant des siècles, même après J.C.. Des philosophes ont débattu sur le sujet, et cela au risque de l’hérésie. Notre homme serait-il un évêque hérétique dont l’Eglise n’aurait pas retenu le nom ? Aucun texte ne mentionne un évêque Gerlannus, seulement un évêque Gerland. Mais dans ce cas, c’est Gerlandus que le sculpteur aurait dû écrire et non Gerlannus.

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Réexaminons avec soin les lettres telles qu’elles ont été sculptées. Comme nous l’avons dit, le deuxième N et le V de Gerlannus semblent avoir un jambage confondu, mais est-ce vraiment sûr ? Et si au lieu de NV, le sculpteur avait voulu écrire DV en confondant la courbure du D avec le premier jambage du V. Et en effet, il semble bien que la base du D existe, même si elle est un peu ébréchée. On m’objectera qu’il a fallu sérieusement pencher le D pour pouvoir l’accoler au V; je ne pense pas qu’un tel scrupule ait habité l’esprit du sculpteur, bien au contraire.

Un évêque inconnu ?

Il y a toutefois un problème. Les historiens chalonnais connaissent assez bien les évêques qui se sont succédés dans le diocèse de Chalon-sur-Saône – Tournus dépendait d’eux. Il n’y a pas d’évêque Gerlandus. Le seul  évêque portant ce nom l’était en Sicile. L’Eglise en a fait un saint.

Saint Gerlandus de Sicile ?

Voici ce que Monseigneur Paul Guérin a écrit, il y a deux siècles, dans sa vie des saints, en résumé : « Gerland appartenait par sa famille à la nation des Allobroges. Il naquit à Besançon au commencement du XI ème siècle de parents distingués par leur fortune et leur piété. En 1086, il suit en Sicile des comtes normands de sa parenté pour y exercer des fonctions sacerdotales. Il revient en Bourgogne avec la résolution de vivre dans la solitude. Mais sur l’insistance des comtes, il retourne en Sicile où le Pape le nomme évêque de l’église d’Agrigente. Pendant plus de six ans, il s’attacha à relever la cité de ses ruines (une nouvelle église, un palais épiscopal) tout en prodiguant la charité. » Et Mgr Guérin ajoute que pour écarter les tracas matériels, il demanda aux comtes normands que soient précisées par diplôme les limites de sa juridiction.

Une retraite en Bourgogne ?

Pour celui qui sait lire entre les lignes, la vérité historique saute aux yeux. Soutenu par le Pape, l’habile évêque a évincé les comtes de son territoire. Si l’on se rappelle que la Sicile était jadis le grenier à blé de Rome, qu’Agrigente était une des plus fastueuses villes du pays, une première conclusion s’impose : le saint évêque Gerland, alias Gerlandus, était riche, très riche. Sachant, comme Mgr Guérin l’écrit, qu’il voulut, un temps, se retirer en Bourgogne – et pourquoi pas au monastère de Tournus –  une deuxième conclusion s’impose : c’est cet évêque qui a financé la construction de Saint-Philibert de Tournus. Les dates concordent : saint Gerland, alias Gerlandus, est mort le 25 février 1104.

Nous traduisant ainsi son ex-voto :

GERLANDUS, X, DISCIPLE D’ISIS ET ÉVÊQUE, J’OFFRE EN RECONNAISSANCE CETTE MAGNIFIQUE EGLISE

Notre-Dame de Paris, cathédrale d’Isis

File:Notre-Dame de Paris-France.JPGEn 1705, l’urbaniste français De Lamare dressa le plan de la ville de Paris et y mentionna des temples d’Isis en lieu et place de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près et de la Cathédrale de Notre-Dame. On pense qu’au début de l’ère chrétienne il existait à l’emplacement de Notre-Dame, un temple païen gallo-romain dédié à Isis (comme en atteste la découverte du pilier des Nautes), ensuite remplacé par une grande basilique « paléochrétienne » semblable aux basiliques civiles antiques.

Le panthéon, temple de Sainte Geneviève-Marianne-Isis

Les nautes de Lutèce constituèrent la confrérie des nautes, armateurs mariniers gaulois, de la tribu des Parisii. Les nautes de Lutèce formaient une corporation de riches armateurs mariniers et commerçants naviguant sur la Seine (la déesse Séquana) et de là vers les fleuves et rivières du reste de la Gaule. Les nautes de Lutèce vouaient un culte à la déesse égyptienne Isis, dont le culte était assez répandu en Gaule avant l’arrivée des Romains. Un temple était dédié à cette divinité sur la rive gauche de la Seine, sur la montagne Sainte-Geneviève, près des thermes et des arènes : le Panthéon est l’église bâtie par Louis XV en l’honneur de cette sainte protectrice de Paris, qui pourrait être Isis. Les nautes furent à la base du commerce et des échanges entre la cité de Lutèce et le reste du monde antique. Ils nous laissèrent des objets archéologiques divers, tels que statuettes votives et le célèbre pilier des Nautes qui fut mis au jour sous les fondations de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1711.

Paris, la maison d’Isis

« C’est ainsi qu’à Paris, une grande statue d’Isis sur sa barque fut longtemps conservée dans l’église Saint-Germain-des-Prés, jusqu’à ce qu’un prêtre la détruise à coup de pioche au 18ème siècle. La nef ornant les armoiries de la ville de Paris ne serait autre que la barque d’Isis, tandis que la devise « Fluctua Nec Mergitur » rappellerait la navigation héroïque des suivants d’Horus (…) mais aussi celles des initiés circulant dans le secret des temples. Selon certains chercheurs, les antiques parisii, précurseurs des habitants de la capitale devraient même leur nom à la déesse ».– Robert-Jacques Thibaud, Dictionnaire de mythologie et de symbolique égyptienne, éd. Dervy, 1996.

Le moine Abbon de l’Abbaye de saint-germain des près (fin IXéme siècle) écrivait :

« Lutèce. Ainsi te nommait-on autrefois ; Mais a présent ton nom vient de la ville d’Isia, sise au centre du vaste pays des grecs. Ô Lutèce. Ce nom nouveau que le monde te donne, c’est PARIS, c’est a dire « pareille a ISIA » ; avec raison car elle t’est semblable ».

L’écrivain François Maspéro précise que « Le culte d’Isis, comme on le voit, était très répandu en France, en particulier dans le Bassin Parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire « Maison d’Isis », car des dits temples étaient appelé en égyptien Per ou Par, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per/Par-Isis, mot qui désigne effectivement des villes d’Égypte. »

« Le nom même de Parisii pourrait bien signifier  » Temple d’Isis », car il existait au bord du Nil une citée de ce nom et l’hiéroglyphe per figure sur l’enceinte d’un Temple de l’Oise ». – Pierre Hubac, Carthage, éd. Bellenand, 1952, P. 170.

Saint-Germain-des-Prés, temple isiaque de Lutèce

Selon les clercs de l’abbaye royale de Saint-Germain-des-Prés, leur abbaye a été fondée en un lieu où se situait un temple d’Isis. La plus ancienne mention connue de cette thèse est une notule ajoutée à la chronique De Gestis Francorum du moine Aimoin (ixe siècle). Cet ajout est difficilement datable, des XIIIe et XIVe siècles ou peut-être plus précisément du règne de Charles V(1364-1380) ; il y est dit que:

« Cette Isis fut adorée et vénérée jadis par le peuple de la ville de Lutèce dit maintenant Paris, en un lieu nommé Lutoticia, à l’opposé du Mont de Mars. Elle s’y voit jusqu’à présent et elle y était adorée et vénérée par plusieurs princes francs païens, Francion, Pharamond, Mérovée, Childéric, jusqu’au temps de Clovis, premier chrétien. Un temple y fut élevé en l’honneur de Saint Étienne, de la Sainte Croix et de Saint Vincent. Childebert, fils de Clovis, roi des Francs, l’avait fondé. »

Les églises conservent leurs divinités païennes originelles

La notule mentionne la présence d’une statue d’Isis au sein de l’abbaye. L’affirmation n’est pas surprenante en soi. Jusqu’au xvie siècle, nombres d’édifices religieux abritaient d’antiques statues, une Artémis multimammia en l’église Saint-Étienne de Lyon, un Hercule en la cathédrale de Strasbourg, etc. D’après la description de l’écrivain et éditeur Gilles Corrozet (1510-1568), dans son guide, Les Antiquitez et Singularitez de Paris:

« … comment la ville de Paris fut nommée !  Près d’Icelle ou saint-germain des prés, était un temple a l’idole de la déesse Isis, laquelle selon Jehan le maire, fut reine d’Égypte et femme du grand OSIRIS, surnommé JUPITER-LE JUSTE… La dite cité était si proche dudit temple, qu’elle fut nommée Paris, qui est à dire « juste et près de la déesse Isis »[…] Elle était maigre, haute, droite, noire pour son antiquité, nue sinon avec quelque figure de linge entassé autour de ses membres (…) elle fut ôtée par un monseigneur Briçonnet, évêque de Meaux et abbé du dit lieu environ l’an 1514 ».

Ce fait fut encore confirmé par le père Jean du Breul qui dans son ouvrage Théâtres des antiquités de Paris publié en 1639 dit ceci : « Au lieu où le roi Childebert fit construire à l’église de Saint-Vincent, à présent dite de Saint-Germain-des-Près et à laquelle il donna son fief d’Issy, la commune opinion est qu’il y avait un temple d’Isis, femme d’Osiris ».

Un temple solaire d’Hathor et Cybèle ?

La chapelle Notre-Dame-de-Nazareth est une chapelle romane située à Entrechaux, dans le département français de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette chapelle du xiie siècle constitue un des plus beaux exemples d’art roman provençal inspiré de l’antique. La porte est surmontée d’un linteau sculpté d’une tête de bovidé et d’un tympan au motif rayonnant qui a été identifié comme un cadran solaire.

La chapelle Notre-Dame-de-Nazareth, située à la sortie nord-est du village d’Entrechaux sur la route de Mollans-sur-Ouvèze a été construite avec les débris d’un temple romain dédié à Diane datant du règne d’Auguste. En réemploi a été retrouvée une pierre épigraphique à la gloire de Quintus Pompée, flamine du divin Jules et préfet des Voconces ainsi qu’un bas-relief du berger Attis, amant de Cybèle, mère de Jupiter.

Un temple de Diane christianisé ?

De même que l’art roman languedocien, l’art roman provençal présente comme particularité d’être fortement influencé par l’antiquité romaine par le biais des nombreux vestiges romains subsistant en Provence. La chapelle Saint-Quenin est une chapelle romane située à Vaison-la-Romaine dans le département français de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avant les recherches archéologiques in situ de l’abbé Joseph Sautel, la forme triangulaire du chevet avait donné naissance à toute une série d’hypothèses quant à l’origine de la chapelle. Parmi les plus répandues, il y avait celles d’un ancien temple consacré à Diane, ou d’une construction romaine christianisée ou d’un sanctuaire carolingien.

Christianisation romane des temples païens gallo-romains ?

Quand des chapiteaux « romans » ne sont pas assez chrétiens, on les enterre sous la voie publique (ici au 19e siècle, à la basilique romane St Sernin de Toulouse), puis on les remplace par des chapiteaux plus catholiques (en l’occurrence pour la crypte du même édifice). Les siècles obscurs : On ne sait « pratiquement rien » de la basilique entre sa construction au début du ve siècle et le xie siècle.

Abbaye Saint Victor, temple romain d’Isis de Marseille

La Vierge noire de l’église Saint-Victor de Marseille a une origine qui ne laisse aucun doute sur sa forme première, qui, de toute évidence, était la statue d’Isis. La légende raconte qu’en l’an 416 de notre ère, un religieux, Jean Cassien, qui venait de passer vingt-cinq années dans les couvents du Liban et d’Egypte, revint à Marseille, d’où il était originaire, en rapportant d’Egypte une statue de femme en bois noire. A l’église Saint-Victor, dans les catacombes, il installe cette statue, la débaptise, et instaure le culte de la vierge qui, assez rapidement, se propage en Gaule et y remplace la dévotion d’Isis et de Cybèle.

Les navettes de Marseille, pâtisseries-barques d’Isis

Aujourd’hui encore, le 2 février, jour de la Chandeleur, s’ouvre à Saint-Victor, une neuvaine à la Vierge noire. On célèbre l’office dans les catacombes et la tradition est de toucher la robe verte de la statue avec des cierges verts (couleur d’Allat, déesse-mère arabe pré-islamique) et de ne les allumer qu’ensuite. On y vend des pâtisseries dont la recette est gardée secrète de père en fils et qui se préparent elles aussi dans les catacombes ; elles portent le nom de « Navettes » et affectent très exactement la forme de la barque d’Isis, ou, pour les marseillais, la barque qui, selon la légende, aurait amené aux Saintes-Maries-de-la-Mer Marie Salomé, Marie Jacobé et Marie Madeleine accompagnées de Sarah (les Trois Grâces, divinités antiques).

 

Saint Victor Marseille - colonne païenne arbre de VieCette fête, typiquement marseillaise, très populaire, a rassemblé au début du XIXème siècle entre 60 000 et 80 000 personnes. L’histoire de la Vierge noire de Boulogne-sur-Mer est similaire, datant de l’an 620 de notre ère, et qu’on prétend être venue de la mer sur une barque de pêche. Les habitants furent témoins de l’accostage d’une barque, poussée par des anges, en laquelle se tenait debout une statue en bois de la Vierge Marie. Cette dernière tenait l’Enfant-Jésus sur son bras gauche.

Le trésor de Rennes-le-Château, temple d’Isis

Rennes-le-Château, dans l’Aude, est dédiée à Marie Madeleine, une des incarnations primaires de la Mère Divine des gnostiques, et plus spécifiquement l’archétype Isis. L’église de Rennes-le-Château a été construite en l’honneur de Marie-Madeleine. Une petite chapelle souterraine a été découverte sous l’église. Les archéologues pensent que de nombreuses églises du début du christianisme ont été construites sur des sites antiques de temples de la déesse. On croit que cette crypte souterraine faisait partie d’un ancien temple d’Isis. La déesse égyptienne Isis fut la restauratrice de la vie éternelle. Certains pensent que le mystère de Marie-Madeleine fut une initiation en tant que prêtresse d’Isis, qui aurait aidé à restaurer la force de vie, et à ressusciter le corps de Jésus après sa crucifixion.

La cathédrale de Chartres, temple druidique d’Isis

A Chartres, où se trouve une Vierge noire, dont le culte se célèbre dans le puits des Saint-Forts, c’est-à-dire dans la crypte de la cathédrale, on pré-tend que cent ans avant la naissance du Christ on y adorait déjà une Vierge noire qui aurait été « celle qui devait enfanter ». Or, il se trouve que l’on vénère aussi à Chartres le voile de la Vierge, seul objet connu que la tradi­tion dit lui avoir appartenu, et qu’on ne peut manquer de mettre en parallèle avec le voile d’Isis…

La crypte souterraine, utérus d’Isis

D’après Fulcanelli, « Jadis, les chambres souterraines des temples servaient de demeure aux statues d’Isis, lesquelles devinrent, lors de l’introduction du christianisme en Gaule, ces Vierges noires que le peuple, de nos jours, entoure d’une vénération toute particulière. Leur symbolisme est d’ailleurs identique ; les une et les autres montrent, sur leur soubassement, la fameuse inscription : Virgini parituræ ; à la Vierge qui doit enfanter.

Les cathédrales, ou l’empereur intronisé par la Déesse

Le trône, ou cathèdre en latin, est le symbole d’Isis car c’est elle qui légitime le règne du souverain. Elle l’intronise en le « présentant en majesté » sur ses genoux. Vers la fin du règne de Commode (161-192), Sérapis et Isis deviennent les protecteurs de l’Empereur et de l’Empire. Au iiie siècle ap. J.-C., la période sévérienne marquerait l’apogée du culte d’Isis dans le monde antique. À Rome, les empereurs romains construisent à partir du ive siècle des sanctuaires destinés au culte isiaque qui adoptent l’architecture des basiliques civiles romaines.

Dans ces églises romanes, la cathedra est placée dans l’axe au fond de l’abside, derrière le maître autel, comme le siège du magistrat dans la basilique civile qui a fourni le modèle type, modèle parfois encore adopté aujourd’hui. Les temples isiaques sont souvent des centres du culte impérial : l’enfant Horus pharaon sur les genoux d’Isis devient l’enfant empereur sur les genoux de la déesse-mère présentant les lois impériales, et deviendra par la suite l’enfant Jésus sur les genoux de la Vierge Noire présentant la Bible.

Philæ, temple d’Isis convertie en église chrétienne

Le temple d’Isis à Philæ est l’un des sanctuaires majeurs de la déesse en Égypte. Il commence à être édifié par Nectanébo Ier, pharaonde la XXXe dynastie, et terminé par les Romains. C’est l’ultime lieu de culte de la déesse ; vers 530 la fermeture du temple est ordonnée par l’empereur Justinien. Avec l’évangélisation de la Nubie le culte d’Isis à Philæ est définitivement interdit par l’empereur Justinien et le temple est transformé en église copte, des croix coptes fleurissant sur les murs et les piliers du temple. Ainsi, depuis cette période, un bas-relief présente le dieu Amon partiellement martelé, la tête étant remplacée par une croix copte mais le reste du corps étant intact, y compris la couronne divine composée de deux plumes.

De la croix d’Isis à la croix de Iesus

Croix Copte d'IsisÂnkh est un des symboles d’Isis chez les égyptiens ou de Marie dans la symbolique chrétienne. La croix ansée (crux ansata, croix avec une poignée) est utilisée par l’Église copte.

D’après la légende, le chrisme est le signe que portait l’étendard (labarum) de Constantin Ier, premier empereur chrétien, quand il marcha contre son rival Maxence et le battit à la bataille du pont Milvius en 312. Par la suite, Constantin déclara qu’il avait eu un songe où il avait vu ce signe accompagné du message : « Sous ce signe tu vaincras » (In hoc signo uinces en latin, En touto nika en grec), qui deviendra le sigle IHS de l’ordre des jésuites.

En réalité, l’association de ces deux lettres pour former un symbole préexiste à Constantin et au moment où il manifesta sa faveur envers le christianisme. Dans le monde grec païen, c’était l’abréviation du mot χρηστός (chrêstos), qui signifie « utile, de bon augure » et il indiquait soit un souhait soit un commentaire approbateur.

Lire Le secret des 10000 noms d’Isis, ou la généalogie matriarcale des reines de l’Egypte totémique

La croix, un symbole chrétien?

Le symbole païen de la croix a été « christianisé » en l’introduisant dans le christianisme traditionnel.

Orphée crucifiéL’image de la croix est antérieure de plusieurs siècles à Jésus de Nazareth. Julien Ries rappelle son caractère universel : on la retrouve entre autres dans les civilisations mésopotamiennes, élamites, amérindiennes… Elle n’a pas obligatoirement une fonction religieuse : aujourd’hui encore, la croix peut aussi servir de signature à des illettrés.

Selon le livre intitulé Babylon Mystery Religion, la croix tire son origine des anciens Babyloniens de Chaldée. De là, elle s’est propagée vers la Chine, l’Inde, le Mexique et certaines parties de l’Afrique et divers autres endroits des siècles avant que le christianisme ne voit le jour.

Dans l’antiquité romaine, la croix était considérée comme une protection et était placée sur les tombes. En 46 avant J.-C., les Romains frappèrent une pièce de monnaie montrant Jupiter tenant un long sceptre dont l’extrémité était en forme de croix. Les Vestales, vierges de la Rome païenne, portaient une croix suspendue à leur collier, comme les religieuses de l’Église catholique de nos jours (p. 51).

Orphée crucifié (2)Selon le Vine’s Expository Dictionary of Old and New Testament Words, la forme de la croix tire « son origine de l’ancienne Chaldée et était utilisée comme symbole du dieu Thammuz (ayant la forme du Tau mystique, l’initiale de son nom) dans ce pays ainsi que dans les pays adjacents, incluant l’Égypte.

Notez également ce que le Davis Dictionary of the Bible, dit au sujet de l’origine de la croix :’ La croix pré-chrétienne d’une forme ou l’autre était utilisée en tant que symbole sacré parmi les Chaldéens, les Phéniciens, les Égyptiens et chez plusieurs autres…nations. Les Espagnols du XVIe siècle la retrouvèrent aussi chez les Indiens du Mexique et au Pérou. Toutefois sa signification symbolique était bien différente de ce à quoi nous associons la croix aujourd’hui, (p. 159).

Réemploi romain ou temple païen antique christianisé en église médiévale ?

San Juan et ses colonnes romaines

San Juan de Cerrato, « église wisigothique » d’Espagne, et ses colonnes romaines… 

wisigoth espagne déesse lune dieu soleilDieu-soleil et déesse-lune (ce qui est écrit) dans une église pré-romane wisigothique d’Espagne (Sainte Marie Quintanilla de las Viñas – VII ème siècle).

Monastère antique de la Vierge Marie à Beth Alpha en Israël avec le dieu Soleil et la déesse Lune 2

Monastère antique de la Vierge Marie à Beth Alpha en Israël avec le dieu Soleil et la déesse Lune

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