Saint Graal – Sang Royal Utérin ? Royautés matrilinéaires de l’Egypte à la Gaule d’Isis

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Notre Dame des lys, symbole de la Déesse

L’étymologie de la fleur de lys vient du celtique Li qui signifie “Roi” et “blanc” tout comme nous avons en grec leuko, Leuké la “Déesse Blanche”. Le lys était chez les Gaulois le symbole d’une déesse de l’aurore. À l’époque médiévale le lys fut christianisé et associé a la Vierge Marie. Il s’agit donc d’une version christianisé de la Déesse de l’aurore gauloise, la Vierge Marie étant une figure lumineuse et céleste.

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Une royauté matriarcale française ?

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La loi salique date du 14e siècle

La véritable histoire de la loi salique de Micheline Peyrebonne, éditions Dualpha. (entretien réalisé par Fabrice Dutilleul d’après la présentation du livre)

1316 : cette année-là, pour la première fois, l’Ordre de primogéniture offrit la Couronne à une femme… à l’instar de la duchesse Anne de Bretagne, où les femmes pouvaient hériter du pouvoir. C’était une princesse de 5 ans, Jeanne, fille de Louis X, petite-fille de Philippe le Bel. Il n’y avait pas, en ce temps-là, de règles successoriales propres à la France, mais par contre, dans tout l’Occident chrétien, prévalaient des usages successoraux qui voulaient que si un roi mourait, sans laisser de fils, la Couronne revint  à sa fille, s’il en avait une, selon les indications du Livre des Nom­bre : « Si le fils meurt, que l’héritage revienne à sa fille… »

L’oncle détrône sa nièce

Or, cette année-là, 1316, se présenta aussi en France un usurpateur, qui s’opposa à la petite princesse et manifesta clairement qu’il entendait s’emparer du Trône pour son propre compte. C’était le propre oncle de Jeanne, Philippe, comte de Poitiers, un prince de 25 ans. En 1317, à force d’adresse, d’audace et de duplicité, il se fit couronner à Reims, malgré l’opposition des très nombreux partisans de Jeanne. La coutume appelée « loi salique » était née.

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Jeanne d’Arc, héritière spoliée de la couronne de France ?

Philippe aurait exilé sa nièce Jeanne en Meuse, et elle serait revenue pour reprendre son trône, avec ceux qui étaient restés fidèles à l’ancienne Loi, avant le coup d’Etat de son oncle. Mais si Philippe était son oncle maternel, il aurait dû laisser à Jeanne la couronne de France, et ce, en vertu des anciennes lois matrilinéaires; et il aurait finalement refusé au nom des nouvelles lois patrilinéaires. On aurait donc coupé l’histoire en deux, et décalé la fin un siècle plus tard. On aurait donc éliminé sur les bûchers de l’Eglise non seulement un témoin de l’ancienne loi, mais aussi l’héritière légitime de la couronne de France. On aurait alors appelé la nouvelle loi « Loi Salique » en référence aux francs saliens, pour faire croire à son ancienneté et ainsi la légitimer.

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La légende de la papesse Jeanne

C’est a partir de la fin de la papauté de Léon IV que naquit plusieurs légendes a connotations sexuelles qui fortifièrent l’histoire de la papesse Jeanne. Il est très peu probable qu’une femme ait succédé a Léon IV sur le trône de la chrétienté, vers l’an 856, comme le veut la légende qui prit naissance au milieu du 13ème siècle, et racontée par l’entremise des chants des troubadours et des ménestrels.

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Évêque chrétien ou isiaque ?

Quand Isis supplanta Jupiter dans l’Empire, les premiers chrétiens vénéraient-ils réellement le christ davidique fils du Dieu-Père Yahvé ? Ou le christ égyptien fils de la Déesse-Mère ?

Baptistères chrétiens ou isiaques ?

Les baptistères romans-préromans et paléo-chrétiens (gallo-romains) ne sont-ils pas des centres du culte isiaque-osirien sous l’empire romain tardif ? Quand Isis remplaça Jupiter, l’empereur était donc baptisé comme le furent les pharaons… Voir les baptistères romans-romains de Poitiers et Fréjus.

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